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Patronymes des villages toy modifier

3e volet : Esterre et Esquièze-Sère

par Maurice PÉLÉGRY

Préambule
Il est bon de rappeler une particularité pyrénéenne, à savoir la prédominance de la «maison». À ce sujet, Michel SAUVÉE, conférencier généalogiste de renom le rapportait dans chacune de ses interventions. «Si dans le reste de la France, les hommes donnent un nom à leur maison, dans la Société Pyrénéenne, c'est la «maison» qui impose son nom aux hommes. Les limites de cette manière de procéder, il faut le dire assez singulière, sont de mise en Bigorre, et notamment en pays toy. La «maison» est le cœur et la raison de la Société pyrénéenne. Elle préside à l'organisation de la famille et à son évolution à chaque génération, à ses alliances patrimoniales et à la dévolution (passage de droits héréditaires) intangible (qui doit rester intact) du patrimoine familial. Le nom de la maison, pierre angulaire de la Société Pyrénéenne, ne change jamais, selon le très ancien adage gascon: «Le seuil ne change pas de nom». Il évolue parfois. Il est utilisé comme adjonction au patronyme pour tous ceux qui, un moment de leur vie, y demeurent». Il ajoute aussi: «Pour le chercheur généalogiste, le nom de la maison constitue donc la colonne vertébrale de toute recherche. Quant au patronyme réel, souvent appelé «nom de signature» pour les documents officiels, tels que l'état civil ou les actes notariés, il n'est pas utilisé d'une manière courante au sein d'une communauté villageoise. Ainsi, on dira le plus souvent: Cyprien de chez SOULÉ».

Une référence législative fera date: c'est la loi du 6 fructidor an II de la République (1793-1794) qui a autorisé le changement de nom, ce qui a permis de faire coïncider patronyme et nom de maison, avec un trait d'union comme dans DOUSTE-BLAZY par exemple, dans PUJOL-CAPDEVIELLE ou LASSALLE-CARRÈRE ce dernier étant cité ci-après, ou en conservant l'expression «dit», comme dans DESTRADE dit COURTADE. Les gendres en épousant l'héritière, ont à leur mariage perdu le nom de la maison d'où ils venaient pour prendre, et jusqu'à leur décès, celui de la maison dans laquelle ils étaient entrés. Pour ce qui est du patronyme des enfants nés du couple, on observe notamment dans les registres paroissiaux (antérieurs à 1789), qu'ils sont souvent baptisés sous le nom de la mère, lorsqu'elle est l'héritière, quand ce n'est pas sous le même nom de la maison, ce qui brouille bien les pistes pour les recherches. Ainsi s'installent au cours des générations, des confusions. S'agit-il du nom du père, de la mère ou de la maison? Il faut parfois remonter assez loin dans le temps, pour en démonter le mécanisme. Michel SAUVÉE rappelle également que «le patrimoine est toujours associé à la maison. En effet, le nom de la maison est indissociablement lié à la possession d'un patrimoine foncier, qui se transmet donc à un seul des enfants à chaque génération, à l'exclusion de toute notion de partage du bien. Il y a lieu de noter aussi que la sépulture, à l'intérieur de l'église (pratique abandonnée au XVIIIe siècle) ou au cimetière qui l'entoure, fait partie intégrante du patrimoine. Ne seront donc inhumés au tombeau des ancêtres que les ayants droit, ce qui est le cas des belles-filles ou bru, et non des cadets mariés dans une autre maison. Cette particularité ne s'applique pas à ceux qu'on appelle les «forains», qui détiennent des terres à l'exclusion d'une habitation dans la commune considérée».

Les deux bourgades d'ESTERRE et d'ESQUIÈZE-SÈRE sont limitrophes sur la rive droite du Bastan. Elles utilisent dans leur blasonnement le symbole du château Sainte-Marie, visible depuis chaque commune. Ce château situé sur le territoire communal d'Esterre depuis 2019, est en quelque sorte la limite géographique entre elles.

