1ère partie
par divers contributeurs
Toujours en vrac, vous avez pris l'habitude des brèves, quelques-unes très courtes, d'autres plus que longues, elles le méritent… Il n'est pas possible de dire un mot pour chaque animation de notre Pays, il y en a tellement et quelquefois en même temps, que le choix est difficile!
Musturet
Du moulin au four: Renée Enjalbert
Dans l'exemplaire «En Baredyo» de juin 2024, rubrique courrier des lecteurs, j'ai lu une rectification de Josette Buisan à propos de gâteau de maïs. Cela me rappelle les pâtisseries que confectionnait ma mère Odette Bel. Du coup je vous propose sa délicieuse recette, variante du musturet (ou mesturet) local, qui date d'une bonne soixantaine d'années et que je confectionne encore très régulièrement en hiver. C'est un bon moyen pour partager les traditions et les amitiés!
Mélanger successivement: 300g de farine de maïs, 200g de farine de blé, 6 œufs, 150g de beurre fondu, 1/2 litre de lait tiède, une pincée de sel, 1 sachet de sucre vanillé, 200g de sucre. Verser dans un moule antiadhésif. Mettre au four à T=170°C durant 1h30. J'utilise un moule rond (diamètre 26cm, hauteur 6cm). Cela permet d'avoir à la sortie du four une plus grande surface de savoureuse croûte dorée.
Le musturet se démoule très facilement car il se rétracte lors du refroidissement. Quand il est prêt à être dégusté, pour la présentation, saupoudrer de sucre glace. Le musturet s'apprécie très bien s'il est tout seul, mais aussi avec un café, un yaourt nature, une salade de fruits…, ceci en famille ou avec des amis. Il se conserve plusieurs jours sans problème. Son goût reste à la fois particulier et inoubliable.
Les ramondias
Après le «dur» travail de la vente au marché, le réconfort d'aller au bistrot! Et après ça certains diront qu'on s'y ennuie…
Une rencontre en montagne
Une rencontre faite par votre Chargée de communication, heureuse!
C'était un régal pour moi de rencontrer une jeune fonceuse réalisant ce dont j'aurais été bien incapable autrefois, question de génération:partir seule d'Alsace sac à dos chargé, faire le tour de France par les montagnes, marcher, bivouaquer… Ce jour-là sur le GR 10, la voici dressée et couronnée par le Soum Blanc de Sécugnac, quel est le plus beau des deux?
Sa réponse à son arrivée au bout du GR 10:
«C'était un grand plaisir de vous rencontrer sur les sentiers de ma randonnée, merci beaucoup pour la photo souvenir. Je participerais bien sûr avec plaisir à votre revue si cela vous intéresse.
De mon côté j'ai terminé cette magnifique aventure la semaine dernière et j'en ressors les étoiles pleins les yeux de paysages et de rencontres tous plus différents et superbes les uns que les autres. Mon arrivée à Hendaye.»
Activités
Juste deux parmi tant d'activités des Amis du Pays Toy
Auprès de la plus jeune avec seulement 63 printemps, auprès des plus âgées dépassant largement les 92, l'atelier mémoire remporte un franc succès et … elles n'oublient pas de venir, c'est tout dire!!!
D'autres fois c'est la surprise de les trouver en pleine partie de belotes, elles m'ont très gentiment autorisé la photo de leurs sourires heureux.
Exposition de juin au Forum: À nos soldats — D'un conflit à un autre
Cette exposition est composée de deux parties:
La première présente les 16 soldats de Sazos morts pour la France. Vous y retrouvez les circonstances et les lieux de leurs dernières batailles.
La deuxième évoque la vie quotidienne des grands oubliés de l'histoire, absents de la mémoire collective.
Ce sont ces 1 850 000 prisonniers partis en captivité en juin 1940 et détenus durant cinq années pour 1 500 000 d'entre eux.
Certains ont décrit cette période en réalisant des aquarelles, des dessins, des objets.
