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<span class="bo">Avant tout, pourquoi dit-on sapeur-pompier<span class="ins">?</span></span> Le mot «<span class="ins"><span class="it">sapeur</span><span class="ins">»</span></span> est directement tiré du verbe saper qui est l'action d'abattre un édifice par la base. Au Moyen-Age, la majorité des habitations urbaines étaient en bois. En cas d'incendie, les sapeurs n'avaient pas d'autre choix que d'abattre les maisons voisines à la hache pour empêcher la propagation du feu. Au XVIIIème siècle, les premières lances alimentées par des pompes se développent. Se répand alors la fonction de «<span class="ins"><span class="it">garde pompe</span><span class="ins">»</span></span>, communément appelée «<span class="ins"><span class="it">pompier</span><span class="ins">»</span></span>. Le terme de «<span class="ins"><span class="it">sapeur-pompier</span><span class="ins">»</span></span> apparaît pour la première fois dans un décret impérial de 1811 qui crée le Bataillon des Sapeurs-Pompiers de Paris. Aujourd'hui, l'effectif national des sapeurs-pompiers est de 251 900 dont près de 44000 femmes<span class="ins">:</span> 41 800 Professionnels (17%), 197 100 volontaires (78%) et 13 000 militaires (5%). En 2020, les sapeurs-pompiers ont effectué plus de 4 millions d'interventions dont 282 000 sur des incendies et 3 613 300 pour du secours d'urgence aux personnes dans le cadre notamment des accidents de la route. Ils sont intervenus 11 755 fois par jour (soit une intervention toutes les 6,5 secondes) pour près de 4 millions de victimes prises en charge. S'ils restent les soldats du feu d'antan, les sapeurs-pompiers se battent aujourd'hui sur de nombreux fronts. Ils ont été en première ligne lors de la crise sanitaire. Ils sont sur le terrain par tous les temps lors des catastrophes naturelles<span class="ins">:</span> inondations, dégâts liés à des tempêtes. Ils sont également présents lors des catastrophes industrielles<span class="ins">:</span> pollutions impactant l'environnement ou encore risques technologiques. 2022 est l'année du 140ème anniversaire de la FNSPF (Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France). C'est une association loi 1901. Elle est forte de plus de 277 000 adhérents rassemblés sans distinction de grade, statut ou catégorie (jeunes, volontaires, professionnels, anciens, militaires, privés, personnels administratifs, techniques et spécialisé…) Elle compte 7 000 amicales, 97 unions départementales, 4 associations ultramarines et 13 unions régionales La FNSPF est dirigée par des sapeurs-pompiers élus par leurs pairs et ses finances sont assurées principalement par les cotisations. Son objectif est de représenter, défendre, promouvoir et améliorer les conditions de vie et de travail des sapeurs-pompiers français. <span class="bo">Organisation des pompiers en France</span> C'est avant tout un mécanisme européen de protection civile. En France, le système de secours d'urgence relève de la politique publique de sécurité civile. Ces missions sont principalement assurées par les sapeurs-pompiers. Si dans les villes, les sapeurs-pompiers sont pour la plupart des professionnels, en campagne, la défense contre l'incendie et les secours repose essentiellement sur des pompiers volontaires. Le Maire est responsable de la sécurité dans sa commune et chaque commune est protégée par un centre de secours. En l'occurrence, Luz-Saint-Sauveur est un centre de première intervention (CPI), responsable de 13 communes en premier départ. En effet, les communes de Barèges/Sers et Gavarnie/Gèdre ont leur propre caserne. Dans ce cas, Luz-Saint-Sauveur intervient en 2ème départ, en cas de sinistres trop importants. Au niveau supérieur, celui du département, le service départemental d'incendie et de secours (SDIS), dirigé par un officier supérieur de sapeurs-pompiers, est placé sous la double autorité du préfet et du président du conseil d'administration. Le SDIS est chargé de l'analyse des risques et de la mise en place des moyens de secours. Il organise l'activité de l'ensemble des centres de sapeurs-pompiers du département. On l'a vu l'été dernier dans