La coutume de la vallée de Barèges (1670)
Ces fondements de la coutume sont très anciens. Ils sont transmis oralement au cours des âges et des générations, jusqu'à la rédaction de textes le confirmant et ce «afin d'éviter tout désordre à l'avenir et entretenir le repos des familles» (Procès-verbal de la coutume de Barèges). Dès avril 1453, une ordonnance royale avait prescrit la rédaction des coutumes dans tout le royaume. Pour ce qui est de la Bigorre, la référence est celle du «Pays et Comté de Bigorre» rédigée en 1670 pour la vallée de Barèges (Pays Toy). Voilà rapidement brossés les tenants et aboutissants de la Société Pyrénéenne.



Alors que les villages Toys se vident tout doucement de leur population active qui émigre vers les centres urbains, à la recherche d'une «vie meilleure», les noms deviennent un véritable fond patrimonial de nos vallées. Hélas, ils ont eux aussi tendance à migrer et à disparaître pour certains et ce n'est malheureusement pas terminé. Ce processus de migration de la campagne vers la ville dure depuis des années et il s'est intensifié au cours de la dernière décennie, confirment tous les démographes. On assiste de fait à une surpopulation dans les grands centres urbains. Plus inquiétant, l'immobilier rural est dorénavant dominé par une logique de spéculation, alors même qu'il devrait être un moyen d'installer des activités, de redynamiser les endroits désertifiés et de surtout permettre aux jeunes qui ont choisi de rester «au pays» tout simplement de se loger. Il est urgent de retrouver des services de proximité et du lien social. Dans ce pays de tradition orale, la connaissance des noms et surtout la curiosité à les découvrir constituent une démarche sociétale et un devoir de mémoire des plus bénéfiques.



Le château Sainte-Marie
Il est nécessaire de rappeler ici, quelques lignes sur cet édifice, fierté de la population, au carrefour des vallées de Gavarnie-Gèdre, de La Batsus et de la plaine de Larise qui accède aux gorges de Pierrefitte. Perché au sommet d'un éperon rocheux, il a constitué au cours des siècles un véritable lieu stratégique pour la vallée, mais aussi un lieu de refuge pour les populations. Sa construction réalisée par les Comtes de Bigorre daterait du Xe siècle. Au XIVe siècle, ce furent les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, très actifs en Pays Toy, puis plus tard les Chevaliers de Malte qui l'occupèrent. Ensuite, les Anglais en prirent possession jusqu'au moment où le comte de Clermont en 1404, aidé des habitants de la vallée et commandés par Aougé de Coufitte les en chassa et mit un terme à l'occupation anglaise de la vallée. Le château fut par la suite peu à peu abandonné. Les vestiges d'aujourd'hui sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 1930.
Sa restauration, incomplète, fut néanmoins entreprise dans les années 1980, sauvegardant ainsi un des vestiges les plus marquants de l'histoire de la vallée.

ESTERRE
Les gentilés ou dénomination des habitants sont les Esterrois et les Esterroises. L'église d'Esterre est vouée à Saint-Etienne.
La signification du nom Esterre reste obscure. Un toponyme probablement prélatin, sans pouvoir préciser davantage (Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées. M. GROSCLAUDE et J.F. LE NAIL)

Durant la période An XI (1803) à 1942, soit 139 ans, 1533 actes ont été étudiés: 694 Naissances (sigle N) - 653 décès (sigle D ou ✝ et 186 actes de mariage. Afin d'éviter les doublons, ces derniers n'ont été étudiés qu'à titre consultatif. Indiscutablement, la bourgade d'Esterre est le territoire des THEIL. Le maire actuel, Raymond THEIL, élu depuis 2014 n'échappe pas à cette règle. Les patronymes les plus fréquents sont: THEIL (1) nom mentionné 111 fois, avec ses nombreuses alliances THEIL-BORDEROLLE, CAZAUX, CASNABET, LABIT, LAPÈCHE, LORT, et JEANTOY-SOULAS. En suivant nous trouvons le nom de CAZAUX (2) avec 83 mentions, ainsi que des CAZAUX/CABALÉ, LAFÈCHE, RIVIÈRE, SAILHEZE, VERGÉ. Puis viennent SOUBERVIELLE ou SUBERVIELLE (3), avec 56 mentions ainsi que SOUBERVIELLE SANZ, SOMS-SOUBERVIELLE. En suivant nous trouvons, FOURTINE (4) 50 mentions avec FOURTINE-BORDEROLLE, PEYROUTOU ou SALLE. CAZET (5) 39 fois cité. MARCOU (6) avec MARCOU-FAGOU, FRAYTOU ou VISCOS avec 38 mentions. Puis, ANNETTE (7) et ANNETTE-LAPRIME 33 mentions, DESTRADE ou d'ESTRADE (8) 32 mentions, MIDAN (9) 30 mentions avec MIDAN-ANNETTE, BORDERE, St GERMES et VISCOS, et enfin à la 10e place LAFFONT 29 fois cité.

