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L'Hospitalet de Barèges, maison familiale de vacances et gîte d'étape, a fermé ses portes le 31 mars 2012, en vue de travaux de rénovation. Faute d'accord avec la région Midi-Pyrénées (fusionnée avec le Languedoc-Roussillon pour devenir Occitanie en 2015), les travaux n'ont pu être engagés. L'association gestionnaire a décidé de céder le bâtiment au prix coutant à la commune de Barèges en 2014. Depuis, vous avez pu suivre dans En Baredyo les projets de réhabilitation du bâtiment qui n'ont pas de conclusion à ce jour. Il a semblé utile de remettre en nos mémoires l'histoire de l'Hospitalet. <span class="stb">La construction de l'immeuble au 19ème siècle</span> Tout commence de façon concrète le 7 juillet 1850 lorsque la Commission Syndicale de la Vallée de Barèges qui se tient alors à Luz délibère pour donner concession gratuite d'un terrain pouvant servir à la construction d'un hospice civil. L'objectif exprimé était «<span class="ins"><span class="it">l'établissement d'un hospice pour y recevoir les indigents malheureux qui y sont envoyés pour faire usage des eaux</span><span class="ins">»</span></span>. Le 2 août 1851, la donation du terrain devient effective aux termes d'un acte de maître FORCARMIDAN, notaire à Luz, passé devant témoins et enregistré à Luz le 12 août 1851, folio 45. Le terrain choisi est sur la commune de BETPOUEY, juste au-dessus des thermes de Barèges (qui ne sera commune qu'en 1947). La donation est faites à monseigneur Bertrand-Sévère LAURENCE, évêque de Tarbes par le Président de la Commission Syndicale de la Vallée de Barèges, autorisé par un décret du Président de la République signé à Paris, à l'Élysée-National, le 12 juillet 1851. La construction de l'immeuble se réalisera entre 1851 et 1864. Le 30 juin 1864, monseigneur LAURENCE fait donation à la «<span class="ins"><span class="it">Maison de Secours Sainte Eugéniefondée par ledit monseigneur LAURENCE du terrain qui lui avait été concédé gratuitement, des bâtiments dont il était propriétaire</span><span class="ins">»</span></span>comme les ayant fait construire de ses deniers</span><span class="ins">»</span></span> et de divers meubles et objets mobiliers contenus dans le bâtiment, aux termes d'un acte de maître DALEES, notaire à Tarbes, reçu devant témoins au Palais Épiscopal et enregistré à Tarbes le 6 juillet 1864, folio 169. Les statuts de la «<span class="ins"><span class="it">Ma ison de Secours Sainte Eugénie</span><span class="ins">»</span></span> sont établis le 30 janvier 1865, pour être annexés au décret impérial 1349, qui sera rendu au Palais des Tuileries le 17 juin 1865, et qui reconnait la «<span class="ins"><span class="it">Maison de Secours Sainte Eugénie</span><span class="ins">»</span></span> établissement d'Utilité Publique. A cette date, la Maison de secours Sainte Eugénie figure sur la liste des Fondations Françaises par ordre chronologique (page 429 du Traité des Fondations d'Utilité Publique de Michel PORNEY- PUF – 1980). Le 18 novembre 1865, aux termes d'un acte de maître DALEE, notaire à Tarbes, enregistré à Tarbes le 27 novembre 1865, folio 164, et signé entre monsieur Jean-Paul Stanislas DUBOE, sous-préfet d'Argelès, agissant en tant que membre du Conseil d'administration de la Maison de Secours Sainte Eugénie (délibération de ce CA du 30 septembre 1865) et monseigneur LAURENCE, donateur, la donation du 30 juin 1864 est acceptée. <span class="sm"><span class="un">N.B.</span><span class="ins">:</span> les données historiques présentées dans ce chapitre ont été recueillies par Jean-Marie POUPLAIN, historien niortais, aujourd'hui décédé.</span> <span class="stb">Le premier centenaire d'activité</span> Entre 1865 et 1963, la Maison de Secours Saint Eugénie accueillera les «<span class="ins"><span class="it">indigents</span><span class="ins">»</span></span> venant prendre les eaux à Barèges, ainsi que des prêtres et des religieuses venant se reposer à la montagne. La gestion de la maison sera assurée par les sœurs hospitalières de Niort (ordre des Ursulines) venant tous les étés pendant la saison thermale. L'hiver la maison n'avait pas d'activité. Au début des années soixante, les sœurs hospitalières de Niort firent part à monseigneur THEAS, évêque de Tabes et Lourdes, de la cessation de leur activité estivale dans la Maison de Secours Sainte Eugénie à partir de 1963. Monseigneur THEAS, président es-qualités de la fondation, soucieux de ne pas laisser ce bâtiment inoccupé, fit appel à de jeunes gens qui s'étaient illustrés à Lourdes dans le cadre de l'accueil Pie X. Il confia à Jean LEMANCEAU, Marcel FLORY, Bernard SPIESSER, Jean GARNIER et Gaston PINEAU le soin de faire vivre cette maison, dans le respect des valeurs ayant présidé à sa fondation, l'accueil aux plus démunis et aux plus modestes. En 1965, l'association <span class="bo">Rencontres de Barèges</span> est créée, avec la volonté d'enrichir l'accueil des curistes, vacanciers et groupes d'adultes comme d'enfants d'une dimension culturelle ouverte et diversifiée. La Maison de Secours Saint Eugénie change de nom et devient «<span class="ins"><span class="it bo">l'Hospitalet</span><span class="ins">»</span></span> de Barèges, maison familiale de vacances et gîte d'étape. Ce sera l'histoire du demi-siècle qui suivra.
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