Correction manuscrite
: merci Henri L. Quel est le prénom de ton copain Gaby qui était aux Kerguelen
? (voir image 1)
Votre Chargée de communication se lamentait devant l'absence d'engagement nouveau à l'ÉM, à tort?
Quand deux forces solaires s'allient, qui pour leur résister?
63 ans les séparent, le «goût des autres» les soude.
Le père a bien fini par être au courant en lisant le projet de la revue pour décembre…
Texte de Mahana Pélégry:
Trois longues années que le journal «En Baredyo» a pris une place importante dans ma vie.
Il a le privilège d'être rédigé passionnément par maints natifs locaux, dont mon papa, Maurice, le certifiant authentique local, si ce n'est que pour conter histoires et savoirs sur le Pays Toy.
La problématique est là: la jeunesse…cette jeunesse qui manque.
Qui prendra le relais quand les rivières s'écouleront de plus en plus lentement vers la mer?
Qui s'occupera de la mémoire des fleurs reposant dans les vallées et cols?
Qui commémorera les hibernés?
La jeunesse… nous…enfants des pâturages, des forêts, des champs. Nous, descendants des Toys, nous qui portons le savoir des anciens.
Je n'ai que quinze ans. Contrairement aux grandes figures, je ne sais rien…et pourtant, cette envie que j'ai: apprendre, circuler, observer, vivre…je la tiens de mon cœur, comme tout autre humain devrait se résoudre à faire.
Jeunes pousses, je vous invite à lire: des livres, de l'information, du nouveau, de l'ancien.
Forgez-vous une culture de fer et de vert, les sages sont avec vous, avec nous.
L'article de André Baget a amené plusieurs personnes à arrêter dans la rue votre Chargée de communication pour lui dire à quel point elles avaient été sensibles à cet écrit, qu'il était si juste et les demandes «pourquoi ne pas écrire maintenant sur un tel et un tel…?».
Seulement nous ne pouvons pas dans «En Baredyo» faire un état complet de tout ce qui s'est passé à cette période, nous ne sommes pas une revue genre Historia Magazine ou une autre.
Pourtant l'envie, avec mes mots à moi, pas en français mélangé de patois comme je l'ai entendu, de vous raconter quand même le souvenir de Henriette, petite fille de cinq ans à cette époque, sa peur le soir tard, entendant les pas sur le chemin près de leur cabane isolée, les grandes personnes à la seule lumière d'un petit feu devant l'âtre, finissant par se confier «c'est…» et attendant le coup de fusil qui peut-être condamnerait à l'emprisonnement ou mettrait fin à une vie. Le lendemain, partant aux renseignements le plus discrètement possible «il s'en est tiré? oui? non?»
80 ans après, le souvenir de l'angoisse éprouvée par cette si petite fille est toujours là et son besoin de le confier à haute voix.
Une revue comme la nôtre suscite bien évidemment le besoin de compléter, rectifier ce qui est imprimé, notre devoir est d'en faire part à tous nos lecteurs.
«
L'UNESCO ET GAVARNIE»
Jean-Jacques ADAGAS, maire de GAVARNIE de 1989 à 2005, après avoir lu l'article paru dans «
En Baredyo» en juin 2024
: «
L'UNESCO et le Pays Toy» (signé A. Pujol-Capdevielle) demande aux responsables de la revue que paraisse en décembre 2024 l'écrit suivant.
Tout d'abord, je voudrais réaffirmer ici que c'est Patrice DE BELLEFON, guide de haute montagne, écrivain de grande qualité et membre de la Commission Supérieure des Sites à PARIS, qui est à l'origine de l'inscription de l'ensemble MONT PERDU au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.
La tournure générale de l'article laisse penser que les élus locaux n'ont pas soutenu ou même ont tenté d'empêcher la concrétisation de ce projet. Me sentant mis en cause en tant qu'élu local, je me dois de répondre afin de rétablir certaines vérités.
