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Durant une grosse quinzaine de mars nous avons observé la trêve des bavardages en tenant compagnie au printemps. Normalement, tout doit être apaisé et nous pouvons reprendre nos chroniques, sans risque de nous «<span class="ins"><span class="it">chicailler</span><span class="ins">»</span></span>. Un peu après le 23 mars 2026, il y a donc 15 maires élus. Deux municipales auparavant, il y en avait 17. Mais ce petit territoire a la chance de pouvoir admirer 20 églises. Pourquoi<span class="ins">?</span> La plupart des événements qui suivent sont connus de beaucoup, d'autres ont été oubliés. Voici un rappel de l'histoire. ● 1790. Création du District et des Cantons de la Montagne. Jean Bourdette (1818-1911) est un ingénieur agronome français né à Argelès-Gazost où il passa son enfance. Il est connu pour ses travaux d'historien régionaliste consacrés au Lavedan principalement dont il a commencé la publication après l'âge de 70 ans. Il est d'ailleurs souvent cité comme «<span class="ins"><span class="it">l'historien du Lavedan</span><span class="ins">»</span></span>. Dans les annales qu'il propose, il écrit<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">En vertu des décrets du 15 janvier et des 16 et 26 février 1790, la Constituante ordonna que le territoire français serait divisé en 83 départements. Notre province de Bigorre et les Quatre Vallées d'Aure, de Neste de Barousse et de Magnoac formèrent un département appelé d'abord Département de Bigorre, puis Département des Hautes-Pyrénées, ayant Tarbes pour chef-lieu. Ce département fut divisé en cinq Districts ayant pour chef-lieu Tarbes, Vic, Bagnères, Argelès et La Barthe de Neste. Ce district fut aussi appelé District de la Montagne, District du Gave, composé des Sept Vallées, avec Lourdes et son quarteron, fut divisé en neuf cantons, dont sept étaient formés, chacun, des communes de l'une des Sept Vallées. Ces sept cantons comprenaient 84 communes. Dans ce découpage, le «<span class="ins"><span class="it">canton de Barège</span><span class="ins">»</span></span> était composé de 19 communes, à savoir<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">Lus, chef-lieu, Biélanaba (Villenave), Sassis, Sazos, Grust, Saligos, Chèze, Biscos, Bizos, Sère, Esquièze, Esterra, Biela, Betpouey, Bains de Barège, Sers, Biey et Sen Marti, Gèdre et Gabarnie</span><span class="ins">»</span></span>. Chacun de ces villages qui formaient une Communauté, fut érigé en Commune. Aussi les vilages de Gèdre, Gabarnie et des Bains de Barège dépendent de la Communauté de Lus. Ainsi, avant 1801, Gèdre et Gabarnie devinrent des section de Lus. Après 1801, Biélanaba (Villenave) devint une section de Lus, et le bourg des Bains de Barège, une section de Betpouey. Enfin Esquièze et Sère, sous le nom d'Esquièze-Sère. Puis en 1846, les deux communes de Gèdre et de Gabarnie furent rétablies</span><span class="ins">»</span></span>. ● Luz et Villenave. Villenave qui était donc une commune distincte de Luz, chef-lieu de canton, est réunie à cette dernière en 1823 qui est aussi agrandie des hameaux d'Ayrues dépendants de Sassis, de Sia et de Trimbareilles dépendant de Sazos, de Saussa et de Héas, dépendant d'Esquièze. De fait, en 1836, Luz a connu son pic de population de 2678 habitants. ● Luz et Saint-Sauveur En 1962, Luz prend le nom de Luz-Saint-Sauveur. ● Gavarnie et Gèdre. Gèdre était dans le canton de Luz depuis 1790 et citée comme commune. Elle est rattachée à Luz entre 1791 et 1801. Les sections de Gèdre et de Gavarnie sont érigées en communes en 1842. Les quartiers de Saussa, Ayrues, Trimbareilles, Pragnères et Sarrat-de-Ben sont rattachés à Gèdre en 1897. Puis par ordonnance du Roi n° 10 168, signée à Neuilly le 5 août 1842<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">Les sections de Gèdre et de Gavarnie sont distraites de la commune de Luz, chef-lieu de canton et formeront deux municipalités distinctes</span><span class="ins">»</span></span>. Enfin, depuis le 1er janvier 2016, Gavarnie-Gèdre est une nouvelle commune française du département des Hautes-Pyrénées. ● Saligos et Vizos Saligos est depuis le 1er janvier 2017, une nouvelle commune française créée par la fusion des anciennes communes de Saligos et de Vizos. ● Esquièze et Sère Par une délibération du 14 mars 1841, la commune de Luz souhaite annexer les villages voisins d'Esquièze, de Sère-en-Barèges et de Vizos. Ces derniers ont souhaité garder leur autonomie. Esquièze et Sère fusionnent en une seule commune par Ordonnance Royale signée Louis-Philippe le 8 mars 1846 publiée dans le Bulletin des lois du Royaume de France. C'est pour cela que l'on trouve deux églises au village. Si l'étymologie d'Esquièze reste obscure, celle de Sère vient du latin cella, qui veut dire ermitage, petit monastère. En ce qui concerne le chef-lieu, Luz-Saint-Sauveur, il existe trois églises situées à Luz, à Saint-Sauveur et à Villenave. Quant à Barèges et Betpouey, nous avons évoqué à l'épisode précédent leur séparation selon le décret du 9 août 1946, chaque commune ayant son église. Durant plus de deux siècles, la carte des communes a beaucoup évolué dans le canton de Luz. Il semble que ces changements ne soient pas terminés, car on entend des partisans de nouveaux regroupements, au prétexte essentiel de la mutualisation des coûts et des forces. La nouvelle économie, les nouvelles contraintes, le vieillissement des populations, une économie en perte de vitesse, la mutation des loisirs et l'exode de plus en plus de population auraient enclin à légitimer ces tendances. Rappelons tout de même qu'au sein de mêmes territoires, l'ovale Basque n'a jamais réussi à mettre Bayonne et Biarritz autour du même ballon. Quant à la Bigorre, jadis synonyme d'exploits à XV, les clubs de Lourdes, de Tarbes, de Bagnères et de Lannemezan continuent à défendre jalousement leur pré carré. Au même titre, encore aujourd'hui, les populations des quatre Bics historiques s'arc-boutent sur leur histoire, leurs spécificités et leurs acquis. Dans l'ancien temps, de nombreux ouvrages décrivaient littéralement<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">a) - Le Bic det Plâ<span class="ins">:</span> Lus avec les hameaux de Gèdro, Gabarnio et autres, Biélanaba, Sèra, Bizos et la moitié occidentale d'Esterra ; b) - Le Bic déra Bat-Sus<span class="ins">:</span> l'autre moitié d'Esterra, Biéla, Bètpouey, Sérs, Biéy et Sén-Marti ; c) - Le Bic de Darrè-Ayga<span class="ins">:</span> Sazos, Sassis et Grus ; d) - et le Bic Débat<span class="ins">:</span> Saligos, Chèza et Biscos. Tous ces villages étaient de la directe du Comte de Bigorre. Celui de Sén-Marti fut ruiné par une avalanche en 1801, et depuis n'a pas été rebâti.</span><span class="ins">»</span></span>. <span class="sm">Publié sur Facebook le 06/04/2026</span>
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