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Édito modifier

par Claire RENARD et Anne-Marie MARCHAND

L'Économie Montagnarde encore et toujours dans la tourmente, le capitaine fidèle à la barre, saura-t-il convaincre son équipage de donner le meilleur de lui-même pour traverser sans faiblir la passe houleuse du jour?
Des eaux tranquilles, la revue «En Baredyo» en aura-t-elle jamais?
D'ailleurs est-ce souhaitable?
Faire front, lutter, tenir bon, se fier aux compagnons, s'en remettre à eux, travailler de conserve, persévérer avec confiance, ne pas douter de la réussite, c'est être debout, vivant! Ciels noirs, rafales violentes, oiseaux criards: le quotidien pour nous depuis quatre ans maintenant et sans aucune interruption. En avez-vous été conscients?
Quand même une petite risée serait si bien venue, léger clapotis, brise embaumée, rayon de soleil, bûcherons et marins supplémentaires pour permettre le ramassage dans les barques des filets si bien garnis … d'articles.
«En Baredyo» ne se veut pas, ne se prétend pas, une revue littéraire, même si les auteurs s'appliquent cependant à essayer le mieux possible, dans la mesure de leurs moyens, «d'écrire en bon français».
Pour le moment la priorité est souvent donnée, dans les articles qui arrivent, à «l'humain», au ressenti de chacun, même si quelquefois c'est au détriment de la réalité objective et de la narration factuelle.
Connaissez-vous la formule: «oh, il se le raconte à sa sauce!»?
Acceptons de reconnaître que nous sommes lucides et que nous savons bien décrypter ce qu'il en est. À quoi servirait ensuite un emploi excessif de poivre?
À vous lecteur de savoir trouver dans la revue la forme d'article avec laquelle vous vous sentez le plus en accord, puis utilisez la nouvelle rubrique «Le courrier des lecteurs» pour vous exprimer dès que l'envie vous saisit, mais…toujours en respectant l'autre et sa sensibilité propre.
Pour que «En Baredyo» perdure, vous vous devez que la critique ne prenne jamais la forme de propos injurieux, mais rien n'empêche de critiquer, bien au contraire, c'est seulement ainsi que l'on peut progresser.
Alors critiquez, critiquez encore et toujours et proposez pour un avenir de plus en plus prometteur, fonceur, lumineux: «En Baredyo» est votre propriété.

Que vient donc faire dans cet édito et dans notre pays ce vocabulaire?
voir photo 2
Ces bûcherons?
Ces marins?
Et ce bateau?

Vous le saurez dans le prochain numéro de «En Baredyo»
Luz, place du 19 mars 1962

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