Barèges : Funiculaire
Ils ne lâchent pas !
par Philippe LEBLANC
Depuis des années, Funitoy, qui vient de tenir son assemblée générale, se bat pour la résurrection ou au moins le maintien du funiculaire de l'Ayré, qui a permis à Barèges d'être une des toutes premières et plus grandes stations de ski de France, avant-guerre déjà. Y croient-ils encore? Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir et le funiculaire de Pau a bien été arrêté pendant 12 ans avant de repartir. S'il s'agit sans doute d'un problème d'argent, c'est aussi une question de volonté politique et ça peut très bien changer. Il a bien sûr été quelque peu question de l'autre remontée, qui devrait joindre l'Hospitalet au Lienz et qui en est pour l'instant à son deuxième dépôt de permis. La construction de celle-ci gomme en effet soigneusement le funi qu'elle écorne au passage puisqu'il faudrait sans doute démolir une partie de l'infrastructure de celui-ci. Et dans le bureau, il y a des gens qui savent de quoi ils parlent, connaissent le terrain peu stable au demeurant, et savent lire un plan: un spécialiste de remontée, un ancien directeur de station…
Funitoy regrette aussi que l'exposition qu'elle présentait depuis des années à la gare de départ du funi soit fermée, ce qui «constitue un manque», notamment à Noël où les gens sont souvent friands d'apprendre et visiter et cherchent de l'animation. Comme si, là encore, on voulait gommer le passé, faire oublier le funi et ce qu'il a apporté à Barèges. Il s'agit en effet, dixit l'association, de peu de choses, un extincteur, un signal d'alarme… mais surtout d'une convention en bonne et due forme avec la municipalité pour le prêt des locaux. Le funi aurait été aussi, surtout l'hiver où l'accès au pic du Midi est impossible, quand la station n'est pas ouverte par manque de neige, une excellente alternative. Il a l'avantage d'être utilisable été comme hiver, alors que l'on voit mal ce que la remontée jusqu'au Lienz peut apporter l'été et comment elle peut s'amortir. Des pistes déjà évoquées: un chemin depuis la gare du haut vers la Glère, une super tyrolienne depuis celle-ci jusqu'à la Laquette, un truc qui marche très bien dans des stations alpines avec ici un accès direct.