Accueil
Rechercher
Revues
Articles récents
Les plus lus
Tous les articles
Livre d'or
Participer
Qui sommes nous?
Nous contacter
Abonnements
Ils ont aimé ♥
Cookies et données personnelles
Mentions légales
C.G.U.
Ouvrir un compte
Mon compte
Administration
Se connecter
Se déconnecter
menu
Editer le texte
Issu d'une vieille et honorable famille angevine, le Docteur Pierre Foyer était arrivé à Luz en 1956. Atteint d'une forme très bénigne d'asthme, il avait, en raison de cela, choisi dans les Pyrénées, une localité de moyenne montagne. Il venait de terminer le service militaire de santé comme médecin auxiliaire. Pour cela, il avait été affecté au Sahara algérien qui, alors, faisait partie d'un département français. C'est là qu'il avait épousé Yannick. Ils s'étaient connus durant leurs études en Métropole. Tous deux avaient été subjugués par ce territoire, pourtant réputé inhospitalier et désertique
!
Bien plus tard, ils en parlaient encore avec émotion et empathie. À leur retour, ce fut l'installation à Luz et le début d'une nouvelle vie. Très rapidement fut créée une patientèle appréciant la compétence et la disponibilité sans faille du nouveau médecin. À cette époque le service des urgences n'existait pas
:
le médecin de campagne était disponible, de jour comme de nuit, pratiquement toute l'année. Sur le plan personnel et familial, c'était le début des années heureuses. La naissance de trois enfants vint compléter cette notion de bonheur. Quelques années plus tard, deux jeunes luzéens conscients de la notoriété acquise par Pierre, vinrent le solliciter pour qu'il prenne la tête d'une liste municipale. Ayant accepté, et le scrutin suivant leur ayant été favorable, Pierre fut élu maire. Dès lors ce Conseil Municipal se trouvait composé de membres de sensibilités différentes, voire même opposées, ce qui aurait pu nuire à son efficacité ; heureusement il n'en fut rien. En fin de mandat, le maire pouvait même se féliciter des décisions, souvent importantes, votées à l'unanimité de ses conseillers. Bien entendu, tout ne se fit pas sans oppositions, ni même moqueries, en France, n'est-ce pas… Les critiques sont abondantes, multiples et variées
!
C'est ainsi que le Maire pouvait avec humour raconter l'anecdote suivante
:
Dans les années soixante, lors de la construction de la piscine, un Toy ancienne génération lui avait dit de façon débonnaire
:
«
Docteur, votre future piscine ne servira à rien et, un jour, il y poussera… du cresson
!
Quant à la station de ski, et malgré elle, les ours se promèneront dans les rues.
»
. On connait la suite
:
la piscine rencontre un grand succès ; d'ailleurs, grâce à l'initiative d'un voisin ami de Pierre et avec le vote unanime du Conseil Municipal, elle a été baptisée du nom de son initiateur ; et… les ours ne se promènent pas encore dans les rues
!
Parmi les réalisations durant les deux mandatures, l'une d'entre elles avait pour Pierre un sens particulier
:
le jumelage d'une ville allemande de Bavière, Hochberg, avec Luz. C'était pour lui le symbole de la réconciliation Franco-Allemande après trois guerres successives. Hasard de la vie
:
son beau-père, professeur d'allemand, avait été détenu comme prisonnier de guerre en 1940 dans un camp près d'Hochberg
!
Puis vint l'heure de la vieillesse, de la maladie, des chagrins et des deuils. La disparition accidentelle d'une de ses petites-filles. Le décès de Yannick, venant s'ajouter au désarroi du médecin face à la maladie incurable. Arrivé à l'hiver de sa vie, Pierre avait cependant conservé un peu de son humour. Ainsi lorsqu'il lui arrivait de rencontrer un de ses anciens patients, mis au monde par ses soins des décades auparavant, il disait
:
«
Je ne vous avais pas reconnu, pourtant vous n'avez pas changé
!
!!
»
. Tel était le Docteur Foyer
:
mélange de culture, d'humanisme et de bonté. Merci, pour les malades soignés avec bienveillance. Merci, pour les réalisations municipales que tu as faites. Merci, de m'avoir permis d'être un de tes amis. Tes enfants te surnommaient affectueusement «
petit pierre
»
. Nous, nous pensons que «
petit pierre
»
était un «
grand monsieur
»
. Adieu, ami, je pense que les Toys ne t'oublieront pas. A. Baget Luz 2020.
Plus petit
Espace insécable
Séparation
• Puce
Titre parag.
Titre parag.
Pavé bleu
Pavé orange
Pavé blanc
Publié FB
Voir le résultat (les modifications seront enregistrées)
Liens
Loucrup65
Patrimoine-Lourdes-Gavarnie
Archives 65
O.T. de Luz-Saint-Sauveur
Vallées de Gavarnie
Société d'études des 7 vallées
Infos
Actualités
Infos légales
Les cookies
et données personnelles
Mentions légales et crédits
CGU
Nous soutenir
Participer
Livre d'or
Nous contacter
Ils ont aimé ♥
Nous trouver
La revue papier
Abonnements à la revue
Qui sommes-nous ?
Facebook
Tous droits de reproduction et de diffusion réservés aux auteurs - En Baredyo : siège social : Mairie de Luz-Saint-Sauveur