• Les étymologies (origines) connues de ces différents patronymes sont les suivantes:
THEIL (62N et 49 D). En d'autres lieux gascons TEILH, TILH ou DUTHEIL. Ce patronyme indiquait à l'origine le plus souvent une maison située sur un terrain planté de tilleuls. Ce nom est à la 180e place des noms des Hautes-Pyrénées. En suivant nous trouvons le nom de CAZAUX (58 N et 25D), déjà décrit avec Barèges. De Casa, Cazals. Pour mémoire, ce nom désignait les habitants d'une petite maison rurale ou d'une habitation très modeste. Contrairement à une idée trop répandue, le nom CASAU ne signifie pas jardin quand il s'agit de patronymie. Puis viennent SOUBERVIELLE ou SUBERVIELLE (34N et 22D). Ce nom rappelle la localisation initiale de la famille: un village (vièla) situé en hauteur (suber, au-dessus). En suivant nous trouvons, FOURTINE (31N et 19D) patronyme également détaillé avec les noms de La Batsus. CAZET (26N et 13D), diminutif de Caze (petite maison) a désigné d'abord les lieux puis, par extension les familles qui y vivaient ou qui en étaient originaires. MARCOU (27N et 11D). Diminutif qui vient très certainement de Marque. À l'origine un sobriquet qui a désigné des individus portant une marque qui pouvait être naturelle ou artificielle. En Provence, ce nom désigne celui qui est chargé de marquer le bétail. On évoque également le diminutif de Marc. Dans la littérature, on retrouve aussi l'explication suivante: on appelait autrefois le septième enfant d'une fratrie un «marcou» et on lui prêtait souvent des pouvoirs magiques. Puis, ANNETTE (15N et 18D). Nom de famille issu d'un nom de baptême. Annette est un diminutif d'Hannah (d'origine biblique) signifiant gracieux). DESTRADE ou d'ESTRADE (14N et 18D) également expliqué précédemment. Il s'agit de celui qui habite une maison située près de la chaussée, de la grande route. Le nom Estrada désignait une ancienne voie romaine. À noter ici que ce nom est très souvent écrit D'ESTRADE en rapport avec l'origine de ce patronyme. Ce nom est très «itinérant». Par exemple, avant 1776, il n'y avait pas de DESTRADE à Betpouey. En 1776, un d'ESTRADE d'Esterre, en l'occurrence Bernard est venu gendre chez SOULÉ, à Betpouey. Il y a eu par la suite à Betpouey des DESTRADE dit SOULÉ et des DESTRADE dit COURTADE. L'autre branche
vient de Viella. Ils sont des DESTRADE dit JEAN LAURENT. MIDAN (6N et 24D) déjà mentionné dont l'étymologie reste imprécise. Ce nom reste néanmoins le 322e des Hautes-Pyrénées. Tous s'accordent pour dire que Midan signifie au milieu de…de quoi? nul ne sait, et à la 10e place LAFFONT (16N et 13D). Quand on entend Laffont, il faut penser HONT. Du latin fontem (fontaine). Ce nom désignait celui qui habitait près d'une source. On trouve aussi des LAFFON, LAFON ou LAFONT.

Le texte héraldique du blasonnement de cette commune est: «D'azur à une tour donjonnée de sable, accompagnée en chef de deux merles du même et en pointe d'une fleur de lys d'or». En héraldique la signification de sable est émail de couleur noire, la tour donjonnée est celle du château Ste Marie que l'on voit très bien depuis cette commune.