les gigantesques incendies de Gironde, le centre opérationnel (CODIS) veille 24h/24 et coordonne les différentes interventions. En cette belle journée estivale de juillet, je suis aimablement reçu par le binôme des chefs, Laurent MARQUE (à droite sur la photo), chef de centre et Jean-Pierre COTS (à gauche) son adjoint. Le bâtiment actuel, depuis lequel la vue sur le Bastan et l'Ardiden est magnifique, date de 1981. Il se situe rive gauche du Bastan, dans la partie basse du quartier Lalanne. Je ne sais si c'est le cas dans les autres centres mais celui de Luz est avant tout un centre opérationnel de secours, mais c'est aussi un lieu de vie, de mémoire, aussi complet qu'un musée. Le pompier est bien souvent un artisan qui assure une double activité. Comme tous les autres pensionnaires de cet établissement, dès leur travail terminé, ils enfilent leur célèbre tenue bleu marine, cerclée d'un bandeau rouge avec la mention Sapeurs-Pompiers pour le pull, et un pantalon au liseré rouge sur les bords. Avant de commencer la visite et dévoré par l'impatience, je pose d'abord à Laurent Marque, la première question qui attise ma curiosité depuis bien longtemps. Pourquoi la couleur rouge est la dominante dans l'établissement<span class="ins">?</span> Certains l'associent à tort, à celle du feu. Laurent Marque me répond<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">Je pense que c'est à cause de la Légion d'honneur</span><span class="ins">»</span></span>. Je le pensais également jusqu'à ce jour, car, combien de fois ai-je pu entendre l'assurance du pompier<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">Sois fier, en effet tu portes la Légion d'honneur sur ton pantalon</span><span class="ins">»</span></span> qui était pour beaucoup la signification de ce fameux liseré rouge. Je vois que la méprise persiste. En effet, en 1722, un arrêté du Conseil d'État permet à Dumouriez du Perrier, alors directeur général des pompes du Roy, d'organiser ses hommes en une compagnie de gardes pompes. Cet arrêté fixe également un cadre pour le port d'une tenue unique et identifiable par tous, ce qui est une avancée notable en comparaison du simple bonnet porté auparavant. Les deux couleurs dominantes retenues pour l'uniforme des gardes pompes furent le bleu et le rouge à travers deux influences historiques<span class="ins">:</span> les gardes pompes étaient sous l'autorité des échevins et du prévôt de Paris dont le blason était rouge et bleu, et ce sont également les couleurs officielles de la ville de Paris. Il en est ainsi depuis le XVIII siècle. En 1825, soit quatorze ans après la création du bataillon par Napoléon, le commandement des pompiers de Paris, alors rattaché à l'arme d'Infanterie, décide que les pantalons d'uniforme seront désormais pourvus d'un liseré rouge afin de bien les différencier et d'éviter le port des effets en dehors du service. Cette mesure s'inspire, du principe du passepoil que l'on retrouve sur les pantalons d'autres régiments. Quand à la couleur rouge dite «<span class="ins"><span class="it">écarlate</span><span class="ins">»</span></span> bien qu'identique à celle du passepoil d'infanterie, on la retrouve également sur les armoiries de Paris. En 1875, un premier décret rend obligatoire l'uniforme pour les corps de sapeurs-pompiers dans les villes de plus de 3 000 habitants. Une mesure salutaire, mais l'uniformité n'est pas de mise car ceci est fonction de la volonté du maire et des moyens de sa commune. Il faut attendre 1887 pour que les sapeurs-pompiers communaux obtiennent l'autorisation d'adopter le même uniforme que le Régiment de sapeurs-pompiers de Paris, à la différence que les boutons et galons seront argentés au lieu d'être dorés. Le fameux liseré rouge faisait son apparition partout. Il n'y a donc aucun rapport entre le liseré rouge, la Légion d'honneur et les sapeurs-pompiers. Rares d'ailleurs sont les corps de sapeurs-pompiers civils décorés de la plus haute distinction française. On peut citer par exemple les corps communaux de Reims, Lyon, Strasbourg, Mulhouse, Rouen et du Havre qui se sont notamment distingués durant les deux grandes guerres. Si on devait suivre une telle idée, la majeure partie des soldats du feu ne devraient donc pas porter cet atour. Il s'agit donc bien là d'une mesure de commandement et non d'un port honorifique. <span class="bo">Mais alors pourquoi tous les véhicules de pompiers sont-ils tous rouges<span class="ins">?