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Anton KNOBEL modifier

Le Suisse devenu Toy

par Maurice PÉLÉGRY

Anton KNOBEL (1904-1988)
était originaire du canton de Schwytz, un des cantons suisses à l'origine de la Confédération Helvétique. Ce canton se situe en Suisse centrale, entre le lac de Zoug et le lac de Zurich.

Anton arrive au Pays Toy en 1926. Après avoir étudié dans une école d'Ingénieur, il fait un stage à Pragnères, car il n'y avait pas beaucoup d'usines hydroélectriques à cette époque.
Il repart en Suisse alors qu'il était fiancé, mais il revient très vite en pays Toy, conquis par ce territoire qui lui rappelle le relief montagneux de sa Suisse natale. Il ne le quittera plus et décide de s'installer à Sassis avec sa femme Séraphine Muller, épousée entre-temps. Il est dans un premier temps responsable de la Société Hydro-Électrique de la CÈRE¹ de 1926 à 1935, par la suite il demande même sa naturalisation et entre à l'EDF jusqu'à sa retraite. On aura coutume alors de continuer à l'appeler Anton pour certains ou Antoine pour d'autres.

En dehors de sa brillante carrière à l'EDF, Anton avait très vite compris que le plus grand moyen d'insertion était la montagne et plus particulièrement le ski, mais aussi prendre une part active dans les associations du canton. C'est ainsi qu'il devint maire de Sassis et Président du Ski-Toy. Il était devenu Ingénieur en chef, chargé des services de l'EDF de la haute vallée d'Argelès-Gazost. Durant tout ce temps, il déploya une intense activité pour l'amélioration des anciennes installations et la mise en place de nouvelles.

Quand il fit valoir ses droits à la retraite il était encore maire de Sassis.
Durant toute sa période active, Anton a développé sa passion pour la montagne et pour le ski. Il pratique ces deux activités la plupart du temps en famille.
Membre actif du Ski-Toy depuis son arrivée en France, soit 1926, il devient Président en 1946 et le restera, près de vingt ans jusqu'en 1965.

L'hiver, les dimanches dans la maison de Sassis sont rares, car Antoine passe de nombreux diplômes en 1948. En février de cette année, il obtient de la Fédération Française de Ski, cinq brevets remarqués qui l'amèneront progressivement à prendre la direction de nombreuses épreuves et championnats dans le Comité Pyrénées-Ouest. Il était également juge de saut à une époque où les frères Jeandel, Walter et René, et François Vignole régalaient les nombreux spectateurs au bord des tremplins du Lienz.

Trois enfants Knobel sont nés à Sassis: Jean célèbre géologue par la suite (né en 1935), Hélène (née en 1937) et Danielle la cadette (née en 1941). Mais cet homme polyvalent et discret gardait toujours un œil sur le parcours sportif de ses deux filles Hélène et Daniele qui multipliaient les performances à chaque sortie.

Dans un entretien à La Dépêche du Midi, en 2011, la toujours espiègle Danielle confiait à son interlocuteur Thierry Jouve, les propos suivants: «Nous allions au ski tous les jeudis, la plupart du temps à Barèges et le car était plein. On prenait le funiculaire de l'Ayré, et chez Appamon, au Lienz, on nous servait un potage chaud. Tous les enfants de cette époque ont appris à skier avec le club. Avec ma sœur Hélène et mon frère Jean, nous avions en plus la chance d'aller au ski tous les week-ends, avec notre père».

Elle ajoute: «Sans le Ski-Toy, la grande majorité des enfants n'auraient pu faire du ski, cela représentait trop de frais». C'est comme cela que les enfants de Sassis prirent très rapidement goût pour la compétition. Les skieurs de cette époque se devaient d'être tous polyvalents et pratiquaient descente, géant et slalom. Jusqu'à la faculté, Danielle a fait beaucoup de ski. Au départ, sa sœur Hélène la battait dans les courses de slalom, mais très vite Danielle prit le dessus et de nombreux classements consultés affichent des victoires de Danielle devant sa sœur, juste derrière souvent à la deuxième place. Leur père Antoine était un grand montagnard. Danielle précise: «Mais il n'était pas question pour lui que nous partions dans les Alpes. C'était les études d'abord. Et puis ce n'était pas dans les bonnes pratiques à l'époque que de quitter sa famille, surtout pour une fille».

