1ère partie
par divers contributeurs
Claude Mauvy
Chocolatine et pain au chocolat, la douloureuse fracture culturelle en Occitanie
Autrefois existaient deux régions bien distinctes: Midi-Pyrénées où on lorgnait vers les chocolatines et le Languedoc Roussillon où on dégustait des pains au chocolat.
Ainsi allait la vie sans conflit majeur au niveau des boulangeries-pâtisseries réparties dans ces deux territoires Chacun reconnaissait les siennes (viennoiseries)
Puis survint la révolution de l'organisation régionale: les deux entités antérieures (Midi Pyrénées et Languedoc Roussillon) se fondirent en une seule unité: l'Occitanie .
On entendit bien les débats sur l'intérêt de ce changement (atteindre la taille critique des länder allemands) ou son danger (multiplier les instances, créer un nouveau millefeuilles administratif)
Dans ce débat on oublia l'essentiel, la dimension du langage, du patrimoine. On ne saurait appréhender le malaise profond qui saisit le travailleur immigré (venu des Hautes Pyrénées pour rejoindre Montpellier) que je suis lorsqu'il réclame des chocolatines et que la vendeuse proche de ses pains au chocolat lui répond qu'elle ne sait pas de quoi il s'agit.
Alors se pose aux instances régionales la difficile question de la méthode pour conserver l'unité, l'harmonie des populations, de choisir l'une ou l'autre terminologie quitte à blesser profondément une partie de la population qui se sentira désavouée ou conserver les deux appellations quitte à brader l'unité régionale difficilement acquise. Surgissent ainsi à nouveau les discussions enflammées entre le choix du jacobinisme et celui du fédéralisme ;
Au moment où notre pays connait de grandes difficultés économiques et institutionnelles et en période de crise faut-il rajouter ce sujet majeur de fracture dont on ne saurait mesurer les conséquences?
Je vous soumets cette réflexion dont l'importance ne vous aura pas échappé.
TSC-HI dans la version Diffus.
Dialogue Nine-Matthieu:
Où vas-tu d'une roue aussi décidée?
Au bain sonore!
Quoi! Te baigner par ce froid?
Rire de Matthieu, mais non, c'est de la musique!
Ah bon, faudra me dire quel effet ça te fait…
D'où Nine, me rencontrant, s'est dit, elle, elle doit savoir.
J'ai donc eu droit au questionnement. Nine voulait s'informer sur ce qu'est finalement l'Habitat Diffus et Toy Social Club-Habitat Inclusif, elle en a déjà vaguement entendu parler, mais juste comme ça.
Vous commencez tous à bien me connaître, je mets mon enthousiasme à raconter, expliquer, que c'est l'occasion idéale pour partager une activité séduisante, activité que notre Association a pu mettre en place suivant le désir des personnes accompagnées. Elle est ouverte à tous, quand même limitée à 10 personnes inscrites par séance.
Vivre ensemble des moments conviviaux, c'est bien, mais vivre aussi ceux où l'on peut enrichir ses propres connaissances, voire transmettre les nôtres si ça se trouve, c'est un régal. Pour participer aux activités organisées au local, inscrivez-vous sur notre liste de diffusion toysocialclub.habitatinclusif@gmail.com
ou suivez-nous sur les réseaux sociaux (Ostal Amas), nous vous espérons!
Enfant de la montagne en Pays Toy
Merci Philippe Armary pour cette projection de votre film le 21 février 2025. Une fois ce n'est vraiment pas assez pour ce film et le choc émotionnel ressenti.
Je trouverai moyen d'aller le revoir!
Les expos
Les expos de la Maison du Parc National et de la Vallée, de Hang-Art:
Richesse de notre pays.
En décembre à la M. du P. N. et de la V.: «La vie doit être vécue en regardant vers l'avenir, mais elle ne peut être comprise qu'en se retournant vers le passé»
S. Kierkegaard. C'est ce que nos amis de Funitoy ont réalisé avec choix de photos, de documents, du film de Marcel Lavedan et l'annonce du film de Laurence Fleury «Appelez-moi encore le Funi».
En février au Hang-Art: le livre de Tatjana Labossière... merveille de papiers colorés découpés.
Acte de courage d'un enfant de France
Anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale
Par Jean-Jacques Adagas
Il nous a paru opportun, au moment où l'on célèbre le 80e anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, de publier le texte de Jean Midan consacré à Antoine PRISSÉ, de la maison «So de Poutiou» à Gèdre.
C'est une page magnifique empreinte de volonté, d'honneur, d'humanité. Le poète «Youhan de Baredyo» avait écrit ces lignes dans la revue «En Baredyo» dans les années 1970 en nous demandant «de ne pas oublier» ;
Quel que soit notre âge, nous sommes sensibles à ce genre de récits, et il appartient surtout aux jeunes générations d'être réceptifs et de se les approprier, par rapport à ces nobles actions.
Nous sommes reconnaissants à ceux qui nous ont précédés, en donnant parfois leur vie pour que la nôtre soit meilleure et que nous puissions vivre aujourd'hui en hommes et femmes libres.
L'épopée de ce héros se passe de commentaires ; trois mots sont essentiels: Respect / Honneur / Dignité.