</span></span> Si l'uniforme des pompiers est bleu marine, leurs camions et leurs autres véhicules sont la plupart du temps peints en rouge. Au XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, les pompiers utilisaient des charrettes vertes et noires, en référence à leur corps du génie de l'Armée de terre. Ces deux magnifiques pompes à bras, siglées Luz pompe n° 1 et Luz pompe n° 2, fièrement conservées et exposées dans le local sont là pour en témoigner. La couleur rouge nous vient de l'Angleterre. Dans les années 1860, les Sapeurs-pompiers de Paris importent des pompes à incendie qui sont peintes en rouge vermillon. Ils remarquent en effet, que cette couleur est plus voyante et a plus d'effets sur la population. Ils décident alors de repeindre leurs camions également en rouge. <span class="bo">Laurent MARQUE</span>, entré chez les pompiers en 1990, poursuit la présentation<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it"> Ici à Luz, l'effectif total est de 27 personnes. Il se compose de 6 femmes et de 21 hommes. Il y a les caporaux et les sapeurs. Puis 12 sous-officiers (sergents et adjudants-chefs) et 3 officiers dont un médecin capitaine qui effectue le secours à personne, il s'agit d'Anaïs Midan.<span class="ins">»</span></span> Chez les pompiers, il est courant de se transmettre la vocation, entre les membres d'une même famille. C'est le cas de Laurent, dont le père, Jean, cheville ouvrière et membre actif du bureau du journal En Baredyo, a été charpentier aussi et pompier avant lui. Cette histoire a commencé en 1901, comme en témoigne le parchemin conservé et affiché devant le bureau de Laurent. Il s'agit d'un document de règlement disciplinaire datant du 6 janvier 1901. On peut reconnaître les signataires suivantes<span class="ins">:</span> Henri Lacrampe, Dupré, Pratdessus, Theil, Santam, Hèches, Lourrou, Cazaux, Soulère, Vergez Anaclet, Vergez, Dupuy, Dupey et Lhaa B. Non loin de ce cadre, l'écusson des hiérarchies accroché au mur, atteste que de l'année 1898 à 2000, il y avait des chefs de corps. Comment ne pas leur rendre hommage<span class="ins">:</span> Jean Cazaux-Ribère à partir de 1898, puis se suivent François Dupré jusqu'en 1925, Jean Baget (1925-1936), Joseph Gabin (1936-1954), Henri Bordes (1954-1956), Georges Meng (1956-1958), Louis Gabin (1958-1979), Ernest Aranjo (1979-1991), Raymond Bourguine (1991-2000). Ensuite les chefs de corps deviennent chefs de centre<span class="ins">:</span> Raymond Bourguine (2000-2010) fut le premier, puis Christian Baâ-Puyoulet (2010-2016) auquel Laurent Marque a succédé depuis 2017. Dans la famille COTS, on n'est pas en reste non plus et on a décidé de cumuler les actions pour le plus grand bien du pays. Il y a la mère, l'incontournable Germaine, mémoire vive de notre association En Baredyo. Elle est également Présidente de la FNACA. Puis le fils Jean-Pierre COTS qui ne se contente pas de son action en tant que maire de Viella. Il est aussi adjoint du chef de centre des pompiers de Luz. Enfin la relève est assurée puisque sa fille, Isabelle, est également pompier volontaire à Luz et membre de la clique. Cette générosité force l'admiration. L'adjoint Jean-Pierre Cots, entré chez les pompiers depuis 1987, me permet de mieux comprendre le fonctionnement d'un centre de secours<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">Au départ, les Sapeurs-Pompiers étaient communaux. Aujourd'hui ils sont dépendants d'un centre de secours, dans lequel il y a des gardes prévues en permanence. C'est d'ailleurs un problème difficile à organiser en ce qui concerne les disponibilités en jours de semaine. Les gardes sont effectuées en permanence, 24 h/24h. Des roulements sont effectués du vendredi soir 19h jusqu'au vendredi suivant. Il y a toujours quelqu'un qui veille. Nous avons en permanence avec nous un bip d'alerte. C'est le centre de Tarbes qui dispatche toutes les alertes vers