L’homme attaché aux vertus
par Laurent MAJESTÉ
Le sept février deux mille vingt le bâtiment à l'enseigne «le forum» à Luz-Saint-Sauveur est le théâtre d'une superbe soirée empreinte d'amitié et de partage. L'auteur de cette rencontre n'est autre qu'un homme de grand talent et de devoir. Enumérer les nombreux autres qualificatifs qui lui sont attribués serait prendre le grand risque d'en oublier des principaux. Cette rencontre fort bien pensée et organisée a au préalable nécessité un puissant appel de mémoire pour retracer les dix années passées en pays Toy, pour marteler les faits les plus importants qui ont marqué cette décennie. Rien n'a été négligé ni oublié. Au contraire bien réactualisés et expliqués à tel point que les nombreux amis qui occupent La grande salle du forum se pressent au devant du podium à la recherche de la meilleure écoute. D'ailleurs la grande salle apparaît d'une dimension réduite tant les amis sont nombreux. Celui qui vient dire adieu ou au revoir n'est autre que le major de Gendarmerie Yves Moreilhon juste avant de quitter le pays Toy pour une retraite méritée.
Derrière le pupitre l'acteur l'orateur s'adresse à l'auditoire. À partir de ce moment plus un bruit. Seule sa voix résonne. Les mots qui composent les phrases captivent. Son discours n'est entrecoupé que par des applaudissements très nourris. Le texte en sera le suivant:
Madame la Députée, chère Jeanine, mesdames les Sénatrices, chère Viviane et chère Maryse monsieur le conseiller départemental, cher Louisou, monsieur le Maire, madame la Sous-Préfète, mon Colonel, mon Capitaine, mesdames et messieurs les chefs de service, mesdames et messieurs les élus, mesdames et messieurs les Officiers, sous-officiers, retraités, de la gendarmerie, de la Police Nationale, de l'armée de terre, de l'armée de l'air, des sapeurs-pompiers, jeunes gendarmes adjoints volontaires, mesdames et messieurs, chers amis.
Merci tout d'abord pour ces propos laudatifs même si je doute qu'ils puissent qualifier aussi avantageusement un aussi petit homme. Mais cela m'importe peu, je vous ferai l'aveu, d'apprécier à leur juste valeur ces louanges rendues de mon vivant et en mesure le goûteux privilège.
Merci à vous Monsieur le Maire pour avoir mis à disposition de cet évènement cet extraordinaire antiquité romaine qui ramène Napoléon III à son état de benjamin.
En premier lieu, je tenais à tordre le cou à une rumeur persistante selon laquelle, je quittais le Pays Toy, pour bénéficier d'une promotion. Dans notre jargon, nous parlons d'avancement. La question que je vous pose à mon tour. Une promotion au-delà de ce territoire existe t'elle? La réponse est contenue dans la question et d'évidence elle est négative.
La deuxième précision que je souhaiterai apporter étant que je ne prononcerai plus le mot retraite, ce terme étant peu glorieux pour un homme de devoir. La vérité provenant parfois de l'autre côté de la chaîne pyrénéenne, fait état de «jubilation». Pardonnez chers linguistes hispanisants ma jota imparfaite, mais ce terme paraît plus approprié à ma situation. Ce soir, en votre honneur je vous propose «le chant du cygne» à la version «Toy». Je jouerai, non sans quelques craintes, car abattre comme unique carte, celle de la sincérité, rend l'exercice périlleux. Votre présence ici, en très grand nombre, constitue une véritable reconnaissance de l'action de la gendarmerie en «Pays Toy». En outre, elle me conforte à l'idée que je ne pouvais rêver d'un meilleur départ. Dans une vie professionnelle, nous sommes les témoins souvent passifs, de beaucoup de départs, avec une marge, la sienne, qui se rétrécit au fil du temps, telle une peau de chagrin. Tant et si bien que le jour, où son heure arrive, il est difficile d'en percevoir l'imminente issue. Pour qui sonne le glas! Par conséquent, je vous invite à l'indulgence, car voyez-vous, c'est la première fois que j'assiste à mon propre départ. D'ailleurs vous ne me ferez pas l'offense, avant de nous dire adieu, de me priver d'un dernier discours, d'Abondance. Comme à un vieil homme à qui l'on accorde une dernière volonté.
