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Le proverbe n° 304 du merveilleux livre des Proverbes dictons et devinettes, collectés par l'instituteur de Gèdre Jean-Pierre RONDOU, écrit en 1910, est<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">Cada vilatge Son lengatge, Cada maison Son faiçon</span><span class="ins">»</span></span>, autrement dit «<span class="ins"><span class="it">Chaque village, Son langage, Chaque maison, Sa façon</span><span class="ins">»</span></span>. On aurait pu compléter ce dicton en ajoutant<span class="ins">:</span> À chaque village, ses noms. On ne choisit ni son prénom ni son nom de famille, on les reçoit. Mais si le prénom vient au monde avec nous, le nom est bien souvent vieux de plusieurs siècles. Il trouve son origine avec l'emplacement d'une maison (domonyme), avec un saint (hagionyme), un métier ou une fonction sociale. Il nous rattache à une histoire familiale, à des récits des origines parfois fantasmés. Dans tous les cas, les patronymes ont un sens précis. Ils ont bien souvent un sens étymologique et géographique. Car nous sommes ici au cœur de l'onomastique et de la linguistique. Un patronyme ou anthroponyme (nom de personnes) trouve bien souvent son origine dans un lieu situé sur une hauteur (oronyme), en rapport avec l'eau (hydronyme). Chaque nom a donc une vie, et il est la plupart du temps représentatif de l'importance d'une communauté de village. Leur structure peut varier, en fonction de critères que nous ignorons la plupart du temps. Le Pays Toy n'échappe pas à ces règles. On note dans notre région de nombreuses agglutinations (par exemple, Prat Dessus du XVIIe siècle, est devenu Pratdessus), des diminutifs (Janot, Peyrot), ainsi comme ses voyelles doubles (Baa, Duplaa, Lhaa) qui sont uniquement une marque d'originalité. De plus, beaucoup de noms sont essentiellement locaux, et n'existent dans aucune autre région. Contrairement à ce que l'on véhicule depuis la petite enfance, nos ancêtres ne sont pas forcément les Gaulois. L'histoire mouvementée de la Bigorre est là pour en témoigner. S'il est admis que les peuplades vivant au nord de la Garonne étaient effectivement gauloises, ou celtes, en revanche le pays des Wascons d'Aquitaine, devenus Gascons, n'a connu que très peu certaines dominations historiques. La Wasconie ou Vasconie, pour sa partie septentrionale correspondait, selon César au triangle formé par la Garonne, les Pyrénées et l'Océan. Le général latin Crassus, envoyé conquérir l'Aquitaine, s'en rendit maître et reçut la soumission des peuplades vasconnes. Cette notion de l'histoire a son importance, et la plus grande partie de la Vasconie va être peu à peu romanisée. Sa plus grande partie, devenue la Novempopulanie (province des neuf peuples dont les Bigerri ou Bigerrones, futurs Bigourdans) sous l'égide romaine a été reconquise par les Vascons, quasiment jusqu'à la région bordelaise. <span class="stb">La maison de Bigorre</span> À partir de l'an 940, la maison de Bigorre changea de nombreuses fois de «<span class="ins"><span class="it">propriétaires</span><span class="ins">»</span></span> et suscita de nombreux appétits divers. Elle fut tour à tour sous la gouvernance du Béarn, du pays de Foix, du pays de Marsan, du Comminges, de Montfort, de Chabannais, puis de Grailly, d'Albret et de Bourbon Vendôme. Elle subit également le double passage des Sarrasins. Puis vinrent les Anglais, allant jusqu'au château de Sainte-Marie. Á ce jour, on ne connaît pas avec certitude la signification exacte du mot «<span class="ins"><span class="it">Toy</span><span class="ins">»</span></span>. N'oublions pas non plus la position frontalière du Pays Toy et les relations tissées dans l'histoire avec les Aragonais de la vallée de Broto. Malgré tout ce tumulte, «<span class="ins"><span class="it">le Barège</span><span