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<p class="pbc">Depuis avril 2019, Esquièze-Sère a fait l'objet d'une restructuration complète de son centre de village et plus particulièrement de la place du Marcadaou, du parvis de la mairie, de l'ancienne friche dite de la DDE et de l'espace face à l'école.</p> Cette opération est le fruit d'une préparation approfondie qui a débuté avec la municipalité élue en 2014 et conduite par Patrice Vuillaume, comme maire. Elle a été terminée au cours de l'année 2020 avec la nouvelle équipe élue et le même maire. Cette opération, il faut le souligner, a été réalisée malgré les difficultés suscitées par la pandémie en cours. L'objet de cette restructuration a été multiple, à la fois amélioration, rénovation et valorisation du centre-ville. La place du Marcadaou se caractérise par sa situation géographique qui en fait un véritable carrefour. Elle donne accès au village lui-même et à l'école, à l'avenue du Barège, à Sère et au Pont de Luz ; elle ouvre encore sur la route de Vizos et la promenade nouvelle qui mène le long du Bastan à Esterre. En outre, le quartier constitue un centre commercial et hôtelier, au milieu d'éléments historiques ou culturels, comme le château médiéval de Sainte-Marie ou l'ancienne gare du tramway. Les travaux de l'ensemble ont duré de longs mois, interrompus, d'abord, en 2019 durant les périodes touristiques été-hiver, puis en mars 2020 par suite des mesures du confinement du covid-19. Leur réception générale n'a pu être effectuée qu'en juillet 2020. L'opération a été d'envergure<span class="ins">:</span> - Création d'un parking de 120 places face à l'école avec une zone de retournement pour les longs véhicules, - Réfection complète des réseaux d'assainissement, d'eau potable, du réseau d'eaux pluviales et agrandissement des trottoirs ainsi que la restructuration de la voirie outre diverses adaptations immobilières. - L'accès à la mairie a été aménagé pour les handicapés, son parvis a vu sa clôture renouvelée ainsi que ses plantations, cependant que le monument aux morts a été légèrement déplacé pour une approche plus adaptée lors des commémorations. Ainsi, la place est devenue une sorte d'esplanade arborée, libérée des véhicules qui l'envahissaient pour lesquels un nouveau parking a été ouvert à proximité immédiate. Elle offre désormais des bancs de repos, une fontaine à quatre têtes, une circulation aisée pour piétons grâce à de larges trottoirs et pour les véhicules une voie plus dégagée mais réglementée à 30 km/h. Avec cette restructuration, des éléments historiques du site ont aussi été mis en valeur. Ainsi devant les anciens bâtiments de la gare du tramway et du PCL et sur le trottoir qui autrefois était l'accès à la gare, des voyageurs avec leurs bagages sont apparus en forme de silhouettes échappées de toiles impressionnistes (Berthe Morizot, Claude Monet et Camille Pissaro) préfigurant le lieu d'exposition voisin, le HANG-ART. Une ancienne pendule de gare a aussi été réinstallée pour compléter l'évocation. Et pour répondre à la curiosité des passants, un panneau rappelle l'aventure du tramway qui s'était implantée à Esquièze-Sère durant une partie du dernier siècle. De même, l'austère immeuble (ancienne propriété de la DDE) avec ses baies aveugles, servant de garage pour les tramways du PCL, a été conservé selon la volonté de l'architecte des bâtiments de France mais a totalement bénéficié d'un nouveau look<span class="ins">:</span> sa toiture a été refaite et ses hautes baies en forme d'arches sont désormais ouvertes avec des vitrages protecteurs. Ainsi ce bâtiment est devenu un lieu culturel, baptisé pour cela de façon significative «<span class="ins"><span class="it">le HANG-ART</span><span class="ins">»</span></span>. Il est destiné, en effet, à accueillir des expositions d'art contemporain. Soulignons qu'il s'agit là d'une novation insolite sur le plan local<span class="ins">:</span> elle a été réalisée en partenariat avec le Frac d'Occitanie (Fonds Régionaux d'Art Contemporain) et surtout le soutien de Jean-Louis Moudenc, maire de Toulouse. Intéressé par l'initiative de la municipalité d'Esquièze-Sère, il a jugé opportune cette diffusion de l'art contemporain dans la mesure où elle peut atteindre un très large public en priorité les touristes mais également les curistes, les scolaires, les valléens, et cela «<span class="ins"><span class="it">dans une zone éloignée de la capitale régionale ... et sur la route des grands sites classés à l'UNESCO, tels que le Pic du Midi et Gavarnie</span><span class="ins">»</span></span>. Ce projet de diffusion s'inscrit parmi les missions confiées à l'institution des «<span class="ins"><span class="it">Abattoirs</span><span class="ins">»</span></span>, dénomination surprenante mais en l'occurrence elle est celle du musée d'art moderne et contemporain de la Ville de Toulouse. Cette initiative constitue, pour notre Vallée, un pari audacieux sur l'avenir, murmurent certains esprits car un tel art est parfois incompris de nos concitoyens en raison de ses aspects insolites voire provocants ou peu accessibles à des générations de montagnards et autres curistes plutôt élevés dans des arts traditionnels ou classiques ou artisanaux. Cette objection est réelle mais ne saurait constituer une raison contre ledit projet. Il n'est pas insensé de penser qu'une telle offre puisse inciter les personnes disponibles que sont les touristes, vacanciers et curistes, malgré leurs a priori, à une visite au «<span class="ins"><span class="it">HANG-ART</span><span class="ins">»</span></span>, pour découvrir l'exposition d'un art peu connu, enrichir leur culture sur ce point ou simplement se distraire un jour de pluie. Une telle fréquentation des lieux remarquables se vérifie sur d'autres plans telles la visite des églises de la vallée, du Musée de Luz, du Château, de la maison de la Vallée et des Thermes. L'autre pôle d'intérêt est le Château de Sainte-Marie<span class="ins">:</span> il porte ce nom en raison de l'oratoire qui lui préexistait et qui a survécu jusqu'à la Révolution. Mais, ce château est aussi le siège de la légende du chevalier Baïard qui a donné son nom à une danse que le village d'Esquièze a souvent représentée dans le passé et dont il préserve le souvenir. Utilisant ce cadre et dans le but de valoriser le passé, la municipalité envisage aux pieds du château, sur le nouveau parking, de présenter une scène illustrée par une silhouette évoquant cette légende. Enfin, la question que peuvent se poser les contribuables d'Esquièze-Sère, porte sur le coût de ces grands travaux. Selon les comptes présentés par M. Patrice Vuillaume, le montant total des dépenses est de l'ordre de 1.7 millions d'euros dont près de 35 % sont couverts par des subventions publiques. C'est un projet ambitieux qui a été mené mais qui a pour objectifs une offre touristique renforcée et une mise en valeur du patrimoine qui devrait profiter à tous. Nous laisserons le dernier mot au Bulletin Municipal de juillet 2020, «<span class="ins"><span class="it">La Vallée a désormais une entrée d'agglomération qui propose plus d'espaces, plus de luminosité et engage le touriste à découvrit notre patrimoine</span><span class="ins">»</span></span>.
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