Danielle et sa sœur font de la compétition de ski jusqu'en 1961, et il faut dire que jusqu'à cette date il nous faudrait tout un magazine pour rapporter les exploits de ces deux championnes. En prenant connaissance de nombreuses coupures de journaux, quelques-unes retiennent l'attention et permettent de mieux situer cette époque:
En 1950, une course de relais par équipes se déroule au Lienz. Le chef des services sanitaires est le bon docteur Laurrain et Antoine Knobel est délégué fédéral de cette épreuve. L'après-midi, malgré une neige terriblement difficile, Vignole offrait aux milliers de skieurs réunis dans la région du Lienz, le spectacle de 4 beaux sauts dont un de 55 mètres, qui marque le record de longueur des Pyrénées.

1954 - Championnat des Pyrénées: l'ouvreur Walter Jeandel réalise 1'23 - le «fermeur» est Pierrot Marcou en 1'08. Danielle gagne (1.32) devant sa sœur Hélène (1.47)

1955 - Danielle Knobel (Ski-Toy) Championne des Pyrénées géant et spécial, tracé de François Vignolle sur la PIquette. Les ouvreurs sont René Jeandel et «Pierrot» Marcou.

1956 - Barèges. Le Challenge de descente du ski club lourdais est tracé du tunnel de l'Ayré jusqu'au bas des Prés Vignole. Henri Cazaux, du Ski-Club Lourdais l'emporte (2'08) devant Etienne Florence de Cauterets (2'14) et Lassalle de l'Avalanche de Barèges (2'21).

Dans la catégorie sénior dames, Danielle Knobel est la plus rapide (2'34) devant sa sœur Hélène (2'37). La quatrième place revient à une certaine Annie Famose du club de l'Avalanche de Barèges (3'05). Chez les minimes, Balmier et Prissé du Ski-Toy se distinguent.

1956 - Ces sœurs Knobel n'avaient peur de rien. Lors du Congrès de la Fédération Française de Ski, à Arcachon, présidé par Urbain Cazaux, Hélène assure le spectacle sur une piste en grepin (aiguilles de pin).

1959 - Danielle gagne la première course de la coupe Lafayette (16 courses dans la saison) et une finale dans les Alpes.

Pour la finale qui se déroulera plus tard à Val d'Isère, Urbain Cazaux, président de la FFS annonce la liste des sélectionnés qui représenteront les Pyrénées. Chez les hommes: Crampette (Avalanche Barèges), Barrens, Pouget, Carrieu, Gion (Ski Club Lourdais) et Montrémi (Auch), et pour les dames: Danielle et Hélène Knobel, Claire Stambach, Claude Tachot, Christiane Serin et Annie Famose alors cadette.

7/01/1959 - Championnat de ski de PO
Pendant que le grand champion autrichien Karl Schranz gagne la mythique descente du Lauberhorn, à Wengen, Danielle Knobel, du Ski-Toy, est doublement championne à Barèges (géant et spécial) au Critérium régional féminin, sélection de la coupe Jantzen qui se déroulera par la suite à Courchevel: «Danielle Knobel qui semble avoir retrouvé sa forme d'avant sa fracture de l'hiver dernier, a pris sa revanche sur la bordelaise Jacqueline Meynard, au slalom géant».». Sa sœur Hélène finit 3ème au géant et 2ème au spécial. Danielle devient alors meilleure skieuse de la région Pyrénées-Ouest.

On peut facilement imaginer le bonheur de cet homme, passionné de ski, de voir les résultats de ses deux filles dans toutes les courses et les Championnats des Pyrénées. (photo 5)

La consécration arriva au mois de février 1959, lors des 46èmes Championnats de France de ski à Barèges.

En slalom spécial dames, Danielle Knobel était la seule représentante des Pyrénées, avec Annie Famose, face à un effectif alpin considérable. Chez les hommes, Barèges eut le grand plaisir de voir s'affronter des noms célèbres du ski comme: Guy Périllat, François Bonlieu, Léo Lacroix, Jean Béranger, Charles Bozon, Adrien Duvillard, Michel Arpin ou Jean Vuarnet. Pour ce championnat les représentants des Pyrénées étaient: «Pierrot» Marcou, Jean-Pierre Famose, Bernard Cazaux, Etienne Florence, Germain Bordes, Gilbert Arripe, Albert Abadie et les frères Sarthou Sylvain et Bruno.