class="ins">»</span></span> a toujours été considéré comme un peu à part. On disait qu'elle était la première république indépendante. Il était d'ailleurs difficile d'imposer quelque loi à ces montagnards, vu la difficulté de pénétrer sur leur territoire et de les contraindre. En effet, jusqu'en 1744, il n'était possible d'approcher notre région que par l'Espagne et le col de Boucharo, Bagnères-de-Bigorre et le col du Tourmalet. L'accès depuis Soulom se faisait par un sentier difficile et plutôt dangereux. Á partir des registres disponibles aux Archives départementales des Hautes-Pyrénées, l'étude des patronymes des villages toy, de l'an XI (1803) à 1942 est témoin de ce brassage de l'histoire qui fait que les patronymes toys sont un exemple héréditaire de cette extraordinaire diversité. C'est un mélange construit dans la langue locale et d'autres «<span class="ins"><span class="it">importations</span><span class="ins">»</span></span> diverses. De plus il est maintenant prouvé que les populations étaient relativement stables. En effet de 1750 à la fin du XXe siècle, de Louis XV à François Mitterand, on sait que les noms de famille ont bougé en moyenne de moins de 50 kilomètres, même si, il est vrai que certaines familles ont migré à plus de milliers de kilomètres de leur bourg d'origine. Au début du XIXe siècle, cette faible mobilité a favorisé l'apparition de noms doubles, des bi noms, crées pour distinguer les branches cousines les unes des autres. C'est l'apparition du «<span class="ins"><span class="it">dit</span><span class="ins">»</span></span>. On s'appelle par exemple BÂA dit CASNABÈRE. Pour compliquer le tout, parfois même, la deuxième partie des bi noms, voire les surnoms ou les sobriquets ou les diminutifs prennent le pas sur le patronyme initial. Sans compter la spécificité des toys de décliner des noms de famille que l'on appelle «<span class="ins"><span class="it">maisons</span><span class="ins">»</span></span>. Les maisons sont pour ainsi dire personnifiées. Bien souvent elles ont même plus d'importance que les personnes et affichent un nom qui n'est presque jamais celui du propriétaire actuel. La notion de «<span class="ins"><span class="it">maison</span><span class="ins">»</span></span> était si forte que, au XVe siècle, chacun utilisait indifféremment le patronyme devenu héréditaire et le nom de la maison d'alors. Á partir du XVIe siècle, on donnait les deux noms, séparés par «<span class="ins"><span class="it">dit</span><span class="ins">»</span></span> . Plus l'altitude était élevée, plus ce genre d'association se pratiquait. Parfois, le nom ou surnom accolé au nom, prend le pas sur le patronyme initial. Cela explique sûrement pourquoi tant de gens en Gascogne portent un nom double. De plus, seule la phonétique comptait. En effet, les noms n'étaient fixes que phonétiquement, car plus on remonte le temps, plus l'orthographe des noms se fait variable. Certains noms ont été déformés par ignorance. Le u et le v, trop voisins, s'écrivaient bien souvent de la même façon et que bien souvent, de «<span class="ins"><span class="it">mauvais scribes</span><span class="ins">»</span></span> responsables de l'état-civil des communes ont confondu. En Bigorre, le v s'est souvent transformé en b, et même inversement. On trouve des SOUBERVIELLE, SOUBERBIELLE, SUBERVIELLE, SUBERBIELLE ou autres SUVERBIELLE. En l'occurrence, les préfixes Suber ou Souber indiquent la position de la maison par rapport au bourg. Ces préfixes signifient au-dessus de la maison (SUBERCAZES), du village (SUBERVIELLE). Quelques anecdotes pour terminer. <span class="stb">Le saviez-vous<span class="ins">?