ESQUIÈZE - SÈRE
Les gentilés ou dénomination des habitants sont: les Esquiézois.
Si l'étymologie d'Esquièze reste obscure, celle de Sère viendrait du gascon Cèra qui représente le latin Cella (soit ermitage, petit monastère). Les Cèra des Hautes-Pyrénées semblent être des églises primitives (Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées. M. GROSCLAUDE et J.F. LE NAIL).
Les communes d'Esquièze et de Sère-en-Barèges fusionnent en 1846 sous le nom d'Esquièze-Sère. Par une délibération du 14 mars 1841, la commune de Luz souhaite annexer les villages voisins d'Esquièze, de Sère-en-Barèges et de Vizos. Ces derniers ont souhaité garder leur autonomie, Esquièze et Sère fusionnant même en une seule commune par ordonnance royale signée Louis-Philippe le 8 mars 1846. C'est pour cela qu'on trouve deux églises au village. L'église Saint-Jean-Baptiste de Sère (XIe/XIIIe siècle) chef-d'œuvre de l'art roman de la vallée est très certainement la plus ancienne du pays Toy. L'église Saint-Nicolas d'Esquièze date, elle du XIIIe siècle.

Aujourd'hui les 406 habitants de cette magnifique bourgade sur la rive droite du Bastan, sont bien calés sous les flancs du Soum de Moustayou.
Durant la période An XI (1803) à 1942, soit 139 ans, 2434 actes ont été étudiés: 1060 Naissances (sigle N) - 1074 décès (sigle D ou ✝) et 300 actes de mariage. Afin d'éviter les doublons, comme pour Esterre, ces derniers n'ont été étudiés qu'à titre consultatif. Il faut se rappeler que les patronymes de SÈRE sont agglomérés avec ESQUIÈZE depuis 1853. La bourgade d'Esquièze-Sère est le territoire des LAFFONT. Les patronymes les plus fréquents sont donc: LAFFONT (1) nom mentionné 87 fois, avec ses alliances LAFFONT-CRAMPE. En suivant nous trouvons les noms de LASSALLE et LASSALLE-CARRÈRE (2) avec 83 mentions, ainsi que des LASSALLE-MANSET. Puis viennent CAZAUX (3), avec 66 mentions dont CAZAUX/GASPARDET, GOUNOU, LAPEYRE, et LAVIGNOLLE. En suivant nous trouvons LARTIGUE (4) 51 mentions avec LARTIGUE/GUICHE, GOUNOU, et LAFFONT puis LABIT (5) 45 fois cité et RIVIÈRE (6) avec 43 mentions. Suivent MARQUE et THEIL (7) et les associations THEIL-BORDEROLLE, GASPARDET, LOURROU et SALVAT 41 mentions. DUPRÉ (9) et DUPRÉ-LABORDE 38 mentions, et enfin à la 10e place HONTA et HONTA-PONTIS et SIMONDANNE 34 fois cités.

• Les étymologies (origines) connues de ces différents patronymes sont les suivantes:
LAFFONT (46N et 41 D), patronyme vu avec Esterre. En suivant nous trouvons le nom de LASSALLE et LASSALLE-CARRÈRE (41 N et 42D). Ce nom vient de Sala, maison rurale avec une salle de réception, donc par extension une grande maison et parfois un petit château. Quant à CARRÈRE, il y a plusieurs explications. Ce nom viendrait de carrèra, c'est la rue principale du bourg. Il se rapporte à une maison située à cet emplacement. Une autre explication atteste que CARRÈRE dérive du mot char. Comme patronyme, il désignait les habitants d'une maison située dans une rue accessible aux chars ou aux chariots. Puis viennent CAZAUX (33N et 33D), déjà vu avec Esterre. En suivant nous trouvons, LARTIGUE (27N et 24D). Ce nom dérive de Artigue et du latin artica (friche) désignant un domaine où la terre est en friche. On trouve par extension de nombreux noms comme Artigues, Artigalas (grande artigue), Artigaut, Artigusse (mauvaise artigue), Artigarrède (artigue humide), Dartiguelongue, Artiguenave, et avec le suffixe diminutif Artigalet. LABIT (39N et 6D). Nom très porté dans le Sud-Ouest. À rapprocher du gascon la vit (la vigne). Une autre explication relie ce nom de l'ancien français qui désigne une pierre grossièrement équarrie. Enfin d'autres évoquent l'habit au sens de l'habitation. RIVIÈRE (34N et 9D). Tout le monde a deviné qu'il s'agit d'une personne qui réside près d'une rivière. Puis MARQUE (33N et 8D). Du gascon marqua (limite). Habitant d'une maison située à l'écart, dans un hameau. THEIL (23N et 18D), vu avec Esterre. DUPRÉ (23N et 15D) nom voisin de Duprat, dont la maison est proche du pré, et à la 10e place HONTA (19N et 15D), de HONT (fontaine, source). Beaucoup connaissent la célèbre source thermale de la Hountalade, au-dessus de Saint-Sauveur, SIMONDANNE (17N et 17D). Nom très rare et en voie de disparition. Du nom de baptême Simon, qui signifie en hébreu Dieu a entendu auquel est collé le suffixe DANNE ou d'ANNE. L'ANÉ en Comminges est celui qui conduit un âne.

