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Courrier des lecteurs modifier

Juin 2023

par Anne-Marie MARCHAND, Claire RENARD et Maurice PÉLÉGRY

Mais si!!! La phrase de 1ère de couverture est bien traduite, comme pour la revue précédente, en haut à gauche de la 2ème de couverture, ouvrez donc un peu mieux les yeux, Mesdames et Messieurs! N'était-ce pas une super idée de situation imaginée par notre graphiste si bien intentionné?
Les actes de contrition:
-Erreur malheureuse sur un prénom. G. C. nous signale l'erreur de prénom dans la rubrique nécrologique, quel choc pour la personne concernée! Celui qui nous a quitté est Didier Theil.
-Un «s» à la place d'un «d» page 17, 7ème ligne. Ce B. A., quel œil!!!
-Deux coquilles: que deux? Quelle merveille! -Pour le reste: suivant le bon adage populaire, il n'y a que ceux qui ne font rien etc.

Dans les quinze jours qui ont suivi la sortie de la revue, deux coquilles ont été signalées, plus ou moins gentiment, ce qui prouvait s'il en était encore besoin, à quel point la revue est espérée et la lecture attentive qui en est faite!
Je (Claire R.) suis seule responsable de ces fautes, mea culpa, serai-je pardonnée?
Pour la 1ère, repérée et signalée par deux d'entre vous, il s'agit de la dernière ligne qui manque, page 10, la voici associée à la ligne précédente: «mieux alimenter les flots tumultueux.» Pour la 2nde, repérée par dix lecteurs qui ont tenu à la signaler, il s'agit du doublage d'une partie d'un article: page 14 presque au bas de la colonne de droite, à partir de samedi 21 mai et jusqu'à la page 15 moitié supérieure colonne de droite. Cet article par ailleurs a suscité plusieurs demandes concernant le besoin de savoir ce que l'expertise avait donné. Curiosité bien légitime, n'est-ce pas?

Une bonne occasion nous a été fourni par quelques retours, essentiellement «en ville», de retrouver le ciment de base près du «menu peuple». On continuera, quitte à être repris encore, et chacun prendra l'habitude de lire la phrase proposée à voix haute pour retrouver la saveur du parler quand on mélange allègrement le français et le patois dès que le mot ne revient pas tout de suite dans l'une ou l'autre langue.
Nous nous devons de faire part dans ce courrier des lecteurs de bémols quand il y en a, même s'ils ne proviennent que de très peu de personnes, n'ayant pas l'air de se souvenir de ce qui s'est toujours produit dans le passé de «En Baredyo». Oui, le Président est souvent amené à écrire plus souvent qu'à son tour, tellement de lecteurs demande soit d'écrire pour eux, soit d'écrire sur certains sujets quelquefois clivants! Maurice dont la plume est agile, cède à la pression, ce qui n'est pas du tout le cas, ni d'Anne-Marie, ni de Claire, qui se gardent bien toutes deux de se lancer dans des articles de fond et qui cherchent toujours qui pourrait bien «s'y coller» ; si elles ne trouvent pas, elles préfèrent repousser, pas abandonner, ça non, car ce n'est pas dans leur nature, vous avez dû vous en rendre compte d'ailleurs!

Alors la commission syndicale? l'industrielle? la distribution de l'eau? Qui? Mais oui, en débat, sans se taper dessus, sans considérer que l'autre décidément ne comprend rien à rien ; nous sommes capables d'entendre des avis différents et qu'ils figurent en toute légitimité dans «En Baredyo».

En intégralité ce courriel reçu:

Bonjour amis du Pays Toy,
Je ne suis pas de chez vous mais, allez savoir pourquoi, une personne m'a offert le dernier exemplaire de décembre 2022 de votre revue bisannuelle: «En Baredyo».
Deux extraits d'articles ont interpellé ma sensibilité quelque peu naturaliste:
Le premier est le tout petit bout de la fable de Jean de la Fontaine le laboureur et ses enfants dans l'article troupeau transhumant:«Continuez à creuser, fouiller, bêcher, ne laissez aucune place où la main ne passe et repasse».
Ensuite la seconde partie du titre de l'article un jour viendra: «Où il faudra choisir entre les jardiniers du paysage ou les ours».
J'y perçois, ramené à votre vallée le grand problème de l'humanité qui ne sait qu'aller de l'avant sans jamais se poser la question de son impact sur le monde. Nous voyons bien aujourd'hui où notre nature sapienne, qui tient à notre histoire et à notre évolution dans le sens Darwinien de l'objet, nous a conduit à une impasse.
Nul n'est besoin d'être scientifique pour l'observer, un simple jardinier amateur peut constater qu'il se passe quelque chose qui ne va pas dans le bon sens, et a fortiori les gens de la terre qui sont les premiers auto-impactés par une dégradation rapide de notre environnement. Je vous pose la question:
Le moment n'est-il pas venu de faire une petite marche arrière, de reconsidérer le monde d'une manière plus globale? En effet, la vie d'un petit territoire est sujette aux bouleversements venus d'ailleurs, mais de même la multiplicité et la somme des actions sur des microcosmes géographiques, conduit à une globalité des effets.
Je complète ma question ou plutôt mes questionnements:
Comment vos prédécesseurs vivaient et géraient la faune sauvage, quel était l'état de la biodiversité des montagnes, ce il y a trois cents ans? Il y avait déjà l'ours, le loup, le vautour et forcément des gens qui savaient partager l'espace et s'adapter. Comment faisaient-ils? Je pense que le sauvage fait partie de notre patrimoine, au même titre qu'une vieille chapelle ou une tradition villageoise, pourrait-on peut être lui rendre un peu de place?
Et, une dernière pour terminer: la nature a-t-elle besoin d'un jardinier? Je suppose que non, elle était là bien avant nous. Elle a surtout besoin maintenant que nous cessions nos outrances, son devenir en dépend et par cascade le nôtre car nous sommes aussi des animaux qui avons besoin d'un espace sain, diversifié et préservé.
Bien à vous.
Pascal Citrain (33-Gironde)



Et pourquoi pas, pour conclure, cette photo prise au coin d'un mur luzéen, qui est dans quel rôle?

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