</span></span> On trouve en France, 200 porteurs du patronyme <span class="bo">CASSOULET</span>. Ce nom n'a pourtant rien à voir avec le merveilleux plat occitan. Il évoque la localisation de la famille près des chênes (casse autrefois dans la région). Certains noms de famille sont devenus des noms communs. <span class="bo">POUBELLE</span> était le nom d'un préfet de la Seine de la IIIème République, Eugène POUBELLE. Pour limiter les déchets jetés dans les rues de Paris, il imposa en 1884 des boîtes à ordures au pied de chaque immeuble. Il ne s'attendait sûrement pas à ce qu'on donne son nom à ces fameuses boîtes ou sacs et s'en serait sans doute bien passé… Les <span class="bo">mansardes</span> prennent leur nom de l'architecte de Louis XIV Jules-Hardouin MANSART, qui fut le premier à aménager des pièces à vivre sous les combles.. <span class="bo">La sauce béchamel</span> tient son nom du cuisinier de Louis XIV qui l'a inventée, Louis de BÉCHAMEIL. Quant au mot <span class="bo">sandwich</span>, il nous est venu d'Angleterre. Au XVIIe siècle, le comte de Sandwich était un joueur de cartes passionné, qui ne voulait jamais interrompre une partie pour un repas. Il avait donc demandé à son cuisinier d'apporter à tous les joueurs de la viande et des légumes entre deux tranches de pain. Idéal pour manger sans se lever ni surtout suspendre le jeu<span class="ins">!</span> La recette a connu le développement que l'on sait. Les trois premiers noms les plus portés en France sont actuellement<span class="ins">:</span> <span class="bo">MARTIN</span> avec 228.857 représentants, presque le double du 2ème, <span class="bo">BERNARD</span> qui est porté par 120.573 personnes et <span class="bo">THOMAS</span> (3ème) 108.141 patronymes. Á l'inverse 198 personnes sont actuellement «<span class="ins"><span class="it">uniques</span><span class="ins">»</span></span> puisqu'elles sont les seules, à ce jour, à porter leur nom<span class="ins">!</span> <span class="stb">Étude des habitants des villages Toy de l'an XI à 1942</span> Conscient de tout cela, j'ai comptabilisé sur près de <span class="un">140 années</span>, les noms de chaque village Toy pour les naissances, les mariages et les décès. Ces noms donnent une idée des habitants de ces villages et des occupants «<span class="ins"><span class="it">venus d'ailleurs</span><span class="ins">»</span></span>. Le résultat étant volumineux et difficile à proposer en un seul arcticle de votre magazine préféré, j'ai suivi les découpages édités par l'homme de lettres et homme politique Jean DUSAULX en 1788, et repris par le célèbre archiviste et géographe, natif de Bagnères-de-Bigorre Marie-Armand d'AVEZAC de CASTERA-MACAYA en 1823. Dans son livre Voyage à Barege et dans les Hautes-Pyrénées, Jean DUSAULX écrivait<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">L'administration de notre vallée a de grands rapports avec celle des Suisses. Chaque communauté, délibérant chez elle sur ses intérêts particuliers, en a de communs avec son vic; lequel vic est composé de quatre ou cinq villages, dont les députés se rassemblent dans ce que les étrangers appellent ville, et nous chef-lieu. Quand il s'agit des affaires qui intéressent toute la vallée, les quatre vics se réunissent à Luz.</span><span class="ins">»</span></span> Trente-cinq ans plus tard sont publiés les deux tomes des Essais Historiques sur la Bigorre de A.DAVEZAC MACAYA, qui propose une répartition des villages toy<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">Les dix-sept villages compris dans la vallée de Barèges étaient distribués en quatre vics, ainsi qu'il suit<span class="ins">:</span> 1.° le vic du Plan qui renfermait Luz, Esquièze, Villeneuve*, Sère, Visos et la moitié d'Esterre; 2.° le vic Debat, contenant Saligos, Chèse et Viscos; 3.° le vic de Darrélaïgue, où se trouvaient Sassis, Sazos et Grust; 4.° le vic de Labadsus, où étaient situés Viella, Betpouey, Sertz*, Vic*, Saint-Martin, et l'autre moitié d'Esterre.