* Contributeurs
: Yvette Crampe-Culouscou, Jeantou Culouscou, Nicole et Jeantou Prissé, …
Les souvenirs d'enfance diffèrent tellement pour chacun de nous. Certains évènements vécus marquent profondément les uns et d'autres ne leur laissent aucune trace.
D'où l'envie exprimée par plusieurs de nos lecteurs de reprendre la recherche faite dans le «
En Baredyo» de décembre 2022 pour y faire des corrections, du genre
: «
il est impossible que ce soit un tel ou un tel d'après leur année de naissance ; l'air de famille d'accord, mais ce n'est pas le bon prénom ; …». Se faire interpeller dans la file d'attente du charcutier un lundi de marché
: «
pourquoi n'avez-vous pas demandé à ma belle-sœur? Elle a fait ce travail quand elle s'est mariée ici.» Moi
: «
personne ne me l'ayant dit, je ne pouvais pas deviner!».
Mais avant tout, prétexte à revenir sur ce passé, à raconter devant des personnes attentives les souvenirs réveillés, la nostalgie…
Par exemple quelle était donc la vie scolaire des enfants de Pragnères et alentours
?
Quelle différence entre les enfants de ceux qui travaillaient sur les chantiers EDF et qui venaient quelquefois de fort loin et les enfants des parents du pays
?
Sia à 2,5 km, Gèdre à 4 km, longtemps les écoliers de Pragnères, devant s'y rendre à pied, allaient au plus près pour leur scolarité, saquets et bûche sur le dos, soupe dans le marmitou à bouts de bras. Là encore (voir NB) le souvenir, d'une grande sœur un rien sévère pour le petit frère qui en avait renversé un peu, la nourriture par terre ne remplit pas l'estomac.
Pour ceux des «
chantiers» un ramassage avait été mis en place que ne pouvaient utiliser les autochtones, puis les demandes et les assurances ont permis d'éviter à tous ces petits les trajets à pied pour Sia, c'était bien mieux de monter dans le véhicule avec les autres.
Était-ce gratuit
? Revenaient-ils à Pragnères pour le repas de midi
?
Ceux de Pragnères actuellement ne se souviennent pas, trop jeunes à l'époque pour que cela les marque ; sûrement ils mangeaient, mais où
? Dites-nous si vous le savez…
En tous cas, apparemment, elle n'était pas pour eux la soupe que faisait le matin Monsieur Soulère avec les poireaux de son jardin et le reste réclamé énergiquement à tel ou tel au fur et à mesure des besoins, couenne, lard, os, carottes, pommes de terre, choux, sans parler des bûches, et tout le monde s'exécutait sans broncher, un ordre est un ordre
!
Le scribe que je suis ici ne fait que retranscrire les échanges souvent très vifs entre ceux que j'ai été amenée à rencontrer, à essayer de faire parler, même chanter (la belle voix de Jeantou Benquè connaissant bien toutes les paroles).
Sont ainsi revenus les noms de ces jolies frimousses et malheureusement tant de ces yeux vifs ne sont plus là, leurs voix pour dire
: «
oui, c'est bien moi là…».
Propos recueillis fin avril, jeudi, vendredi, puis samedi, dernière journée orageuse où grâce à Francis, j'ai appris
: «
Périclés d'abriou, néou t'ot capiou!».
Ma voix innocente
: «
ah bon, il neigera demain?» et le rire de Francis
: «
je te dirai demain!».
NB
: Tu vois, Laurent, petit garçon de 5 ans, il n'y a pas que toi à avoir le souvenir d'une grande sœur un peu sévère. Toi c'était sur les bords du Bolou avec une bouteille d'eau. Autrefois tous les enfants avaient leur part de travail et se devaient de le faire correctement.
Des corrections pour les deux photos de classes dans «
En Baredyo», décembre 2022:
Rien de nouveau pour l'année 1951-1952, les points d'interrogations demeurent.
Voici pour 1954-1955 quelques précisions nouvelles
:
N°2
: maison Pourrè. N°3
: maison Couy. N°7
: so de Garriel (la tante de Magali DS). N°8
: maison Périssère. N°12
: maison Bernat. N°13
: Berthe Roudet, maison Frayrotou. N°17
: maison Camarot. N°19
: so de Pascaout. N°23
: Maria Millet. N°24
: maison Garriel.
Passons maintenant à la nouvelle photo 1954-1955, pour quels noms n'allez-vous pas être d'accord
? Et les points d'interrogation, lèverez-vous leur mystère
?