Nous vous présentons ici les témoignages du soldat Paul PETIT (1920-2009), prisonnier en 1940 à l'âge de 20 ans. Fait prisonnier le jour de son incorporation en mai 1940, il passe cinq années dans divers stalags près de Dantzig.
À travers ses œuvres réalisées en captivité, il dépeint les moments d'épreuves, de souffrances, mais aussi d'espérance.
Il deviendra artiste peintre de renommée mondiale et exposera à travers le monde: Paris, Londres, Cologne, New-York et bien sûr dans sa région, la baie de Somme.
Légendes:
Photo 5: Exposition André Haurine – Christian Dupire
Photo 6: Tracé sur la carte: du 26-06-1940 au 06-11-1940
Rencontre avec les chercheurs
Samedi 12 octobre 2024
Association Guillaume Mauran et Société d'Études des Sept Vallées-Lavedan Pays Toy. Pour sourire: les chercheurs ont bien cherché! Sans être jamais affirmatifs tant qu'ils n'en n'ont pas la preuve formelle, ils nous ont fait part soit autour et dans les églises de Sazos et de Luz, soit au Forum de Luz lors de brillants exposés, de l'état de leurs recherches et surtout de ce qu'il restait à mettre au jour. C'est un tel régal quand on déniche des pépites dans des archives totalement oubliées au fond d'une malle ou un linteau dans une ruelle ou au bord d'un sentier en montagne, enfin la pierre sculptée taillée preuve irréfutable! Notre plaisir à nous de l'Économie Montagnarde fut de pouvoir offrir ce «verre de l'amitié» du Pays d'Ici, reconnaissant pour l'ampleur et la qualité de leur travail.
18 & 19 octobre 2024
La foule présente le 19, plus de 160 personnes, peut témoigner de l'émotion provoquée par les intervenants, émotion déjà ressentie la veille par plusieurs.
Et bien sûr LE film «Passeurs d'espoir» sous sa forme récemment restaurée.
Tout au long de son visionnage, à plusieurs reprises dans la salle, l'un ou l'autre ne pouvait se retenir d'un début d'applaudissement à l'apparition à l'écran de celui dont il se souvient si bien, avec tant d'admiration pour l'œuvre accomplie et «parce que c'était lui, parce que c'était moi…».
Ce fim a été tourné en 1982, plusieurs ont accepté, 40 ans après, de rejouer le rôle qui avait été le leur. D'où choix à faire de certains de ces passages hasardeux, des chemins à prendre, leurs préparations, les réunions pour analyser les difficultés prévisibles et savoir y faire face au moment voulu, l'envie aussi des anecdotes amusées liées aux personnalités évoquées…
Bien sûr ce film est révélateur de la date, 1982, où il a été réalisé, aussi une femme est présente dans cet environnement masculin, mais sous sa forme mignonne (oui, oui, messieurs, ne bondissez pas, on vous aime quand même), fragile, courageuse, ayant besoin du secours de l'homme dévoué, toujours là pour la soutenir physiquement.
Nous sommes en 2024 et j'ai entendu la voix trembler, proche des larmes, au souvenir de la mère, de sa présence indéfectible autrefois, sûre ; j'ai entendu ce jour-là, 19 octobre, l'évocation faite tout naturellement de celles qui avaient compris, accepté, le départ nécessaire de leur homme et leur obligation à elles d'assurer les travaux de la ferme, la survie des enfants, avec toujours présente la peur de représailles, l'angoisse «va-t-il pouvoir revenir?».
À toutes, à tous, va notre reconnaissance pour l'engagement passé.
Nous nous souvenons de vous. Ces rencontres ont pu voir le jour grâce à la Fondation de la France Libre dont Alain MOUCHET et Gilles RAMBACH sont les ambassadeurs.
L'organisation préalable, celle du jour même, les 18 et 19, toutes deux réussies, un «plus» bien venu pour entretenir le devoir de mémoire. À vous aussi, les organisateurs, merci.
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