</span><span class="ins">»</span></span> * (On entend Villeneuve au sens de Villenave, Sertz au sens de Sers, Vic au sens de Viey. Saint-Martin disparut du Pays Toy en 1600, et il est étonnant que Dusaulx cite le village en 1788. Il devait sûrement inclure dans son découpage, des granges ou habitations qui avaient été reconstruites au même endroit). Il faut également noter que les communes de Gavarnie et Gèdre sont absentes de ce découpage. Enfin, le nom de vic est un toponyme d'origine latine (vicus) au sens de village. Le terme de vicus désignait pour les Romains, tant un «<span class="ins"><span class="it">quartier urbain</span><span class="ins">»</span></span> ou une «<span class="ins"><span class="it">rangée de maisons</span><span class="ins">»</span></span> qu'une implantation plus importante. Pour cette première partie, honneur à la «<span class="ins"><span class="it">capitale</span><span class="ins">»</span></span> du pays toy, située à son origine dans le Vic du Plan. Lors des prochains numéros de En Baredyo, nous vous proposerons un suivi de cette étude avec les publications des autres villages. <span class="stb">LUZ SAINT-SAUVEUR</span> Ce n'est qu'en 1962 que LUZ prend le nom de LUZ SAINT-SAUVEUR. Aujourd'hui peuplé de moins de 1000 habitants, le chef-lieu du pays toy comptait près de 2000 habitants en 1806. Le saint patron de Luz est Saint-André (30 novembre). Á cette époque, le sobriquet utilisé pour dénommer ces habitants était<span class="ins">:</span> Eths pela-cuus, soit «<span class="ins"><span class="it">petits personnages vivant chichement</span><span class="ins">»</span></span>. Par extension, ils étaient tous eths tois. Á ce jour, l'origine du nom de Luz est très contestée. Elle serait vraisemblablement hydronyme, c'est-à-dire provenant d'un élément hydrographique (cours d'eau). L'analyse des noms de Luz de 1803 à 1942 a porté sur 4254 actes de naissance et 4484 actes de décès. Afin d'éviter les répétitions les 1141 actes de mariage de cette période n'ont été lus qu'à titre indicatif. Les 10 patronymes (N pour actes de naissance et D pour acte de décès) qui sont les plus nombreux pour cette période de 139 ans, sont<span class="ins">:</span> 1-PRATDESSUS 169 mentions (103N-66D), 2-HAURINE 160 (86N-74D), 3-CAZENAVE 150 (83N-67D), 4-LARTIGUE 146 (81N-65D), 5-VERGEZ 138 (77N-61D), 6-CAZAUX 125 (55N-70D), 7-SEMPÉ 122 (53N-69D), 8-COURTADE 118 (55N-63D), 9-RIVIÈRE 115 (69N-46D) et 10-SOUBIE 101 (56N-45D). Voir tableau <span class="sm bo">(photo 1)</span> En ce qui concerne l'étymologie des 10 premiers patronymes de Luz<span class="ins">:</span> <span class="bo">PRATDESSUS</span> (169), écrit Prat Dessus jusqu'en 1850, désigne tout simplement à son origine celui qui habitait dans le pré au-dessus. C'est l'agglutination de Prat et de Dessus. <span class="bo">HAURINE</span> (160) est un nom surtout présent dans les Hautes-Pyrénées. Il serait un diminutif du gascon «<span class="ins"><span class="it">hauria</span><span class="ins">»</span></span>, la forge. C'est un nom rare en France cité 732 fois.. <span class="bo">CAZENAVE</span> (150), c'est la variante Sud-Ouest de CASENOVE qui veut dire la ou les «<span class="ins"><span class="it">maisons neuves</span><span class="ins">»</span></span>. Á l'origine, il peut s'agir soit de celui qui habite une maison nouvelle, soit d'une personne originaire de l'un des villages ou hameaux portant ce nom. On trouve en France plus de 64.000 CAZENAVE. <span class="bo">LARTIGUE</span> (146) nom également répandu avec près de 60.000 familles portant ce nom en France. LARTIGUE et ses diminutifs LARTIGAU, LARTIGOT ou LARTIGUELONGUE désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit l'Artrigue, toponyme très répandu dans le Sud-Ouest, où il désigne une terre nouvellement défrichée, ou bonne à défricher. <span class="bo">VERGEZ</span> (138) est un nom essentiellement gascon, se terminant le plus souvent par S ou