Aujourd'hui, les acteurs de ce conflit mondial ont hélas tous pratiquement disparu.
Notre génération se souvient encore, mais pour la suivante, le temps aura fait son œuvre et tous ces souvenirs glisseront progressivement dans l'Histoire.
Odyssée d'un enfant de Gèdre
Antoine PRISSÉ, dit «POUTIOU»
par Jean Midan
Parmi les noms glorieux inscrits sur le monument aux morts de Gèdre, figure celui d'Antoine PRISSÉ, Poutiou ; il est significatif du drame national vécu dans la période 1939/1945.
À l'appel du tocsin, Antoine et ses camarades, comme l'avaient fait leurs pères en 1914, partirent contre l'envahisseur.
Même scène de séparation, comme les avaient vécues leurs pères et leurs mères ; angoisse du danger, recommandation d'écrire et espoir d'un retour victorieux.
Pendant la drôle de guerre de septembre 1939 en mai 1940, régulièrement Antoine écrivit à ses parents. Vint la débâcle où il fut fait prisonnier. En qualité d'agriculteur, il fut affecté chez des paysans allemands qui venaient de perdre leur seul fils dans la campagne de France.
Comme dans tous les peuples, il est des braves gens victimes des guerres qui leur sont imposées par d'ignobles individus ; chez ses nouveaux maîtres, Antoine ne fut pas malheureux. Travailleur, il fut vite adopté par cette famille qu'il aidait de son mieux.
Mais impatient de revoir ses parents, son Gèdre natal, il décida de s'évader. À regret, cette mère allemande meurtrie par la perte de son fils qu'Antoine remplaçait quelque peu, matériellement s'entend, l'aida dans son projet. Bien approvisionné, la frontière n'étant qu'à une journée de marche, Antoine fut vite en France ; et après les vicissitudes de la clandestinité, arriva à Gèdre, où ses parents n'en crurent leurs yeux.
Très vite, un autre devoir l'attendait ; un réseau de passage clandestin existait. Antoine connaissant à fond la montagne, se mit au service de ces malheureux persécutés, destinés au four crématoire ; combien d'entre eux lui doivent la vie!
De retour d'un de ces passages, se reposant dans une grange du Saussa, deux soldats allemands le firent prisonnier. Voué à la Gestapo, au supplice, jouant le tout pour le tout, dans l'étroit sentier bordant un précipice, en un éclair, il y balança les deux soldats.
Après un retour précipité chez lui, pour prévenir et dire un nouvel adieu à ses parents éplorés, il repassa la frontière, cette fois chez les Espagnols, rejoignant ainsi ceux pour qui, quelques heures avant, il avait risqué la torture, la mort. Ensemble, avec un autre jeune de son âge, ils atteignirent l'Algérie où se reformait l'armée française.
Vint le jour du débarquement sur cette terre de France, que pour la deuxième fois il avait dû quitter à cause de la folie hitlérienne. Ce fut la remontée de la vallée du Rhône où les Allemands n'offrirent guère de résistance, et l'Alsace, où, en traversant une forêt piégée, Antoine sauta sur une mine. Ses camarades l'enterrèrent pieusement. Son ami d'évasion écrivit pour lui ses ultimes adieux à ses parents.
Il serait souhaitable que le rappel de ce drame, vécu à des millions d'autres exemples par le monde, trouve écho dans les esprits enclins à l'oublier.
Les ancolies patriotes du Pays Toy
Michel Bartoli (texte et photos)
L'Ancolie commune (Aquilegia vulgaris) possède presque toujours des fleurs bleu-violet, parfois purpurines, rarement blanches. À Sazos, en voir avec ces trois couleurs à quelques centaines de mètres les unes des autres m'a ravi.
Des travaux en Pays Toy
Tout plein, tout plein, mais il faudra attendre le «En Baredyo» de décembre pour les photos révélatrices du «c'est fait, splendide»!!!
Des nouvelles de A2S2
Quel dommage pour tous au pays que l'Association des Amis de Saint Sauveur n'ait pu franchir à temps les obstacles mis en embûches successives sur sa route. Il faudra cet été se casser le nez sur porte close.
Nous avions pourtant pris l'habitude de voir cette porte grande ouverte… et des merveilles à l'intérieur.
Les artistes sollicités pour présenter leurs œuvres avaient commencé à construire un projet partagé de mise en valeur mutuelle de la chapelle et de leurs réalisations.
Ils n'attendaient plus, pour s'engager dans la mise en œuvre concrète de l'exposition de l'été 2025, que la date limite de la décision d'accord programmée dès septembre pour le début du mois de décembre. Faute de réponse aux demandes, malgré les rappels, l'annulation s'est imposée par respect pour toutes et tous. Rien ne se ferait-il cet été 2025 à la chapelle Saint Joseph de Saint Sauveur?
Gèdre-Dessuspar Guy Lacombe (texte et photo)
Simon Crampe s'est éteint le 30 mars 2025.
Opportunité pour «En Baredyo» de rendre un hommage à cet homme connu d'un grand nombre en Pays Toy et au-delà. Digne successeur d'un grand-père et d'une mère qui laissèrent poèmes et chansons. Nous souhaitions donner une voix à l'histoire, sa famille a préféré rester dans le silence des montagnes.
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