Le service public comme un hymne à l'amour Une vie consacrée à la défense du bien commun. Ce service public si joliment enserré dans cette jolie formule: «Le service public c'est le patrimoine de ceux qui n'ont rien». La qualité requise? L'atout maître? Le cœur, cette qualité qui a du sens. Il s'ajoute par son essence à tous les autres sens. Le toucher pour ressentir, l'écoute qui apaise, le regard qui dissuade ou comprend, le goût du travail accompli, l'odeur du terroir. L'humain avec un grand H écrit en lettre capitale. Cet humain qui doit présider à toute autre considération. Les 3 H mon Colonel, comme humanité, humilité et humour. Le H d'une humanitude si chère à Cathy qui résonne en moi par son bel effet sémantique. Je déplore aujourd'hui que ce terme évocateur de bienfaits soit en mille lieux, dégradé, disgracié, outragé.
Une cérémonie de départ vers de nouveaux horizons ne se résume pas à l'édification d'un culte de la personnalité. Non, c'est surtout l'occasion de rendre hommage, d'adresser publiquement, solennellement, sa gratitude aux personnes qui ont contribué à votre construction de chef. Des personnes sans qui, le champ des possibles, eût revêtu une mine peu reluisante. À cet égard, en Pays Toy, des gendarmes s'évertuent à redonner au service public ses lettres de noblesse, son lustre originel. Le gendarme devient tour à tour, dans une parfaite synchronisation, le conseiller, le guide, le père fouettard, le sauveteur, l'agent verbalisateur, le montagnard aguerri, l'exemple, l'ami, le médiateur, le dernier rempart. Vos efforts conjugués ont dès à présent permis d'inscrire la brigade de Luz dans son biotope montagnard. Intégré, enraciné au cœur d'un territoire à l'histoire ancienne, riche et douloureuse, nous nous adaptons et sommes garants des équilibres d'une société rongée par le doute et la peur. L'émanation de ce si rassurant sentiment de sécurité est l'œuvre de femmes et d'hommes résolus et convaincus qui veillent jalousement à sa réalisation. Je souhaiterai ce soir mettre en avant quelques uns d'entre eux. Mes fidèles de la première heure, mes glorieux anciens. Vous, dont la bravoure, la discrétion se confond à une si rare loyauté, me pardonnerez cet intimidant éclairage.
Le «vous» est toujours préférable au «je». - Bernard et la doyenneté en récompense. Que d'aventures épiques. Une jeunesse retrouvée. - Philippe et ton sens de l'hérédité. Celte, certes. Philippe et ce devoir de mémoire si précieux. - Didier et ton sens de l'accueil si âprement défendu. Un accueil sans écueil, sans charte ni slogan. Un accueil à la dimension humaine et chaleureuse. Un accueil cristallin. - Michel et l'ambition sans cesse renouvelée de perpétuer la transmission de notre héritage à notre jeune relève. Notre histoire, nos traditions, notre savoir-faire, notre savoir vivre, notre savoir être contenues dans ce célèbre chant spartiate «Nous sommes ce que vous fûtes, nous serons ce que vous êtes». - Bruno et la défense de l'unité. «Vivre et agir». Vivre en symbiose avec le milieu qui nous environne. Vivre et lutter, pour enfin un jour, recevoir ces tant désirés ballons rouges comme un dernier présent. - À toi Nathalie, fidèle et précieuse adjointe. Tu arrives, je pars, mais je ne trahis pas. - À vous jeunes et ambitieux héritiers, nourrissez-vous sans retenue du fruit de vos aînés. Et si cette expérience était unique? Un jour, peut-être, comprendrez-vous que nous nous sommes battus pour vous. - À vous enfin mon Capitaine. Cette brigade est sans conteste et en toute objectivité, au moins la plus belle de France. Je vous en confie la garde. Mon rôle à la tête de cette unité de caractère a été facilité par la simplicité de mes objectifs. Contrairement à l'étymologie du mot travail qui doit être défini comme un lieu de souffrance, je me suis érigé devant cette fatalité en dépositaire et garant du «bien être» de mes subordonnées. Sans complaisance, avec toujours en cap indépassable, l'impérieuse nécessité d'offrir un service public de première qualité, au visage humain. Et comme la vérité provient toujours de la bouche