Z. Présent près de 90.000 fois en France, c'est un nom formé sur un toponyme. Au départ il vient du latin viridarium, qui désignait un lieu abondant en plantes et arbres, un jardin. Puis, plus tard, un verger. <span class="bo">CAZAUX</span> (125) nom présent à plus de 66.000 patronymes dans notre pays. Ce nom est courant dans les Hautes-Pyrénées, c'est une variante de Casals, du latin casa, casalem qui désigne au moins jusqu'au XIIe siècle une grande et riche maison puis par la suite une ferme. <span class="bo">SEMPÉ</span> (122). Plus rare, 10.000 en France. Á l'origine hagionyme (nom venant d'un saint) venu du Béarn. C'est la forme agglutinée de Saint-Pierre. Pé étant la forme gasconne de Pierre. De nombreux hameaux et bourgades portent ce nom dans le Gers et les Hautes-Pyrénées. <span class="bo">COURTADE</span> (118) porté par plus de 24.000 Français. C'est un dérivé de l'occitan «<span class="ins"><span class="it">cort</span><span class="ins">»</span></span>, désignant le plus souvent une ferme. Ce nom est très répandu dans les Pyrénées Orientales. <span class="bo">RIVIÈRE</span> (115), nom accompagné de 873.000 homonymes en France. Á l'origine c'est la forme francisée du castillan Ribera, lui-même venant du latin rivaria qui désigne celui qui habitait près de la rivière. <span class="bo">SOUBIE</span> (101). Il s'agit bien d'un nom d'origine gasconne, présent 7.200 fois dans l'hexagone. Il désigne celui qui habite en dessous de la rue, de la route (via en latin). <span class="stb">VILLENAVE</span> Ce nom vient du gascon Vièla (ville) et nava (neuve), on l'aurait deviné. Luz et Villenave étaient deux communautés distinctes qui ont été réunies en 1823. Villenave possédait sa propre église. Le patronyme est Saint-Gilles (1er septembre). Cette ancienne commune a donc eu un état civil officiel et répertorié jusqu'à la fin de 1822. Pour la seule période consultable de 1803 à 1822, on peut comptabiliser 62 actes, soit 24 naissances, 13 mariages et 25 décès. Six noms représentent près de 90% des actes consultés. Il s'agit de PUJO (14) 7N-7D, PELOY (12) 7N-5D, LASSALLE (9) 7N-2D, CABARROU (7), THEIL et CAZAUX (6). Il y a plus de 17.000 <span class="bo">PUJO</span> en France, avec bien entendu des formes voisines de PUYO, PUJOL, et son diminutif PUYOULET. Le nom de PUJO est plus présent en Béarn, alors que PUYO est plutôt dans les Hautes-Pyrénées. Il y a même la commune de PUJO dans le 65. Ce nom viendrait du latin podium ou podiolum, qui veut dire petite colline. Le deuxième nom en fréquence, soit <span class="bo">PELOY</span> (12) est un patronyme beaucoup plus rare, retrouvé à peine plus de 440 fois en France. L'étymologie est imprécise, voire inconnue. Néanmoins, on retrouve la terminaison oi ou oy en basque et en gascon. En basque il signifierait quelque chose d'excessif. En gascon ce serait plutôt quelque chose de familier, proche de pauvre ou de pelure au sens d'habit. <span class="bo">LASSALLE</span> est un nom fréquent dans les Hautes-Pyrénées et cité près de 100.000 fois en France. Étrangement ce nom viendrait du germanique salla (la salle). On pense qu'il désignait au départ une maison fortifiée, puis une grande maison. <span class="bo">CABARROU</span>, patronyme rare, un peu plus de 2000 en France. C'est un nom surtout porté dans les Hautes-Pyrénées et désigne souvent celui qui est originaire d'un hameau portant ce nom. Il y en a plusieurs dans les Hautes-Pyrénées<span class="ins">:</span> à Gardères, Gourgue et Gerde. La signification<span class="ins">:</span> situé au-dessus (cap) de la rivière (arriu) est très controversée. <span class="bo">THEIL</span>, peu fréquent en France 26.000 citations, évoque le tilleul. C'est également un nom très fréquent dans le Limousin (Corrèze et Haute-Vienne). CAZAUX a été vu avec Luz.
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