Danielle fera de la compétition jusqu'en 1961. Elle se marie en 1962. Et en février 1964, c'est le terrible accident de voiture en redescendant d'une journée de ski à Barèges. Elle n'a que 22 ans. Désormais clouée sur un fauteuil roulant, elle doit alors trouver d'autres centres d'intérêt. Cette route de Barèges que toute la famille a emprunté tant de fois pour aller représenter son Ski-Toy aura eu raison de cette nouvelle condition mais n'altérera jamais son enthousiasme, sa disponibilité et sa bonne humeur.

Anton avait alors 57 ans. Grand sportif et montagnard émérite, Anton Knobel sut, à côté de son travail professionnel trouver le temps nécessaire pour encore s'occuper de diverses activités montagnardes. Le «Ski Toy» le choisit pour son président dès 1946, et l'Association nationale du ski français le désigna comme arbitre national et lui confie l'organisation d'un grand nombre de manifestations sportives dans les Pyrénées. Ces mêmes Pyrénées qu'il a adoptées n'ont plus de secret pour lui et il compte à son actif plus d'un exploit sur leurs flancs abrupts. Ses «compatriotes» d'adoption l'ont tellement fait leur qu'ils lui ont confié, depuis de nombreuses années déjà, le soin de gérer leurs affaires y compris municipales comme à Sassis.

Deux comptes rendus des assemblées générales annuelles du Ski-Toy ont particulièrement retenu mon attention. Ces textes reflètent bien qui était Anton Knobel.

Il y a tout d'abord, la 50ème assemblée générale du Ski-Toy en novembre 1961.

Anton était alors Président du Ski-Toy et maire de Sassis. Ces quelques lignes qui suivent permettent aussi de rendre hommage à quelques chevilles ouvrières de cette célèbre institution.

Anton Knobel ouvre la séance: «Cette année est pour nous une année de jubilé, car le Ski Toy fut fondé en 1911. C'est donc sur cinquante années d'existence que notre Société put s'appuyer. Nous n'avons pas, quant à nous peu de précisions sur les fondateurs de ce vieux club des Toys. Néanmoins, nous avons eu l'honneur et le plaisir de connaître quelques-uns des plus marquants. Ce furent: le père Dat, juge de paix du canton de Luz, qui avait fière allure quand il arpentait, l'œil vif, l'avenue de Saint-Sauveur, vêtu de sa cape et de son grand béret et des pantalons larges genre golf.
L'ingénieur subdivisionnaire des Ponts et Chaussées Lartigue, syndic de la commune d'Esterre, à la commission syndicale de la vallée de Barèges ; le dévoué Stebenet, directeur de l'école de garçons de Luz, secrétaire du club pendant de longues années et animateur infatigable du ski et du tir ; Romain Sassissou, une autre belle figure du pays Toy et grand amoureux de nos montagnes. Suivent ensuite: Jean Baget, qui a mené les destinées du club pendant plus de vingt-cinq ans ; Louis Paget, dit «bouteille» ; les guides de Gavarnie, de Gèdre, de Barèges et de Luz ; Pierre Vergez-Lacoste ; Jean-Marie Gay-Capdevielle, dit «Carnot», qui défendit les couleurs du club dans les concours de saut ; Cantet, instituteur à Gavarnie, qui organisa plusieurs concours de ski de fond dans le magnifique site de la Prade ; les guides Baptiste Bernat-Salles et Célestin Castagné, qui allèrent défendre le ski pyrénéen jusque dans les Alpes. Jean Lourrou, toujours fidèle au club, coureur de fond et de style ; les Pratdessus de Sia ; les Palasset ; Les Sabatut et Haurine de Gèdre ; le merveilleux Fernand Artigalet, la terreur des Cauterésiens pour le fond ; les Cazenave, Salles, Gabin, Castille, Puyoulet, Lerou ; et la dernière génération: les Martinez, Da Silva, Broueilh, Borderolle et tant d'autres dont les noms ne nous reviennent pas à l'esprit
»
Des applaudissements nourris et unanimes firent trembler les murs de la mairie. Mr.E. Lons était maire de Luz et Mr.Anclade était maire d'Esterre. À cette occasion, quatre nouveaux membres furent élus pour le renouvellement du bureau: H.Sesqué, R.Castillo, M.Balet et Ch.Jaussans. Ils rejoignent ainsi Anton Knobel Président, le vice-président Salles, le trésorier Dupont et le secrétaire général Vergez-Bellou, et les adjoints Léon Haurine, Gabin et Massoure. Pierre Arrieumeres et J. Lourrou sont élus commissaires aux comptes, et les délégués au Comité Régional sont Mrs Artigalet et H.Sesqué. Jean Baget est confirmé à l'unanimité comme président d'honneur. Après longue discussion, le prix des licences est fixé à 10 nouveaux Francs pour les séniors, 6NF pour les juniors et 4,50NF pour les minimes. Enfin au cours du banquet de clôture, le président Knobel a tenu à remercier encore, non sans émotion, tous ceux qui l'ont aidé pour présider aux destinées du club si vieux et si riche en souvenirs, et qui l'ont adopté comme un enfant du pays, lui l'Alpin et l'étranger».