le centre concerné. Nous assurons également l'assistance et le secours à personne, et le centre de Luz a de plus une compétence ravin, compte tenu de la topographie de notre zone</span><span class="ins">»</span></span>. Laurent Marque prend le relais<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">Nous insistons également beaucoup sur la formation, en prenant en compte qu'elle évolue en permanence. La formation de base dure cinq semaines la plupart du temps. Depuis la départementalisation, il faut préciser que la formation augmente énormément</span><span class="ins">»</span></span>. En effet pour être efficace à chaque intervention, un pompier se doit d'être formé aux gestes de secours et il doit savoir utiliser un matériel moderne, parfois sophistiqué et très spécifique. Compte tenu de toutes les contraintes énumérées par ces deux responsables, je demande quel est pour eux le point le plus difficile. Sans hésiter, Laurent Marque me répond le recrutement<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">Plus les années passent, plus nous avons du mal à recruter des gens motivés. Cet élément est un réel problème</span><span class="ins">»</span></span>. Régulièrement d'ailleurs, le SDIS (Service Départemental) publie des appels à candidature et tente de recruter des Sapeurs-Pompiers volontaires, même saisonniers, pour renforcer les effectifs opérationnels et assurer des périodes de garde en centre de secours. Le centre de Luz-Saint-Sauveur effectue également des journées Portes ouvertes, afin de présenter cette merveilleuse activité aux indécis qui pourraient se présenter. Ces journées, il faut le dire, ne sont pas un réel succès pour l'instant. Quand on pousse la porte de ce centre, on ne s'attend pas à cheminer dans un tel lieu de mémoire aussi bien organisé. On s'attend sans plus à entrer dans un local technique, avant tout opérationnel. Certes, il y a tout le matériel soigneusement rangé et immédiatement accessible en cas d'urgence, mais ce qui frappe, c'est la propreté et l'état du matériel. En effet, les différents véhicules semblent sortir d'une concession automobile. Et puis il y a tous les témoignages sur les murs de ce local labyrinthe. Une exposition permanente, véritable plaisir des yeux chatoyant de couleurs, où tout a été soigneusement trié, répertorié, nettoyé, daté pour être exposé. Les deux responsables tiennent spontanément à citer le travail de Daniel Madalla qui a fréquenté ces lieux de nombreuses années. Daniel a laissé, comme dans le local de l'Orphéon, une trace mémorielle de son passage. Là un beau cadre regroupant une belle collection de pucelles, marques distinctes des corps de sapeurs-pompiers. De forme ronde, en écu ou rectangulaire, ce symbole héraldique indique la région d'appartenance de l'insigne. Il est la fierté de ceux qui le portent. Afin de ne pas se méprendre, la pucelle est un insigne. C'est une vieille tradition militaire. En effet, la première fois qu'un pompier porte cet insigne sur son cuir, il «<span class="ins"><span class="it">dépucelle</span><span class="ins">»</span></span> sa boutonnière pour l'accrocher sur le bouton de la poche poitrine. À côté les photos archivées (Honneur à nos Anciens) de tous ceux qui ont côtoyé ce lieu depuis presque un siècle (1925), ainsi que les plus récents retraités. Dans sa présentation, Laurent Marque précisait que pour le centre de Luz-Saint-Sauveur, l'âge des pompiers se situait de 16 ans pour la plus jeune recrue à 64 ans pour le plus ancien. Il était intéressant d'aller à la rencontre de ces deux extrêmes. Justine LURIE, résidente de Sazos, vient d'avoir 16 ans<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">Influencée par mon père qui a toujours voulu que je sois dans l'action et dans l'aide, car je suis sociable et j'aime aider les autres, je me suis rapprochée des Sapeurs-Pompiers, parce que c'est quelque chose qui me plaît. L'été dernier alors que j'avais commencé le rugby à Tarbes une de mes co-équipières était Jeune Sapeur-Pompier. Elle m'a définitivement convaincue. Après un bon entretien à Luz, j'ai progressé dans ma démarche. J'ai été bien accueillie avec l'impression de pouvoir entrer dans une grande famille qui ne fait aucune différence entre les âges, c'est rassurant et encourageant pour une jeune fille</span><span class="ins">»</span></span>. Il faut savoir que Justine poursuit ses études au lycée Marie Curie à Tarbes en Science et Technologie de Laboratoire. En fait, elle voulait se diriger vers la police criminelle, mais maintenant être pompier cela lui parle beaucoup plus. Elle a aussi un autre rêve, celui d'effectuer une carrière professionnelle de rugby. Quelle leçon de fraîcheur et d'optimisme dans ce condensé d'énergie<span class="ins">!