par Albert PUJOL-CAPDEVIELLE et Maurice PÉLÉGRY
Transhumance et UNESCO
Sur le site du ministère de l'Agriculture on peut lire le communiqué suivant: «Depuis le mois de juin 2020, la transhumance pratiquée par les bergers et les éleveurs français est reconnue comme patrimoine culturel immatériel (PCI) en France. Cette reconnaissance est une première étape importante avant l'organisation d'une candidature internationale pour une reconnaissance de la transhumance comme Patrimoine culturel immatériel de l'humanité». Les enjeux sont importants comme: mettre en valeur les spécificités, revaloriser et communiquer sur les différentes pratiques, identifier et anticiper les points de rupture (comme dans la transmission des savoir-faire et des savoir-être), identifier les capacités d'adaptation de la transhumance aux enjeux techniques, économiques, sociétaux et environnementaux actuels et enfin prendre conscience des retombées connexes que cette reconnaissance aura à terme pour un territoire (tourisme, économique…)
Le CORAM (Collectif des Races locales de Massif) est particulièrement mobilisé dans ce domaine. Il est important de noter enfin l'internationalisation de la démarche avec d'autres pays, dont l'Espagne, qui souhaite s'agréger au premier dossier reconnu en décembre 2019 à l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture, née le 16 novembre 1945.) déposé par l'Italie, la Grèce et l'Autriche. Le dépôt de candidature devait être remis au 1er trimestre 2022. Pour mémoire, en pays Toy, l'ensemble «Pyrénées-Mont Perdu» qui comprend les cirques de Gavarnie, Troumouse et Estaubé est inscrit depuis 1997 au patrimoine mondial de l'UNESCO sur la double base de critères naturels et culturels. C'est un fait précieux qu'il faut souligner, car cet ensemble est l'un des rares sites au monde à avoir cette double classification. En effet, seule une poignée de sites dans le monde bénéficie de cette double distinction, comme le Mont Taishan en Chine et le sanctuaire du Machu Picchu au Pérou.
Albert Pujol-Capdevielle, est résidant toy. Adepte du pas du montagnard, il arpente les vallées bigourdanes depuis très longtemps et il maîtrise tous les modes de pyrénéisme. Mais il aime avant tout cette nature qu'il décrit parfaitement dès qu'il se hasarde à quitter la quiétude de sa résidence locale. Son langage peut ne pas plaire, mais il ne fait rien d'autre que de rapporter fidèlement et honnêtement ce qu'il croise et surtout ce qu'il ressent. Son pied encore bien leste et son œil des plus avisés lui permettent d'aller à la rencontre de lieux auxquels beaucoup n'ont pas accès. Il était dommage de se priver de ses talents narratoires et épistolaires indéniables, jusqu'alors réservés à des initiés confidents. Ils sont la plupart du temps agrémentés d'une photo qui déclenche l'émotion. Bien sûr, il avait coché la date de la Sainte-Madeleine et il nous gratifie du témoignage suivant.
Maurice Pélégry
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