des enfants, je me permets cette agréable digression. Ce concept voyez-vous, a été repris voire amélioré par mon petit-fils Baptiste qui m'a déclaré spontanément, l'avant-veille de Noël, alors que nous évoquions le travail de sa maman: «Mais papy le boulot c'est rigolo car on est jamais tout seul». Amusé puis interloqué par pareille répartie, mes interrogations laissaient rapidement place à une véritable confirmation. J'avais eu raison très tôt. Chacun d'entre nous se devait de replacer le travail au centre de sa véritable utilité. Un lieu d'échange, de socialisation, de valorisation de l'individu, le préalable à toute vie en société. Un travail en fragrance. Que de rires à gorge déployée! Que de bonheurs partagés! Que de saluts matinaux cérémonieux! Ah ces colères dévastatrices! Ma plus grande réussite professionnelle dépasse le cadre des nombreuses récompenses qui m'ont été généreusement attribué. D'ailleurs, au dos de chacune d'entre elles, pourrait figurer le nom de l'un de mes hommes. Car la réussite est d'abord collective avant d'être individuelle, comme les deux faces d'une même unité. Mes supérieurs ont su reconnaître le chef qui sommeillait en moi. Ils ont su composer avec mon exubérance, mon esprit aiguisé, mon chauvinisme, ma fougue, mon originalité. En échange vous n'avez jamais eu à douter de ma loyauté ni de mon sens affirmé des responsabilités. Merci à toi tout particulièrement cher Stéphane. Non la plus belle réussite, pour laquelle je puis immodérément m'enorgueillir en ce jour si particulier est celle de la création de ce label d'identité, de cette marque déposée à l'accent résolument autre, le «Major Toy». Cette distinction me procure une fierté ardente et inextinguible. Une unité en identité.
Je suis d'ailleurs intimement persuadé, mon Colonel, qu'à ce titre, la recette, permettant d'optimiser ses chances de réussite dans l'exercice de son commandement est d'aimer sa terre d'appropriation et d'aimer ses hommes. Aimer sans faiblesse et sans calcul. Servir ne doit pas être une charge qui inhibe, qui paralyse. Servir est un honneur qui se dispute au privilège. Ces dix années passées sur cette terre âpre et attachante sont parvenues comme par enchantement à donner à l'histoire des vingt-quatre années de service précédentes une importance seconde. Des souvenirs gais, des souvenirs tristes. Un retour sur 2013, cette année honnie puis fondatrice qui a fait couler tant de sang et de larmes. Un pêle-mêle évocateur enchevêtré en quelques strophes poétiques clamées au fond de la Prade. Ô rage, Ô désespoir, Ô vieillesse ennemie. - des avalanches et des nuits blanches, - des chutes de pierre et des prières, - des pluies diluviennes imprévisibles, - le vent et la force des éléments. Accepter, pour mieux vaincre cette cruelle injustice. Apprend qu'un homme n'est pas plus qu'un autre, s'il ne fait plus qu'un autre. - une tragédie et des destins brisés, - des destructions pour combien d'abandons, - des douleurs et des peurs, - la solidarité pour résister. Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme de volonté. La grimace était son visage et Esméralda apparût - des gendarmes boulangers et des gendarmes postiers, - des pompiers mobilisés et des villages associés, - des poignées de mains et des embrassades, - des rires redevenus nombreux et des pleurs rares. Se servir du passé pour optimiser l'avenir. Orphée a retrouvé Eurydice au fond du cirque et lui crie son amour - se rappeler et témoigner, - une prédiction pour un heureux destin, - des traits d'esprit sans ironie, - des tours de France en délivrance. De la passion en guérison. L'équilibre, l'efficacité ne sont rendus possibles que si un réseau partenarial pertinent, comprenant l'ensemble des acteurs de notre vie valléenne, autarcique souvent du fait du déchaînement des éléments naturels, fonctionne, interagît en confiance et en parfaite harmonie. À cet égard je me félicite des rapports cordiaux, que nous entretenons avec les sapeurs-pompiers des centres de secours de Luz, Barèges et Gèdre. Votre action et votre engagement sont méritoires.
