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Le courrier des lecteurs modifier

par Anne-Marie MARCHAND, Claire RENARD et Maurice PÉLÉGRY

Les retours liés au «En Baredyo» de juin 2025 ont essentiellement été faits par courriels, par appels téléphoniques et par échanges au cours de sorties en ville, très peu par écrits manuscrits.
Que de temps passés par Maurice, Anne-Marie, Claire, au téléphone, devant l'ordinateur, à recevoir les personnes ou encore en étant arrêtés quand on pointe le nez dehors !!!
Il paraîtrait que certains se posent la question de savoir quel est le plus tchatcheur de Maurice et de Claire. Là vous exagérez, si vous nous posez des questions, c'est bien pour qu'on vous réponde, non?
Ces deux écrits manuscrits quand même pour le plaisir :

Nous avons eu la surprise de recevoir 5 lettres de lecteurs tellement émerveillés par la revue de juin, qu'ils demandaient qu'on leur pardonne leur retard d'adhésion 2025 et pourtant non, ils étaient bien à jour pour 2025 et ce depuis février. Plusieurs avaient en plus eu la gentillesse d'augmenter la cotisation avec un don supplémentaire, ainsi nous avons déjà 5 adhérents à jour pour 2026 !

Erratum page 41 du « En Baredyo » de juin 2025. Le bateau a malencontreusement été noté sous un faux nom, celui qui suit est le vrai:

Un mea culpa du Président : l'oubli de « Nine » rien que ça !!!

