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Octobre 2015-La classe 70 se réunit à Esterre (2) modifier

Épisode 2

par Maurice PÉLÉGRY

Publié sur Facebook en Octobre 2025
Le cochon de lait et le karaoké du Bastan.
Samedi 18 octobre 2025. Vers 14 heures, après les verres de l'amitié améliorés d'amuse-bouche, le signal est donné de rejoindre non pas la table des négociations, mais bien celle des ripailles. Alors là, mes amis, le Franck évoqué à l'épisode précédent nous a sorti un cochon de lait « ave » la farce, accompagnés d'un duo de gratin, dauphinois et courgette. Un vrai repas de Gaulois «réfractaires»!
Le ton montait et les pommettes commençaient à rosir. C'était le moment de confronter les tessitures et d'envoyer la farandole des arpèges. Pour l'occasion, Jimi Hendrix descendu des Astés pour l'occasion, au cap nettement moins garni que du temps de Woodstock, tendance plutôt «cap pelat», avait rejoint son complice de récital, Charly et son double, à savoir, sa relique, l'accordéon roi de la fête. Une première parodie du roi Hallyday, rien que cela, fit monter le rire d'un cran : «Pour nous, la vie va continuer, au pays Toy notre vallée, là où nous avons tous passé, nos plus belles soirées d'été, durant nos plus jeunes années.» Aqui que làs!
S'en suivi l'hommage au Gilbert national: «Toi qui souffres des genoux, toi que l'escalier torture, si tu trouves la vie dure, c'est pas tout. Quand ton dos, tes bras, tes mains, te rappelleront ton âge, même si tu as été sage, tu sais bien» et le refrain repris à tue-tête par le chœur montagnard: «L'emmerdant c'est l'arthrose, crois-moi.»
Afin de se dérouiller les dites articulations, le maître de cérémonie invite à un madison endiablé. La rigolbochade est à son paroxysme. On ose même un duo de pachito el chocolatero. Jamais deux sans trois. Jean-Claude Sanyou rejoint le duo complice pour lancer le karaoké du Bastan. Tout le monde peut se produire. Nous découvrons même un nouveau talent, Henri du Saussa, saltimbanque conteur, tout en gestuelle. La poignée de Toys se gondole, les vaisseaux du cœur se dilatent. Il est où le bonheur, il est où ? Ce jour d'octobre à Esterre… « Notre jeunesse est bien loin, et nos cheveux blancs l'attestent, mais si nous gardons en tête, la raison ; nous nous sentirons très bien, tant que les amis qu'on aime, resteront pour nous les mêmes, et oublions : l'emmerdant c'est la névrose, crois-moi».
Finalement: «Le bel âge après tout, c'est celui où l'on sait à quels rêves on tient le plus et celui où l'on peut encore en réaliser quelques-uns».
À demain pour l'épilogue.

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