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<span class="stb">Maison 8 rue de l'Art à Luz (65)</span> (cette maison est dite maison «<span class="ins"><span class="it">JARRE</span><span class="ins">»</span></span> entre 1826/1832) (le nom de «<span class="ins"><span class="it">JARRE</span><span class="ins">»</span></span> vient de Bernarde PEYO-JARRE femme de Thomas LIAS originaire d'Ayzac Ost et parent de Jean LIAS). <span class="stb">Origine de la maison</span><span class="ins">:</span> Jean LIAS (propriétaire en 1835, né à Luz le 25 septembre 1787) va transmettre sa maison à sa fille Marie LIAS marié le 18 novembre 1857 avec Pierre MOCASSIN coiffeur à Luz, ce couple va s'endetter et le 26 octobre 1863 un premier créancier le fait citer devant la justice et la vente des biens MOCASSIN est décidée par acte de justice. <span class="stb">Dans l'acte d'enregistrement de l'adjudication du 3 juillet 1867<span class="ins">:</span></span> dans le jugement d'adjudication il est dit pour le 2ème lot, à la section A n° 541 et 541 bis (ces n° de parcelles ne correspondent pas à la description du lot n° 2 et le cadastre le confirme en parlant des n° A 419 et 422 pour l'adjudication de Laurent CASTAGNE) «<span class="ins"><span class="it">une maison sise dans l'enceinte de ladite commune rue du Lart sans n° (Lart correspond au nom de l'ancien ruisseau qui passait à cet endroit et qui a été transformé en rue de l'Art) composée du RdC, d'un étage et galerie, bâtie sur des murs en pierre, chaux et sable, couverte en ardoise. Confrontant à l'est au jardin ci-après désigné, au midi au sieur de Audrebou, du couchant à la rue Dulart, et du nord à Mme Rejaunier. La façade du côté rue présente au RdC la porte d'entrée et une fenêtre et au premier étage 2 fenêtres, les 4 ouvertures ont leur cadre en pierre de taille. Du côté du nord parait une petite ouverture au premier, du côté du levant sont 4 ouvertures au 1er étage prenant jour du côté jardin, au RdC paraissent aussi des ouvertures d'une porte. Le sol de la maison y compris une petite cour qui la sépare du jardin est de 98 centiares. Cette maison est jouie par les mariés Mocassin, sauf une chambre au premier qui est occupée par Jacques Sempé tailleur d'habits en qualité de locataire. À la même section un jardin de contenance d'environ 452 centiares clôturé par des murs en pierre, chaux et sable. Confrontant à l'est à Courtade, du midi à Sempé Audrebou, du couchant à la petite cour qui le sépare de la maison et laquelle cour est comprise dans la présente saisie et du nord à Courtade.<span class="ins">»</span></span> Dans la 16ème clause il est dit<span class="ins">:</span> en cas de folle enchère si le prix de l'adjudication est inférieur à ce qui sera dû alors en principal et intérêts le fol enchérisseur sera contraint au paiement de la différence en principal et intérêts par toutes les voies de droit en même par corps. Le tribunal a adjugé à Laurent CASTAGNE domicilié à Luz les immeubles pour la somme de 2340fr, plus les frais d'adjudication soit 2571fr. Dans les documents de 1867, nous lisons «<span class="ins"><span class="it">mandons et ordonnons au sieur Laurent CASTAGNE, propriétaire, domicilié à Luz en sa qualité d'adjudicataire d'immeuble vendu par expropriation forcée au préjudice de Pierre MOCASSIN et de sa femme suivant jugement du tribunal de Lourdes à la date du 8 janvier 1867</span><span class="ins">»</span></span>. «<span class="ins"><span class="it">de payer à<span class="ins">:</span></span><span class="ins">»</span></span> Léon Duffau 140.70fr Hyppolite Palasset 162.46 fr Bernard Sempé 1192.90 fr Jean Abadie 