Les deux démarches Grand Site / UNESCO étant menées de front, un petit rappel historique s'impose
: la Mairie de GAVARNIE a signé le 2 juillet 1990 une convention, première en FRANCE, avec l'État, le Conseil Régional Midi-Pyrénées et le Conseil Général des Hautes-Pyrénées, avec pour résultat un investissement de 8 millions d'euros ; la fondation Gaz de France nous a aussi par la suite soutenus financièrement.
Jean FREBAULT, Directeur de l'Architecture et de l'Urbanisme, écrivait à cette occasion
: «
GAVARNIE trace les voies de l'avenir en affichant clairement que la mise en valeur de l'environnement est un préalable à une politique de développement économique, social, culturel. Ce 2 juillet 1990 restera une date historique au niveau national car c'est la première action engagée par l'État […]. Hommage des Ministères de l'Équipement et de l'Environnement à la Commune de GAVARNIE».
Compte tenu de l'exemplarité du projet, il nous a été demandé de le présenter lors de colloques à GRENOBLE, ANNECY, LA ROCHELLE, PAU…
Dans un deuxième temps, Patrice DE BELLEFON m'a informé qu'une reconnaissance mondiale était envisageable. J'ai immédiatement adhéré à cette idée et compris l'intérêt d'un tel label.
L'auteur de l'article, 27 ans plus tard, écrit «
La seconde démarche de Patrice DE BELLEFON fut d'approcher le pouvoir politique local, confiant dans l'appui que celui-ci pourrait lui apporter, mais vous le savez, avec ces gens-là, les choses ne marchent pas comme ça».
Définition de «
Pouvoir politique local»: «
Particulier à un lieu, par opposition à général, national»; les propos de l'auteur sont donc erronés.
Tout au long de mon mandat de Maire, mon Adjoint Pierre LATERRADE, Patron de l'historique Hôtel des Voyageurs, et moi-même avons toujours accompagné Patrice DE BELLEFON.
Voici quelques-unes de nos actions personnelles
:
- Adhésion à l'Association MPPM (Mont Perdu Patrimoine Mondial), dont le but était de travailler à l'obtention du label
- Aide à l'organisation annuelle de colloques en alternance GAVARNIE / TORLA
- Participation au film «
Les chemins du Mont Perdu»
- Participation à des dizaines de réunions au Conseil Général, au Conseil d'Administration au Parc National, au Conseil Régional, à PARIS…
- Accueil des experts de l'UNESCO, Messieurs Jim THORSELL et Martin PRICE, qui souhaitaient entre autres s'assurer du soutien des élus locaux et de la qualité paysagère et culturelle des lieux.
Le deuxième problème soulevé est la question du Festival. Je vous passe les détails mais je peux confirmer que j'acceptais d'assumer pleinement le dilemme entre ces deux questions car le Festival à court terme aidait les commerçants et le label UNESCO à long terme est bénéfique pour la vallée, le département, et même pour la France.
Page 53 rappel
:
«
Le dédain sans concession des élites politiques locales a été affligeant pendant trop longtemps et continue de laisser des traces négatives à ce jour».
«
J'ai pu compulser l'ensemble du dossier, plusieurs dizaines de notes, rapports d'experts, courriers émanant du ministère, de la région, du département, des communes et des personnalités politiques diverses. J'ai cru que je ne m'en sortirais jamais de tant d'opprobre et de médiocrité!».
Ce n'est pas convenable ; ce jugement me paraît très méprisant pour l'action et l'implication du conseil municipal de l'époque et pour d'autres élus (ministres compris) de plus haut niveau qui nous soutenaient.
De plus, il faut toujours vérifier ses informations
: Patrice DE BELLEFON n'était pas Président de MPPM, c'était Jacques GUIU, autre personnage remarquable et attachant. De plus, le siège social de MPPM se trouvait à la mairie de GAVARNIE et de l'ayuntamiento de TORLA
: autre preuve, si nécessaire, de l'implication des élus locaux dans ce dossier.
En conclusion, il appartient aux élus et aux habitants de s'approprier le Label UNESCO, si ce n'est encore fait, et de le faire vivre dans l'intérêt de tous.
Fait à GAVARNIE, le 16/06/2024
Jean-Jacques ADAGAS