À propos de « Nine » Vergez, So de Piot.
Dans le dernier numéro En Baredyo de juin 2025, qui traite, à la page 50, des Émigrés sportifs Toy, nous avons involontairement omis de rapporter le parcours de « Nine » Vergez, de Luz. Ce genre d'omission aurait pu déclencher de sévères représailles, pire qu'une guerre de 100 ans. Mais c'est mal connaître la petite « Piot » qui a certes son franc-parler, et c'est mieux ainsi, mais qui est surtout un « monstre » de dévouement et de générosité pour notre association. Puissent ces quelques lignes ci-dessous réparer cette mauvaise erreur afin de ranger les baïonnettes, au moins jusqu'aux municipales. À propos de « Nine » donc: après avoir fait sa scolarité à Luz, Clémence, car c'est son prénom voulait devenir professeur d'éducation physique. Le problème est que sa mère ne voulait pas. Même toute jeune, elle avait déjà, comment dire, un caractère bien trempé. Elle décida alors qu'elle ne ferait plus rien. Son père, après avoir travaillé dans l'entreprise des cars Castéran, à Barèges, devint chauffeur de pain chez Vergez. Mais pour entretenir un peu plus la confusion, après leur mariage en 1942, le père de « Nine », Louis, Henri, Pierre, né en 1899, le même jour qu'Urbain Cazaux, décida lui aussi de créer sa propre boulangerie. Il vendait le pain dans une maison qu'ils occupaient sur la petite place du Cotillon, en face de la boulangerie Vergez, mais aussi par la suite à l'hôtel des Templiers. C'est la raison pour laquelle, encore aujourd'hui, on pense que « Nine » est la fille de l'autre boulangerie Vergez de Luz, alors que les deux familles n'ont aucun lien de parenté. Restée sur le refus de sa mère concernant la poursuite de ses études, « Nine » ne voulant toujours rien faire, sa mère lui dit: «  Là, tu as un torchon, prends-le et occupes toi de la vaisselle ». Malgré tout, en 1952, dès l'âge de 8 ans, elle rejoint le Ski Toy et commence son immersion dans le domaine du ski. C'était l'époque des Castille et Da Silva, une époque un peu différente d'aujourd'hui, avec moins d'encadrement. Les enfants faisaient quelques courses locales et régionales: « On se débrouillait un peu tout seuls, mais on savait skier, la poudreuse cela ne nous faisait pas peur. Mon père, de la maison Piot de Cabadur, m'amenait aussi le dimanche à Barèges et me confiait à Paul Arribet. En 1963, je suis partie dans les Alpes, faire un stage à Monnetier-les-Bains puis la même année, j'ai rejoint l'UCPA de Saint-Lary. » Elle est alors l'élève de Georges Adagas, de Gavarnie, qui va la former pour passer son diplôme d'enseignement du ski. C'est d'ailleurs lui, à l'époque, qui a formé un grand nombre de skieurs locaux. En 1964, elle rejoint l'UCPA de Serre-Chevalier puis, elle revient à Saint-Lary, pour finir son enseignement. Le grade de capacitaire obtenu, elle obtient le droit de poursuivre vers le diplôme d'État de moniteur national de ski alpin. À l'issue de cette longue formation, elle passe avec succès son « National » à Chamonix, et elle devient, ce que l'on sait moins, la première femme diplômée nationale de ski du comité Pyrénées-Ouest, les sœurs Delpeux de Luchon ayant eu la même qualification pour les Pyrénées-Est. Son certificat porte le numéro 2225, sachant que cinquante ans après les brevets validés sont au-delà du numéro 22.000.
« Nine » rejoint alors le Club Méditerranée. Elle y reste 5 ans, les grandes années fastes du Club, ce qui lui permet de découvrir d'autres stations en Italie, en Suisse et en France. Mais elle revient à Luz, deux ans avant le décès de sa mère qui ne pouvait plus rester seule, à tenir l'hôtel, car le père, Pierre était décédé en 1960. « Nine » reprend l'hôtel des Templiers qu'elle dirige et développe seule pendant 37 ans. D'abord en location (1952-1970), elle n'hésite pas à faire un gros investissement qui lui permet de racheter l'hôtel en 1970. Elle le développe, le met aux normes, en conformité et cet établissement devient un petit bijou, un cocon douillet, un petit hôtel de montagne chaleureux où l'on se sent bien. La restauration qu'elle assure au départ se transforme au fil des années en crêperie, après un marché de gré à gré réalisé avec une pure Bretonne: « Tu m'apprends à faire les crêpes et en contrepartie, je t'apprends à faire du ski. » Après le décès de sa maman, elle s'aperçoit vite que faire fonctionner un hôtel, c'est très aléatoire et que les pics de fréquentation, hors périodes de vacances, se situent surtout en fin de journée et en fin de semaine, mais surtout qu'ils alternent avec de longues périodes de calme durant la journée. Elle en profite donc pour continuer à entretenir ses capacités éducatives à ski et elle rejoint, au tout début de sa création, la station de Luz-Ardiden. Elle aide, avec Jean-Jacques Destrade, l'autre moniteur national à la création de l'ESF (École du Ski Français). Elle y restera 44 ans. Voilà l'erreur réparée. Un grand merci Clémence pour ton investissement.

Pour terminer, votre Chargée de communication éprouve le besoin pour répondre à tous les « bons conseils » reçus de passer par ce final. Y serez-vous sensible?
Pas sous forme manuscrite, l'arthrose sévit sur ma main droite, je sais bien que je ne suis pas la seule à affronter les dégâts de la vieillerie, mais quelle tristesse de devoir faire avec…enfin on s'en sort toujours, n'est-ce pas ?
Je vous avais prévu une « remontée de bretelles », mais mon cher Président m'a assurée que ce n'était vraiment pas à l'approche de Noël, ni bienvenu, ni sympa de ma part, alors, et je vous assure que ce n'est pas vraiment dans ma nature, j'ai suivi « l'ordre du chef » et vais me contenter d'écrire que vos compliments et flatteries : que j'aimerais s'ils n'étaient associés, pour plusieurs d'entre vous, à « il vous faudrait… pourquoi vous ne… », je ne peux que conclure par ceci :
« Engagez-vous, nous vous espérons depuis si longtemps ! »
Pour le plaisir...

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Encore...

Encore...

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Le bateau

Le bateau

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"Nine" VERGEZ, So de Piot

"Nine" VERGEZ, So de Piot

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