91.76 fr Bertrand Fourmente 104.35 fr Pierre Catala Reguet 142.53 fr Henri Labasse 94.25 fr Baptiste Souberbie 115.92 fr Joseph Menginou 106.56 fr Marie Forcamidan 260.57 fr Soit une somme totale de 2418 francs En conclusion et sauf erreur de ma part l'achat de la maison de Luz revient à<span class="ins">:</span> Adjudication plus les frais<span class="ins">:</span> 2571fr Remboursement des créanciers 2418fr – 2340fr soit 78fr Soit 2649fr En 1895 dans l'acte de mutation de Marie PEYOU-HOURNET cette maison est estimée à 1000fr<span class="ins">?</span> <span class="stb">Testament Marie PEYOU-HOURNET<span class="ins">:</span></span> Le 29 décembre 1894 dans son testament Marie PEYOU HOURNET lègue à sa fille Anna CASTAGNE par préciput à hors part du quart de tous ses biens, ce qui fait que ses frères et sœur vont lui laisser la pleine propriété de la maison. Pour subvenir à ses besoins Anna CASTAGNE va louer une partie de sa maison. De 1911 à 1916 et après, plusieurs lettres prouvent qu'Anna loue une partie de sa maison à des touristes et des curistes l'été avec l'aide de son neveu et de sa nièce Marie BOURIOT. Dans le document «<span class="ins"><span class="it">plans – itinéraires d'excursions en montagne</span><span class="ins">»</span></span> publié par Eugène SINTUREL se trouve l'annonce suivante<span class="ins">:</span> <span class="sm bo">(Voir photos 1 et 2)</span> <span class="stb">Acte du 18 octobre 1913</span> (notaire Escaillet à Lourdes). M. Laurent BOURIOT et Marie Uranie Laurence BOURIOT ont acquis de Melle Anna CASTAGNE, leur tante demeurant à Luz, la nue-propriété de l'immeuble dont il s'agit. Cette vente a lieu moyennant un prix converti en rente viagère de 400fr par an. Cette rente s'éteint le 30 novembre 1918 au décès d'Anna CASTAGNE. Après le décès d'Anna cette maison appartient en indivision, pour moitié à Laurent BOURIOT et sa fille Amélie Marie Jeanne BOURIOT et pour l'autre moitié à Marie Uranie Laurence BOURIOT épouse de Eugène SINTUREL. <span class="stb">Acte du 8 septembre 1936</span> (notaire Rebeyrol àLourdes). Pour faciliter la restauration de la maison M. Laurent BOURIOT et sa fille vendent à Marie Uranie Laurence BOURIOT tous les droits leur appartenant sur cette propriété. Tous les documents d'époque montrent que cette maison est en très mauvais état. Après avoir repris à son nom la maison familiale, Marie décide de l'agrandir et ajoute un étage. Elle crée ainsi au second étage un appartement pour faire à long terme de la location saisonnière. Elle décore le salon et les chambres du 1er étage dans le style «<span class="ins"><span class="it">Napoléon III</span><span class="ins">»</span></span>, style très prisé dans la vallée depuis le passage de l'Empereur aux thermes de Saint Sauveur avec l'Impératrice Eugénie. <span class="stb">Acte du 12 avril 1965</span> (notaire Chardonnet à Cusset). Dans cet acte entre Mme Marie Uranie Laurence BOURIOT épouse SINTUREL sa veuve, Mme GIRON née SINTUREL et Mme RENARD née SINTUREL il est dit «<span class="ins"><span class="it">à la suite du décès de Victor Eugène SINTUREL (14 décembre 1960) la maison de Luz est transmise en toute propriété entre elles et dans l'indivision</span><span class="ins">»</span></span>. Dans l'acte de donation de 1965 Marie BOURIOT transmet la maison de Luz en pleine propriété à Mme Annette RENARD. Quelques renseignements d'ordre privé ont été supprimés dans cet écrit; toutes les recherches faites dans les archives locales sont consultables par tout bon généalogiste, comme c'est le cas aux dires familiaux, de l'auteur.
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