Comme pour la commune d'Esterre, le blasonnement d'Esquièze-Sère utilise le château Ste Marie:«D'argent à une tour de sable sur une terrasse de sinople, accostée de deux sapins du même, surmontée d'une croisette aussi de sable, accostée de deux soleils du même. Sinople est la couleur verte.



Le village de SÈRE
Il faut se rappeler que les patronymes de SÈRE sont agglomérés avec ESQUIÈZE depuis 1853. Les registres d'Etat-Civil de SÈRE sont consultables de l'an XI (1803) à 1852, soit 50 ans. Ils comportent 180 actes: 78 Naissances (sigle N) - 67 décès (sigle D ou ✝) et 35 actes de mariage. Comme pour les deux autres communes étudiées et afin d'éviter les doublons, les actes de mariage n'ont été étudiés qu'à titre consultatif. Durant ces 50 années, le nom de PUJO (1) arrive en tête avec 14 mentions, dont PUJO-LAPENNE, PENE et SERRE. Suivent PELOY (2) PELOY-LOURROU, PONTIS et TURON 12 mentions et LASSALLE et LASSALLE-CARRÈRE (3) 9 fois cités. Viennent ensuite CABARROU (4) 7 mentions et enfin CAZAUX, CAZAUX-PIERRIS et THEIL (5) 6 mentions.

• Les étymologies (origines) connues de ces différents patronymes sont les suivantes:
PUJO (7N et 7D). Nom très répandu en Bigorre (9e place/1000). Variation régionale du mot poujol, qui signifie petit puy et par extension celui qui habitait aux alentours. Une autre signification le rapproche de Poey, du latin podium (hauteur, monticule). Dans ce cas la liste des dérivés est longue: Dupouy, Espoey, Puyol, Puyo, Pujolle, Puyoulet, Poeymidan, Poueydebat, Poueydomenge, Poueysegur et de nombreux autres. En suivant nous trouvons le nom de PELOY (5N et 5D) dont la signification et l'origine restent très obscures. Le suffixe «oy» étant bien évidemment familier en pays toy.
En suivant nous trouvons, LASSALLE (7N et 2D), déjà vu avec Esquièze. CABARROU (5N et 2D), patronyme bigourdan qui signifie au sommet, et plus précisément «en haut d'Arreau», sûrement son origine. CAZAUX (4N et 2D) et THEIL (6N et 0D) ont déjà été évoqués.

Plus le rang est élevé, plus le patronyme est rare. Parmi les plus rares mais néanmoins familiers en pays toy, on trouve: LAVANTÈS, PRISSÉ, SABATHIER, GABIN, ANTHIAN, GAY, PÉLEGRY, CAZAUDEBAT, POURTET, ANNETTE, CASTAGNÉ, LOO, SANTOLARIA, BUISAN, TISNÉ, SABATUT.

Bibliographie: Une particularité Pyrénéenne: Conférence donnée le 2 octobre 2004 à Toulouse par Michel SAUVÉE - Blog Maité-Corsinette (2016) - Les noms de famille des Hautes-Pyrénées. Archives et culture – Dictionnaire étymologique des noms de famille gascons, Michel GROSCLAUDE, Editions Radio Pais.
Images: Loucrup 65 et Collection privée

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