</span> <span class="bo">Jean-Paul FOURTINE</span>, d'Esterre, vient d'avoir 64 ans. C'est l'homme-orchestre, l'homme à tout faire de la vallée. L'Esterrois est pompier depuis 1980, responsable aussi de l'Amicale et de la Clique, membre de l'Orphéon et actif du comité des fêtes de sa commune. D'où vient cette propension à s'occuper d'associations aussi diverses<span class="ins">?</span><span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">Pompier je me suis dit pourquoi pas<span class="ins">?</span> C'est Ernest Aranjo qui m'a convaincu. Je m'occupe de l'Amicale car c'est avant tout un rôle social qui renforce la cohésion. Quant à la clique, la seule du département, j'y joue du clairon et nous participons à de nombreuses cérémonies dans le canton. Avant que les JSP (Jeunes Sapeurs-Pompiers) n'existent, la clique permettait d'intégrer des jeunes qui devenaient ensuite pompiers. L'Orphéon, je suis un des plus anciens. Je suis rentré en 1979 avec, je m'en souviens, une première sortie à Betpouey, Urbain Cazaux était alors Conseiller Général<span class="ins">!</span><span class="ins">»</span></span> Ce menuisier de formation s'éloigne rarement d'Esterre. Il est difficile à la lecture de son activité de faire plus pour le beau pays Toy. Bravo Jean-Paul, tu es un exemple de générosité. <span class="bo"> Les Sapeurs Pompiers Fourtine</span><span class="ins">:</span> Jean-Paul encadré de ses deux fils<span class="ins">:</span> Lucas à gauche et Laurent à droite Au premier étage près d'une vaste et lumineuse salle de réunion qui s'ouvre sur le Bastan, il y a aussi les bureaux de la clique et de l'amicale. En effet, certains d'entre eux, comme Laurent Marque, non contents d'être artisan, d'assurer ses permanences ainsi que la direction du centre, trouve encore le temps d'être membre de la clique des pompiers, qui se produit habituellement, lors des dates de mémoire du 8 mai, 14 juillet, 11 novembre, également le 19 mars, en mémoire de l'année 1962, date de la fin de la guerre d'Algérie, et bien sûr lors de la Sainte-Barbe, patronne et protectrice des Sapeurs-Pompiers de France, le 4 décembre. Les pompiers respectent la mémoire et les traditions. Le 4 décembre, jour de la Sainte-Barbe, il est d'usage de planter dans trois coupelles des grains de blé de la récolte précédente, réservés pour les semailles de la prochaine saison afin de les faire germer. Faire «<span class="ins"><span class="it">Sainte Barbe</span><span class="ins">»</span></span> est souvent un moment privilégié pour réaffirmer la cohésion du groupe ou rendre hommage aux disparus, même si Sainte Barbe, martyre du 3ème siècle, n'a jamais tenu une lance à incendie, ni n'est jamais montée sur une échelle de pompier. On l'a pourtant chargée de veiller sur les artificiers, les artilleurs, les mineurs, les fondeurs et les pompiers. En conclusion, si ces quelques lignes vous ont donné envie de rejoindre ce corps associatif, j'en serai ravi. Vous côtoierez alors des femmes et des hommes qui n'hésitent pas à donner de leur temps, au détriment de leur vie de famille et de leurs loisirs. Ainsi, ils peuvent pleinement s'exprimer au sein de la collectivité dans laquelle ils travaillent. L'identité des sapeurs-pompiers trouve son ancrage dans les valeurs universelles de sauvegarde et de respect des Hommes, du sens du secours, de l'assistance et de la solidarité, comme aime à le dire leur devise<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">Courage et dévouement</span><span class="ins">»</span></span> et pour moi, enthousiasme et admiration.
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