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• Pas de scan de post-it et lettres reçues en fin d'année, car les compliments pour la qualité des recherches faites et la variété des sujets abordés dans les articles étaient associés aux vœux de Bonne Année, normal à ce moment-là, donc les lire, pour vous, en juin nous a paru trop décalé. Un cependant comme preuve <span class="sm bo">(image 1)</span> • Nous avons reçu avec ces félicitations, gravures et poèmes qui nous ont donné envie de créer une nouvelle rubrique (clin d'œil<span class="ins">:</span> vous saurez bien décrypter), son appellation<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">Montagn'Art</span><span class="ins">»</span></span>. Cette rubrique figure dans ce numéro de juin 2026, saura-t-elle vous séduire<span class="ins">?</span> Aurez-vous envie de la suivre dorénavant<span class="ins">?</span> • Lisant le dossier «<span class="ins"><span class="it">Santé en Pays Toy</span><span class="ins">»</span></span>, surprise pour quelques-uns<span class="ins">:</span> «<span class="ins"><span class="it">mais pourquoi vous n'avez pas cité le Docteur Benjamin Vergez-Bellou<span class="ins">?</span> Nous sommes tellement à nous souvenir de lui, en particulier lors des séances de piqures à l'école, il venait nous les faire, la cuti, quelle affaire<span class="ins">!</span><span class="ins">!</span><span class="ins">!</span> Il savait affronter neige et absence de routes carrossables quand il fallait se rendre en montagne, dans des granges reculées, pour des accouchements ou d'autres soins urgents; mais, n'est-ce pas, nous trouvions tous normal autrefois le dévouement d'un médecin.</span><span class="ins">»</span></span> Réponse du Président<span class="ins">:</span> ce médecin est nommé dans «<span class="ins"><span class="it">l'annuaire historique, administratif, judiciaire et commercial, contenant les noms et adresses des patentés de chefs-lieux de Canton</span><span class="ins">»</span></span>, il est donc cité dans le dossier «<span class="ins"><span class="it">Santé en Pays Toy</span><span class="ins">»</span></span>, page 17. Cependant le courrier des lecteurs remplit aujourd'hui une de ses fonctions<span class="ins">:</span> soit celle de rectifier d'éventuelles erreurs, des oublis, mais surtout cette fois-ci de revenir sur des informations quand des lecteurs estiment qu'ils aimeraient lire beaucoup plus sur une personne citée. À nous donc effectivement de satisfaire ce désir et de rappeler le professionnalisme, la gentillesse attentive du Docteur Vergez-Bellou (1890 – 1970), son cabinet jusqu'en 1968 était dans la maison familiale à Esquièze; chaque saison il assurait la médecine thermale à Saint Sauveur. • Quand elle nous a communiqué cet écrit, Catherine n'avait pas encore accepté d'être secrétaire au Bureau de l'ÉM, elle prenait à cœur de nous soumettre ce qu'elle découvrait dans des archives, en particulier cette lettre de Flaubert<span class="ins">:</span> <p class="pbc"><span class="bo">Jusqu'à présent, ce que j'ai vu de plus beau, c'est Gavarnie.</span> On part de Luz le matin et on n'y revient que le soir au jour tombant; la course est longue et dangereuse, on marche peut être pendant 3 lieues au bord d'un précipice de cinq cent pieds, sans éprouver le moindre sentiment d'inquiétude, confiance qu'il est difficile d'expliquer et que tout le monde éprouve malgré soi. Quand vous avez passé l'Echelle et le pic de Bergons, la montagne s'écarte du gave pour un instant, vous étale une prairie qui embaumait de foin coupé, elle se resserre bientôt et déploie toutes ses splendeurs tragiques au Chaos. Ainsi nomme-t-on un lieu plein de rochers entassés les uns sur les autres, comme un champ de bataille d'un combat de montagnes où ces cadavres immenses seraient restés, écroulés sans doute un jour d'avalanche; je ne me rappelle plus quand, mais tout l'effroi de leur chute reste encore dans leur nom de Chaos, dans toute la contrée; le gave passe à travers et se cabre contre eux sans les ébranler. Tout s'oublie vite quand on arrive dans le cirque de Gavarnie. C'est une enceinte de deux lieues de diamètre, enfermée dans un cercle de montagnes dont tous les sommets sont couverts de neige et du fond de laquelle tombe une cascade. À gauche, la brèche de Roland et la carrière de marbre, et le sol sur lequel on s'avance, et qui de loin semblait uni, monte par une pente si raide qu'il faut s'aider des mains et des genoux pour arriver au pied de la cascade; la terre glisse sous vos pas, les roches roulent et s'en vont dans le gave, la cascade mugit et vous inonde de sa poussière d'eau . Le temps était pur, et les masses grises des montagnes du Marboré, bordées de neige, se détachaient dans le bleu du ciel et au dessus d'elles roulaient quelques petits nuages blancs dont le soleil illuminait les contours. On reste ravi, et l'esprit flotte dans l'air, monte le long des rochers, s'en allant vers le ciel avec la vapeur des cascades. C'est en côtoyant le pied de la montagne que l'on arrive au pont de neige. À l'entrée nous trouvâmes enseveli un aigle que sans doute l'avalanche aura pris dans son vol et entraîné avec elle, tombeau de neige, qui s'est dressé pour lui dans les hautes régions et qui l'a emporté comme un immense lacet blanc . On s'avance sous une longue voûte qui suit le cours du gave, dont les parois de neige durcie sont en pointe de diamants. On dirait de l'albâtre oriental humide de rosée; l'eau découle du plafond sur nos habits; le gave roule des pierres, et au milieu des ténèbres la blancheur des murs de neige nous éclaire, et l'on marche courbé, se traînant sur les pierres de marbre dans cette demeure des fées. Quand vous revenez au jour, vous revoyez le cirque, ses roches, ses petits sapins et dans le bas son herbe roussie du soleil. Je suis revenu à Luz au pas et en rêvant de Gavarnie; j'avais encore le bruit de sa cascade dans l'oreille et je marchais sous le pont de neige. <span class="bo">Gustave Flaubert</span> (novembre 1840)</p>
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