- Les services du Conseil Départemental dirigés par toi, cher Raymond, qui veillaient jour et nuit à l'entretien de notre réseau routier avec une belle réussite. J'associe à votre équipe, Francis Bernat Salle. Cher Francis, le destin t'oblige à mener un autre combat. Tu y fais face avec la force, la générosité et la dignité qui te caractérise. - Le Parc National et la défense de cet environnement merveilleux et unique. - La commission syndicale qui travaille d'arrache pieds pour entretenir notre belle montagne. Oui cela m'agréé chère conscrite. - Les agriculteurs et leur ancrage viscéral sur la terre de leurs ancêtres dans la préservation de ce si fragile patrimoine. - Les soignants si bienveillants, les commerçants si accommodants. - Vous mesdames et messieurs les élus qui œuvraient dans l'intérêt de vos administrés. - Vous mesdames et messieurs les responsables et professionnels des stations de ski tenus de perpétuer ce rêve en blanc. - Les CRS en montagne du poste de Gavarnie pour nos relations franches et cordiales. - Vous amis militaires des centres de Barèges, toi cher Thierry, toi cher Stéphane, pour votre concours précieux jamais démenti et nos relations amicales. - Aux représentants du SIVU d'électricité et de l'EDF. Que serait Luz sans lumière? - Aux services de l'Office Départemental des Sports des Hautes Pyrénées dirigés magistralement par un tandem à l'énergie et à la passion communicatives, je veux parler d''Anne Cabanne et de l'incontournable et si précieux Marc Bruning. Que serait sans vous le sport dans notre département? - À vous quatre mesdames, en l'honneur de votre savoureuse bienveillance et de votre attachement à notre unité, - À vous tout particulièrement Mme la Sous/Préfète pour avoir fait en sorte d'être présente ce soir, mon immense gratitude. - Vous toutes et tous enfin, ici réunis dans une même fraternité, dont je ne peux vanter les mérites par manque de temps. Un immense merci. Une note d'humour à présent. Les ex 17 communes du Pays Toy vues sous un angle pittoresque: - Luz-St-Sauveur, 3 divines providences contenues en un seul nom, comme en un lieu d'éternité - Chèze en mal d'assise, - Sassis comme un air de Provence, - Esterre et le seul feu tricolore redevenu médiéval, - Betpouey, de Bolou à Lumière, - Viella, pour qui sont ces rochers qui sifflent sur vos têtes? - Viscos et son pic éponyme, - Viey. Déjà si vieux? - Gavarnie et son cirque. Quel festival! - Sers le village le plus ensoleillé d'Europe, - Vizos comme devise Rose, - Grust et la lumière de l'Ardiden, - Saligos, direction Côt de Yeous, - Esquièze-Sère, le nouveau Trocadéro, - Gèdre, J'ai droit de reconnaître que Troumouse a supplanté Baroude, - Sazos. De lavoirs en fontaines, - Barèges enfin, et son Géant le regard perdu dans les étoiles. Avant de prendre définitivement congé, et gagné déjà par une irrépressible émotion à vivre bientôt, je citerai Confucius: «On a deux vies, la deuxième commence le jour où l'on s'aperçoit qu'on en a qu'une!». Fort de cette prophétie qui a tout récemment guidée ma réflexion, je m'adresserai à ma famille qui a autorisé mon accomplissement professionnel. Ce deuxième départ commence aujourd'hui avec vous. À vous mes deux formidables filles qui avaient grandi, un peu, beaucoup, en l'absence de votre papa, ces quelques vers sublimes de Victor Hugo: «Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin, de venir dans ma chambre un peu chaque matin. Je l'attendais ainsi qu'un rayon qu'on espère.