Urbain Cazaux, alors maire de Barèges et président de la Fédération Française de Ski avait une grande complicité affichée pour Anton Knobel. Il lui reconnaissait un grand dévouement et une fidélité sans failles. En reconnaissance, il assistait à toutes les assemblées générales annuelles du Ski Toy. Avec l'amabilité et l'aisance qui lui étaient habituelles, le président de la Fédération Française de Ski, Urbain Cazaux a tenu à préciser ceci avant l'ouverture des festivités: «Le Ski-Toy peut s'enorgueillir d'avoir été le berceau du ski dans notre vallée. S'il vient de passer avec succès le cap du cinquantenaire, il le doit avant tout aux anciens, absents maintenant, mais dont certains sont encore présents parmi nous et qui ont droit à toute notre reconnaissance. Pour terminer je tiens particulièrement à féliciter Anton Knobel qui, par son dévouement à la cause du ski et de la montagne, a su comprendre d'abord et devenir ensuite un véritable Toy»

Lors de l'Assemblée Générale du Ski Toy, le 20/11/1965, Anton Knobel quitte la présidence active. Il fut 19 ans Président du Ski Toy (1946-1965).

Dans son rapport moral, il a tenu à noter la progression constante tant des effectifs que des réalisations concrètes, et très fier du succès grandissant des Jeudis de neige et du sport scolaire. Membre actif depuis 1926, Anton fut porté en 1946 à la présidence. Il annonce, avec une émotion non dissimulée, que ses obligations impérieuses l'empêchaient de solliciter à nouveau les sufrages des sociétaires et recommanda de chercher un homme jeune, actif, qu'il serait aisé de trouver parmi tous les «mordus» du sport de neige. Le bilan de l'effectif annoncé de 294 membres en 1965, en très forte augmentation, fut abondamment applaudi. A ce bilan s'ajoute la saine gestion de l'association avec un respectable solde financier largement créditeur pour l'exercice. Lors de cette assemblée, quatre nouveaux membres furent élus au comité directeur: Salles, Paille, Arieumeres et Da Silva Jean, ainsi que deux commissaires aux comptes: Sagnes et Lourrou et enfin Baudichon comme délégué au Comité des Pyrénées. Monsieur Sagnes, alors professeur au groupe scolaire de Luz, offrit spontanément son aide en vue de l'accompagnement des enfants aux classes de neige du jeudi à Barèges. Après une improvisation remarquée du maire de Luz, le docteur Foyer, Mr Knobel fut plébiscité pour être Président d'honneur du ski Toy et rejoindra ainsi Jean Baget. Un merci unanime fut adressé à Anton pour l'œuvre accomplie, ne ménageant ni son temps ni sa peine, il dirigea pendant près de vingt ans, avec une grande opiniâtreté et une rare compétence les destinées du Ski Toy, le développant sans cesse, révélant des champions, il en fit la belle organisation que nous connaissons aujourd'hui. Un banquet servi à l'hôtel de France à Saint-Sauveur clôtura cette brillante manifestation.

Afin de cerner complètement cet homme merveilleux, je tiens à rapporter ici, deux faits ayant marqué son parcours.

