Accueil
Rechercher
Revues
Articles récents
Les plus lus
Tous les articles
Livre d'or
Participer
Qui sommes nous?
Nous contacter
Abonnements
Ils ont aimé ♥
Cookies et données personnelles
Mentions légales
C.G.U.
Ouvrir un compte
Mon compte
Administration
Se connecter
Se déconnecter
menu
Editer le texte
La photo de la «<span class="ins"><span class="it">une</span><span class="ins">»</span></span> vous montre un exemplaire d'un des sapins déformés de la vallée de Bué. En suivant le GR 10® en direction du plateau du Saugué, de tels sapins se croisent vite. Quelle est donc l'origine de ces arbres monstrueux mais, avouons-le, magnifiques<span class="ins">?</span> Chaque année, un sapin réalise une pousse verticale accompagnée, à sa base, de quatre branches horizontales. Si l'on casse ou coupe la pousse verticale, les branches vont toutes se redresser pour, à la longue, devenir quatre troncs perchés sur le tronc central étêté qui va grossir comme si de rien n'était. On obtient alors un sapin à quatre troncs, un énorme chandelier. C'est tout simple<span class="ins">!</span> Ah, cette photo<span class="ins">!</span> Regardons aussi les (rares…) sapins adultes<span class="ins">:</span> des acrobates y sont montés aux sapins pour en couper presque toutes les branches, précieux futur bois de chauffage. Restait alors un simple mât de cocagne. À Bué, on comprend vite que, non seulement la pousse centrale a été cassée, mais aussi les pousses des branches devenues verticales, puis encore les pousses des branches qui se sont formées, puis etc. Ce jardinier au sécateur violent (et gourmand) était un troupeau de bovins. Les pousses qui ont fini par échapper aux herbivores sont devenues les troncs d'aujourd'hui. La preuve<span class="ins">?</span> Une photo prise en 1910 qui montre exactement l'endroit suivi par notre GR, les buissons en boule sont nos sapins travaillés en topiaires. <span class="bo">D'un landéra à un chandelier</span> Mais ce n'est pas toujours un oiseau, une brebis, un isard ou une vache qui cassaient ou cassent la pousse terminale d'un sapin. Il y a bien d'autres responsables des sapins chandeliers<span class="ins">:</span> une pierre de la falaise du dessus qui vient décapiter notre sapin, ou un ski - sécateur du xxe siècle - qui fait de même sur la pousse dépassant à peine de la neige. Et en vallée de Barèges, il a aussi des chandeliers liés au décaillage du lait emprésuré pour fabriquer un fromage<span class="ins">!</span> Pour réduire le caillé en miettes, on utilisait un fouet, un «<span class="ins"><span class="it">landéra</span><span class="ins">»</span></span>, fouet qui était la tête d'un jeune sapin. La photo vous dit tout. On coupait environ dix pousses terminales, on enlevait les trois dernières trop faibles, on ébranchait soigneusement au niveau de chaque nœud sauf les quatre branches du bas dont on garde une année de pousse. Ces moignons étaient tordus, l'un était coincé dans le tronc et les trois autres étaient repliés. Si on avait le temps (il fallait presque un an<span class="ins">!</span>), on commençait par fendre le tronc du jeune sapin sur pied pour y enfiler les pointes aiguisées au bout des moignons de branches repliées vers le haut. Elles se greffaient alors dans le tronc. A l'automne, on coupait le haut du sapin, on l'écorçait et enlevait les verticilles du haut. Le landéra était bien plus solide ainsi fait. Voilà donc notre sapin soigneusement étêté, ce qui va lui permettre de devenir un superbe chandelier. Lors de vos prochaines balades, cherchez donc à reconnaître la cause qui a transformé tel sapin, à Bué ou ailleurs. 1 Elle est incluse, parmi plus de 200 autres, dans un magnifique album annexé à l'aménagement forestier de la forêt syndicale de la Vallée de Barèges rédigé par l'inspecteur des Eaux et Forêts Hippolyte de La Hamelinaye (1861-1935). <span class="sm"><span class="un">Légendes complètes</span><span class="ins">:</span> Photos 1 et 2<span class="ins">:</span> Un jeune sapin avec, au niveau de chaque verticille, quatre branches horizontales. On casse la pousse terminale, 100 ans après on obtient un superbe et énorme chandelier. (Photos MB) Photo 4<span class="ins">:</span> La cime d'un jeune sapin devenue un landéra. (Photo<span class="ins">:</span> Éric Delgado, Petit musée du Lavedan à Aucun) Photo 5<span class="ins">:</span> Sur les pentes du versant nord de la vallée de Bué est installée la sapinière. (Photo MB)</span>
Plus petit
Espace insécable
Séparation
• Puce
Titre parag.
Titre parag.
Pavé bleu
Pavé orange
Pavé blanc
Publié FB
Voir le résultat (les modifications seront enregistrées)
Liens
Loucrup65
Patrimoine-Lourdes-Gavarnie
Archives 65
O.T. de Luz-Saint-Sauveur
Vallées de Gavarnie
Société d'études des 7 vallées
Infos
Actualités
Infos légales
Les cookies
et données personnelles
Mentions légales et crédits
CGU
Nous soutenir
Participer
Livre d'or
Nous contacter
Ils ont aimé ♥
Nous trouver
La revue papier
Abonnements à la revue
Qui sommes-nous ?
Facebook
Tous droits de reproduction et de diffusion réservés aux auteurs - En Baredyo : siège social : Mairie de Luz-Saint-Sauveur