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SANTÉ EN PAYS TOY

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Lucien PLANTÉ modifier

Médecin et pharmacien

par Maurice PÉLÉGRY

Lucien, Pierre, Christian, Dominique Planté (1893-1977) est né à Vizos le 7 octobre 1893. Il exercera la profession de Propharmacien, c'est-à-dire qu'il était médecin autorisé à délivrer des médicaments dans les localités où il n'y avait pas d'officine, notamment dans des zones très reculées comme les régions montagneuses, difficilement accessibles en hiver. Il était donc de fait le premier médecin et aussi le premier des trois pharmaciens de la grande lignée Planté. Son parcours était atypique pour cette époque.



Il est le second enfant de Jean, Baptiste, Adolphe Planté (1864-1928) et de Joséphine Péré (1864-1912). Après sa scolarité à Luz, il commence, en 1913 des études de médecine, mais sera mobilisé le 2 août 1914 au 58e régiment d'artillerie comme 2ème classe. On le retrouve médecin auxiliaire en 1915, puis au 1er régiment d'artillerie de montagne. En 1918, il est sous aide major, puis il rejoint la 14ème section d'infirmiers.

Par la suite, en fin d'année 1918, il est affecté au 109ème régiment d'infanterie et dirigé à Montpellier pour y poursuivre ses études médicales. En 1920, il est médecin de 2ème classe, puis Médecin de 1ère classe en 1924. Il rejoint alors LuzSaint-Sauveur. Avant cette date, lors de la poursuite de ses études à Montpellier, il retrouve, son oncle Bernard, Paul Planté (1865-1933) qui était enseignant. Son oncle, par son premier mariage à Foix, le 22/04/1889, épousa Marguerite Bordes, tailleuse d'habits.

Leur seconde fille, Antoinette (1891-1942), institutrice, épousa son cousin germain, le futur docteur Lucien Planté, à Esterre, le 30/11/1918. Ils eurent trois enfants : Marguerite (1920-2013), épouse de Michel, Henri, Pierre Brient (contrat de mariage le 31/07/1943 à Longjumeau, Essonne), décédée le 1/01/2013 à Carpentras (Vaucluse). Puis Jean-Bernard (1921-2013) qui sera médecin à Rambouillet (78) et le dernier Bernard, Joseph, né à Luz (9/03/1924) et décédé à Massy (16/04/2020), courtier d'assurances. Les deux premiers enfants, Marguerite et Jean-Bernard, étaient nés à Saint-Brès dans l'Hérault.



Le docteur Lucien Planté installe son premier cabinet médical et sa pharmacie, au pied de la côte d'Arnaud, à Luz (voir introduction pharmaciens de Luz). Il participe grandement à la vie locale puisqu'il est maire de Luz de 1925 à 1929, entre Henri Laborde (1919-1925) et Bastien Crampe (1929-1935). Il était décrit comme un médecin bon et dévoué, qui n'hésitait pas lui aussi à braver d'importantes quantités de neige, pour aller assister un mourant à Gèdre dessus. Il ne faisait pas toujours payer ses malades, au grand dam de son épouse Antoinette. Lucien avait pour ambition cachée de créer d'abord un premier dispensaire, puis une clinique à Luz. Au recensement de 1936, il est noté que le couple résidait à Luz. Lucien décida d'aller plus loin dans son parcours politique et se présenta comme Conseiller Général.
Sachant qu'il était aimé de beaucoup et qu'une grande partie de sa clientèle lui était redevable de sa générosité, il considéra qu'il était inutile de faire campagne. Mais la logique des élections n'est pas toujours conforme à la logique des hommes. Il fut battu, par un certain Urbain Cazaux. Très affectée par cet échec, son épouse Antoinette, en guise de représailles, arriva à convaincre son époux de quitter définitivement ce Luz ingrat. Il partit ouvrir un cabinet à près de 900 km de son pays, dans l'Essonne, à Massy. Par la suite, son épouse Antoinette, née dans l'Ariège à Foix, le 1/05/1891, décèdera à Foix le 28 février 1942, à l'âge de 50 ans. Lucien restera dans l'Essonne. Nous sommes dans les années de la seconde guerre mondiale. Sa fille, née en 1920, se marie avec un contrat de mariage à Longjumeau en 1943. En août 1944, il organise un poste de secours à l'école Gambetta à Massy. Il se remarie en 1947 avec Marie Dominique Vayssière, mais il redevient rapidement veuf, car sa seconde épouse meurt lors d'une croisière. Il exerçait alors au 27, rue de Longjumeau à Massy (Essonne). Le Dr Lucien Planté était très attaché à ses racines. Il laissera l'image d'un homme brillant et élégant, qui choisissait ses costumes chez Malaury à Tarbes. Pour la Saint-Michel, ses fils étaient chargés de lui ramener beaucoup de viande du pays. Même dans la banlieue parisienne, il faisait venir ses chiens labrits de chez Germain Castagné, du Mourgat à Gavarnie. Loin du pays Toy qu'il avait été contraint de quitter, il est décédé, à Orsay, le 19 janvier 1977.

Sources: Archives départementales des Hautes-Pyrénées et de l'Ariège - Site Geneanet: arbre Gérard Villet (arbrege82) - Les pages de Jacques Ghémard, site 7rdp.fr

Légendes complètes :
3 - Devant le cabinet à Luz, de gauche à droite: Antoinette, Bernard, Marguerite, Lucien et Jean-Bernard

Lucien PLANTÉ

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Antoinette PLANTÉ

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Devant le cabinet à Luz...

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