1957 - Anton Knobel c'était aussi et surtout la solidarité humaine. Témoin cette décision de 1957: «Mr le maire de Luz-Saint-Sauveur nous signale le geste généreux de M.Knobel, qui au nom du Comité d'administration de l'ancienne coopérative des Chantiers de Luz et sur le reliquat comptable, vient de remettre à la commune un chèque de 200.000 francs, au bénéfice des établissements hospitaliers de la ville».

1948 - Les marmottes du Barrada
Je tiens aussi à rétablir une certaine vérité par rapport à quelques écrits erronés. En mai 1948, les marmottes ont été introduites dans les Pyrénées par Anton Knobel. Aidés de Jean-Marie Sabatut de Saligos et de Fernand Artigalet de Luz, ses deux compères de l'EDF, ils demandèrent conseil à la fin de l'année 1947 au Grenoblois Marcel Couturier, chirurgien et alpiniste reconnu, qui a donné son nom au couloir nord de l'Aiguille verte au-dessus de Chamonix. Mais ce médecin aussi naturaliste et chasseur passionné était reconnu comme étant le spécialiste incontournable du chamois, de l'isard et de l'ours. Le docteur Couturier était donc l'homme providentiel pour conseiller nos trois Toys aventuriers. À la fin de l'année 1947, après s'être rendus dans le Queyras, massif des Hautes-Alpes, ils réussirent à ramener en pays Toy une petite colonie de «marmottons» plongés dans un profond sommeil saisonnier. Hélène Knobel se souvient très bien de cette histoire, car elle était avec sa sœur intriguée par ces adorables marmottes qui séjournaient dans la cave de la maison de Sassis. Au printemps 1948, tout se petit monde fut relâché dans le vallon du Barrada, refuge idéal pour ces animaux avec de l'herbe, de nombreux cailloux et de la bonne terre pour les terriers. Le Barrada qui signifie barrière délimitant un lieu fermé par des barres rocheuses difficilement accessibles était un endroit calme et idéal, loin des sentiers. Les locataires alpins furent alors lâchés avec succès au lieu-dit Erès Lits ou littéralement «cirque des avalanches» Disparues de nos montagnes depuis la première et la plus longue période de l'histoire, le Paléolithique, où plus précisément la Pléistocène, première époque géologique du quaternaire, la marmotte fut de nouveau présente en pays Toy, grâce à ces trois hommes.

La mémoire du Ski-Toy
Aujourd'hui le Ski-Toy, en souvenir d'Anton précurseur des jeudis à la neige, a décidé de baptiser une des courses saisonnières du nom du Challenge Anton Knobel, réservée au moins de 14 et 16 ans. Organiser cette course est un devoir de mémoire pour le Ski-Toy. C'est aussi un bel hommage rendu à cet homme qui a permis à de très nombreux enfants du pays Toy, de pouvoir faire du ski. Ce qui n'était pas évident pour l'époque, car la première ouverture de la station de Luz-Ardiden, le site du Bédéret fut effectuée le 1er janvier 1975.

Jusqu'à ce jour il y a toujours eu un descendant de la famille pour remettre la coupe. Avant son décès, le fils aîné, Jean Knobel, ingénieur, éminent géologue et ancien capitaine de l'équipe de France militaire de ski de fond était présent à cette occasion, en 2019, pour remettre la coupe au Ski Club de Peyragudes.

Sa fille Hélène qui a tant disputé de courses dans la formation du Ski-Toy est également souvent présente à cet événement.
On la voit ici au premier plan, en 2014, tout sourire, remettre le challenge aux vainqueurs, cette année-là un certain Ski-Toy! (photo 8)
Arrivé dans nos montagnes, à l'âge de 22 ans, en dehors des missions honorables qu'il a accomplies tant à la présidence du Ski-Toy qu'à la mairie de Sassis, Anton Knobel, adopté par les Toys, laissera le souvenir d'un homme bon, passionné, entrepreneur et fidèle. Il s'est éteint, en 1988, dans sa maison de Sassis.

CERE¹: Ce nom vient du fait que, cette Société parisienne exploitait au départ de nombreuses usines sur la Cère, rivière du Massif Central qui coule dans les départements du Cantal, de la Corrèze et du Lot. Cette société exploitait notamment des usines à Mativie-sur-Cère, Laval-sur-Cère, Esterre et Luz-Saint-Sauveur en pays Toy.

Sources: Documents famille Knobel - Collection privée M.P

Danielle Knobel

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