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Esquièze-Sère et le Tour de France (1) modifier

1ère partie

par Maurice PÉLÉGRY

6 juillet 2023 (photo 1)
Passage à Esquièze-Sère du danois Jonas Vingegaard (casque jaune), suivi du slovène Tadej Pogačar (maillot blanc) et du portugais Ruben Guerreiro (maillot rose). À l'arrivée à Cauterets-Cambasque, le slovène gagnera l'étape, le portugais finira quatrième et le danois prendra le maillot jaune et gagnera cette édition du Tour de France 2023.

Depuis 1910, le pays Toy est lié à l'histoire du patrimoine historique sportif le plus prestigieux de France. J'ai cité le Tour de France. Grâce à l'excellente initiative de son troisième adjoint, Dominique Lelou, accompagné pour l'occasion de Jean-Marc Dellac aussi conseiller à Esquièze et de Thierry Letessier, gérant du CEM de Barèges, la mairie d'Esquièze-Sère s'est encore distinguée par l'une de ses innovantes initiatives. En effet, en marge du dernier Tour de France 2023, qui passait par Luz-
Saint-Sauveur, elle a présenté pour sa 2ème édition, une exposition magnifique dédiée au cyclisme.

De gauche à droite: Patrice Vuillaume, maire d'Esquièze-Sère - Jacques Gimenez au centre et Henri Breuillé. (photo 3)

À cette occasion, j'ai eu le privilège de visiter cette exposition dont la soixantaine de maillots avaient été confiés par Jacques Gimenez, auteur de l'ouvrage intitulé «Les maillots légendaires du cyclisme», qui détaille une collection privée de plus de 900 maillots ayant appartenu à de nombreux champions. Mais j'ai également été émerveillé par Henri Breuillé dont la famille est installée, au Pays basque, à Cambo-les-Bains et qui est venu à Esquièze-Sère présenter quelques pépites de sa collection privée. (photo 4)
Son nom, comme pour moi avant cette rencontre, ne vous dit peut-être rien, mais il est une rare mémoire vive du cyclisme contemporain, un passionné comme il est rare d'en rencontrer. D'abord son père André, puis lui-même ont tenu un magasin de cycles à Cambo-les-Bains.
Au fil des années ils vont accumuler une incroyable collection de plus de 280 maillots et de 140 vélos, sans compter le nombre considérable d'autres objets ou photographies en rapport avec un coureur ou une course cycliste. Une sélection de très «belles pièces» était ainsi proposée au public, venu patienter dans l'attente du passage des coureurs du Tour de France. Mais en dehors de l'incroyable «plaisir des yeux», Henri Breuillé en personne, avec gentillesse, patience et disponibilité a le don de vous attirer dans cet univers unique. (photo 5)

Henri vous fait profiter de l'histoire de chaque maillot et de chaque bicyclette, car il a avec chacun de ces objets une relation toute particulière. Chaque vélo qu'il a «bichonné» au fond de son atelier est en parfait état de marche. L'occasion nous a été donnée, à Esquièze-Sère, de nous extasier devant des pièces rares de sa collection, comme ce vélo à cardans, sans chaîne, de 1898, ou ce rare exemplaire, véritable aberration mécanique, où il fallait pédaler en arrière pour passer les bosses sur un plus petit développement. Les trésors se succèdent l'un après l'autre, comme le dernier cadre utilisé par Louison Bobet. Côté maillots, tous offerts par d'illustres coureurs, c'est encore pire. À l'entendre raconter avec soin chaque anecdote, il fait revivre tous ces forçats de la route. Aucun champion n'échappe à sa collection. Impossible d'ailleurs de mémoriser dans cette même visite les innombrables autres photographies témoins de ces courses, ni le nombre considérable d'objets ayant appartenu à des coureurs bien identifiés. Le complément du petit musée itinérant se trouve à Cambo-les-Bains.

Une bicyclette Hirondelle (1903-1910), type route avec changement de vitesses rétro-direct. (photo 6 en haut)

"Ce vélo à cardan de 1898, la première pièce de collection de mon père, où il n'y a pas de chaîne» clame-t-il, l'œil encore émerveillé, malgré de nombreuses années de vie commune avec la bicyclette en question. (photo 6 en bas)

Vélo avec un seul frein à l'avant, muni d'une lampe acétylène «plus pour faire peur aux animaux que pour s'éclairer»(photo 7)

En 2018, Henri Breuillé reçoit Raymond Poulidor et la «référence» cycliste de l'époque, le journaliste, Jean-Paul Olivier. (photo 8)
6 Juillet 2023

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Patrice VUILLAUME, Jacques GIMENEZ et Henri BREUILLÉ

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Henri BREUILLÉ

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Une Hirondelle (1903-1910) et un vélo à cardan (1898)

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Vélo avec un seul frein à l’avant...

Vélo avec un seul frein à l’avant...

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En 2018, Henri Breuillé reçoit Raymond Poulidor...

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