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Sur des airs d'opéras modifier

par Dominique Henri LAFFONT

Un festival nommé «L'Opéra au Sommet» a enchanté, au début du mois d'août dernier la Vallée Toy. L'opéra est venu en effet vers elle, recherchant à la fois ses sommets mais aussi voulant montrer l'excellence de cet art.

Cette initiative a vu le jour en 2017 à la suite de la rencontre de Patrice Wuillaume, maire d'Esquièze-Sère avec un ténor enfant du Lavedan, Victor Dahhni, et d'une soprano Souad Natech, fondatrice de la compagnie «Opera ex Nihilo».

L'objet même de cette troupe est de sortir l'opéra de ses frontières hiératiques, de le rendre accessible à un plus large public et aussi de le dépoussiérer. Comme le souhaite son programme, cette troupe veut «emmener l'Opéra la où on ne l'attend pas». Ce festival lyrique et musical, au mlieu du mois d'août, a cherché à conquérir un public valléen mais aussi de touristes.

En 2021, après une année de silence due à la pandémie, le festival a pu se dérouler du 3 au 7 août, tout en respectant les gestes barrières et avec le pass sanitaire. Ainsi, au cours de cinq soirées, une douzaine d'artistes se sont produits devant un public qui emplissait soit un chapiteau aux sièges rudimentaires, monté pour le festival près de la mairie, soit l'imposante église de Sère renommée pour son acoustique.

Le chapiteau permit durant dans une première soirée de présenter une opérette de Massenet, oeuvre évoquant un thème oriental, puis le lendemain un spectacle inventif, une sorte d'impromptu, que deux chanteurs et un pianiste interprétèrent sur un choix demandé au public. La troisième soirée mit en scène un opéra italien de Leoncavallo (1858-1918) dont le thème évoque la tragique histoire d'un comédien dit Paillasse: cette oeuvre inspirée d'un fait divers est servie par une musique passionnée et des airs dramatiques auxquels la troupe entourant un ténor et une soprano aux voix captivantes interprêterent suscitant emotion ou admiration si l'on en juge par la chaleur des appaudissements.

Deux autres moments se déroulèrent sous les voûtes romanes de l'église de Sère. L'un fut consacré à un récital de piano à quatre mains féminines et qui exécutèrent de façon passionnée des musiques d'origines diverses et présentèrent des extraits de Dvorak, Borodine, d'u ballet «Casse-noisette» et une fantaisie sur le thème sur «Porgy and Bess». La dernière soirée constitua un véritable gala de clôture, qui offrit un florilège d'airs d'opéras en duos ou ensembles, allant de Bellini à Donizetti en passant par Mozart avec la Flutte enchantée sans oublier quelques célèbres partitions italiennes. Ces rencontres par leur diversité et leur éclectisme ont permis d'entendre et d'applaudir des véritables virtuoses, tenors, barytons, sopranos et mezzo-soprano; parfois entrecoupés de voix enfantines Et cela est d'autant plus à souligner que les moyens scéniques étaient limités et les orchestres absents et que nos deux pianistes et les metteurs en scène de l'équipe ont agréablement suppléés.

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