Elle entrait et disait: «Bonjour mon petit père». Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s'asseyait sur mon lit, dérangeait mes papiers et riait». Puis soudain, s'en allait comme un oiseau qui passe». Qu'est ce qui me prend? Je me sens soudain tout drôle. Comme si j'avais un oiseau posé sur mon épaule. Qu'est ce qui m'arrive aujourd'hui? Comme au premier jour je suis amoureux de ma femme. Oui chérie, je te remercie publiquement, c'est bien la moindre des choses, d'avoir accepté avec amour que je te sacrifie un peu, beaucoup à mon métier de gendarme. Nous avons opté pour le célibat géographique et ses vicissitudes, mais en échange je t'ai assuré que le rouge de toutes les passions, ce rouge là, te soit éternellement réservé. En conclusion et dans un dernier élan, je remettrai à l'honneur l'unité. Une brigade c'est une forteresse inexpugnable, c'est l'adhésion à une vision commune, la défense du bien commun. Une proximité montagnarde, authentique, atypique, conduite par une relation de confiance mutuelle. Je souhaite de tout mon cœur que ce modèle que je juge indémodable en territoire montagnard puisse se perpétuer après moi. Je suis intimement convaincu que mon successeur saura se montrer à la hauteur de l'enjeu. Cette décennie en Pays Toy fût une révélation. Elle a façonné l'homme que je suis. Elle l'a rendu plus fort, plus courageux, plus sage, plus homme que jamais. Mais je pars sans regrets car rendons le passé au passé. J'ai dessiné des perspectives radieuses où mon énergie, aura encore un rôle à jouer. Pas en figurant mais en acteur principal. Il sera alors grand temps de m'adonner aux joies de la grande parentalité et de veilleur amoureusement sur ma famille. Vous m'avez témoigné de nombreuses marques de sympathie. A l'annonce de mon départ des personnes se sont dîtes: «peinée, touchée, émue, atteinte». Ces aveux étaient frappés du sceau de la sincérité et je vous en suis profondément gré. Cette reconnaissance est le point d'orgue de ma carrière, l'apothéose d'une symphonie merveilleusement achevée. Mais je ne pars pas tout à fait, car j'emporte avec moi à Escala, et en moi, le souvenir de cette vie sociale enviable et mémorable, l'image ou une pensée de chacun d'entre vous. Si vous deviez garder une image du «Major Toy» ce pourrait être celle d'un homme profondément attaché aux vertus humaines. Un homme qui a aimé et défendu votre territoire, sans peur et sans reproche. Napoléon disait: «La plus grande des immoralités est de faire un métier qu'on ne sait pas». Le mien je l'ai aimé, ça je le sais. Même si pour paraphraser Jean Gabin, je sais, je sais qu'on ne sait jamais. «C'est le chant du cygne!». Le Major Toy meurt ce soir mais il ne se rend pas. Merci Et comme le chant tient une place considérable dans le cœur des montagnards que nous sommes, j'appelle Charlie à me rejoindre sur l‘estrade.
Conclusion
L'économie montagnarde de la vallée de Barège, ne peut pas ne pas penser à celles et à ceux qui n'ont pu partager ce moment, cette soirée. Chères amies lectrices, chers amis lecteurs, vous pourrez du moins en parcourant la prose précédente, vous faire une idée de l'homme. Celui qui pendant tout le temps passé en pays Toy a favorablement servi la fonction publique. S'il a été à charge de responsabilités en assurant le commandement de l'unité de Gendarmerie; il s'est montré aussi à la hauteur de votre sécurité globale, individuelle, attentif, compréhensif. Nous avons tous ensemble à lui dire merci.
À la montagne tous les meilleurs moments finissent en chanson. Ce qui fut fait. Sous la houlette de «Charly», Jean Louis Trey, l'assemblée enflamme la salle de ce chant merveilleux d'Edmond Duplan «Le refuge». En disant adieu à l'institution, Yves Moreilhon dit aussi au revoir au pays Toy. L'économie montagnarde et ses adhérents au travers de la plume du rédacteur de l'introduction et de la conclusion expriment de la gratitude à celui qui va poursuivre maintenant, sereinement les belles années de liberté. Bonne et heureuse retraite à vous Yves, avec votre famille sur cette nouvelle terre de vie à ESCALA -65-. Soyez assuré de notre souvenir le meilleur.
Le 1er Avril 2020 l'adjudant-chef PAUILLOUT, prendra officiellement le Commandement de l'unité. Que cette personne soit la bienvenue sur notre terre d'accueil.